Baromètre de l’IE sur les droits humains et syndicaux dans le secteur de l’éducation
English|Français|Español
Introduction
La première partie de cette Introduction revient sur les conclusions générales de ce Baromètre. La seconde partie détaille les méthodes d’investigation ainsi que les indicateurs utilisés pour aider le lecteur à interpréter les résultats.
Données sur le pays    
Pour en savoir plus sur les droits humains et syndicaux dans le secteur de l’éducation à travers le monde, sélectionnez un pays ou un territoire :

"Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite."

Article 26(1) de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, adoptée et proclamée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 10 décembre 1948

1ére Partie : Conclusions

Droit à l’éducation

L’éducation n’est pas isolée du reste du monde. Son accessibilité et sa qualité dépendent de la volonté politique des responsables qui ont le pouvoir d’offrir aux peuples ce droit fondamental ou de les en priver. L’éducation en tant que droit est en étroite relation avec d’autres droits humains dont l’application dépend de celui-ci. Tous les secteurs de la société sont concernés par ce qui est enseigné, qui bénéficie de l’éducation, qui est en exclut et qui enseigne. C’est pour cette raison qu’un très bref résumé de la situation des autres droits dépendants de l’éducation est fait dans l’introduction pour chaque pays analysé.

Ce Baromètre montre que, dans presque tous les pays, il existe une législation censée garantir une éducation de qualité, l’égalité des sexes, les droits des minorités, les droits des personnes à besoins spéciaux et le droit des enfants à ne pas être exploités par le travail. Il montre toutefois que cette législation est bien trop souvent ignorée.

La société civile peut initier des changements si les gouvernements ont à répondre de leurs actes devant les électeurs et si un système judiciaire indépendant défend les droits garantis par la loi. Ceci permet aux citoyens de combattre l’immobilisme et d’obliger les dirigeants à rendre des comptes. Dans des pays où les gouvernements sont librement élus et ne sont pas les bastions de quelques privilèges masculins ou d’un groupe ethnique particulier mais véritablement représentatifs, dans des pays où le système judiciaire peut résister aux pressions politiques et autres, où la liberté de parole et de la presse est respectée et où les budgets alloués témoignent de l’importance accordée à une éducation accessible à tous, les conditions idéales sont alors réunies pour promouvoir le droit humain fondamental qui est celui de tout enfant – le droit de bénéficier d’une éducation gratuite et de qualité. Dans les pays où ces conditions ne sont pas réunies, la bataille est plus difficile et les éducateurs et leurs syndicats sont confrontés à des situations compliquées et dangereuses lorsqu’il s’agit de faire appliquer ce droit. Certains Etats refusent toujours de fournir une éducation à une majorité de citoyens, certains privent des groupes particuliers d’éducation tandis que d’autres imposent un point de vue unique sur l’information et appellent cela éducation. Ce Baromètre témoigne des défis colossaux auxquels sont confrontés nos collègues dans de tels pays.

Les différences en matière d’accès à l’éducation sont considérables, et l’éducation pour tous est toujours loin d’être une réalité tangible. Quelque 115 millions d’enfants partout dans le monde sont toujours privés de toute éducation. Dans certains pays, une personne peut n’avoir droit qu’à 4 années d’étude, contre au moins 15 ou 16 années dans les pays riches. Une certaine amélioration de la scolarisation au niveau primaire a pu être observée dans certains pays, mais l’écart entre pays pauvres et pays riches quant à la durée moyenne des études ne cesse de s’agrandir. Dans l’économie d’aujourd’hui fondée sur la connaissance, ceci aura de fortes répercussions sur le développement des pays. L’accès aux études supérieures reste toujours plus un privilège qu’un droit et n’est possible en grande partie que pour les résidents des pays riches.

Alors que dans tous les pays, certains secteurs de la société sont toujours concernés par des disparités quant aux chances d’obtenir une éducation, c’est sur le continent africain que subsistent les plus grandes inégalités, et ce malgré les efforts entrepris par certains gouvernements pour offrir à tous une éducation de qualité. Les pays africains paient toujours le prix fort de politiques d’ajustement structurel inadaptées imposées à des états souverains par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International dans les années 1980 et 1990. Les pays ayant fait d’importants efforts pour offrir une éducation à tous les enfants ont vu leurs actions réduites à néant et leurs services sociaux anéantis par des politiques économiques mal pensées. La situation a encore été aggravée par la pandémie de VIH/SIDA, qui a tué la main d’œuvre et les parents de beaucoup d’enfants qui ont désormais un besoin criant d’aide de la part de services sociaux, lesquels sont inexistants ou insuffisants.

Dans les pays où les droits sont bafoués, les organisations d’enseignantes et d’enseignants aident souvent à mener le combat pour instaurer des changements. Tout en se battant pour obtenir et protéger leurs droits dans le domaine de l’éducation, elles font leur possible pour assurer des conditions propices à l’apprentissage dans la salle de classe et dans l’école. Le développement des compétences, le questionnement, la contestation, le débat, la contradiction et l’établissement de conclusions doivent tous être possibles. Les enseignantes et les enseignants, les universitaires et les autres personnels éducatifs veulent qu’une éducation de qualité pour tous devienne une réalité et soit plus qu’un slogan d’autosatisfaction. Les personnels éducatifs veulent que les droits des enfants, tout comme les leurs, soient garantis et respectés. Mais l’érosion des droits en matière d’éducation est manifeste partout dans le monde.

Il est facile de faire des promesses sans lendemain lorsque personne n’est tenu de rendre des comptes. La promesse, faite en 1990 lors de la Conférence Mondiale sur l’Education pour Tous de Jomtien, en Thaïlande, d’offrir une éducation à tous les enfants avant 2000 a été trahie, et l’échéance pour une éducation libre de toute discrimination basée sur le sexe, fixée à 2005, n’a pas été respectée. En 2000, lors d’une conférence à Dakar, au Sénégal, un nouvel engagement a été pris en faveur d’une Education Pour Tous d’ici à 2015. Nous sommes en 2007 et, comme cela peut être constaté dans le présent rapport, le respect de l’échéance 2015 exigera des efforts monumentaux. Certains pays font beaucoup en ce sens, mais la communauté internationale n’a pas tenu ses promesses et il reste encore beaucoup à faire. A mi-parcours, seuls la Norvège et les Pays-Bas sont à féliciter pour avoir tenu leurs engagements. Les pays du G8 doivent tenir leurs engagements s’ils veulent éviter que leurs promesses soient plus que des exercices rhétoriques vides de sens.

Nous nous interrogeons également sur la signification d’ « éducation pour tous ». Pour l’Internationale de l’Education, le sens en est clair : tous les enfants doivent en bénéficier, pas seulement ceux qui sont habituellement pris en compte et visés par les politiques d’éducation. L’Education Pour Tous, en tant qu’objectif, doit englober les enfants à besoins spéciaux, quelle que soit la nature de leurs besoins. Les personnes moins valides ont autant de droits à l’éducation que les autres. Le fait que les enfants soient incarcérés à cause de leurs égarements ou parce qu’ils ont eu la malchance de faire partie d’une famille ou d’une communauté touchée par des sanctions collectives ne devrait pas avoir d’importance, l’expression « tous les enfants » ne devrait rien signifier d’autre. L’Education Pour Tous doit inclure ceux qui ont la malchance de vivre réfugiés ou d’appartenir à des groupes minoritaires autochtones, ethniques ou religieux mis à l’écart par la majorité. L’Education Pour Tous doit inclure les enfants atteints du VIH/SIDA et ceux dont la vie a basculé parce que leurs parents sont morts du SIDA. L’Education Pour Tous doit inclure la réinsertion des enfants soldats à l’école. Et nous ne pouvons laisser aucun débat sur l’Education Pour Tous perdre de vue la situation dramatique de millions d’enfants qui travaillent dans des conditions qui font honte à chacun d’entre nous, ou de ceux qui sont victimes du trafic.

Une des conclusions de ce rapport est la difficulté rencontrée pour obtenir des informations récentes sur les enfants faisant partie de groupes vulnérables ou marginalisés. Le peu d’informations disponibles est souvent dépassé, ou se résume à une simple phrase dans un rapport ou une brève mention dans un appel à financement. Un trop grand nombre de propositions de projets n’aurait d’effet que sur un nombre restreint d’enfants et n’aurait aucun impact sur les politiques nationales pour l’amélioration des conditions de vie de tous les enfants. Les statistiques nationales offrent des informations de meilleure qualité et en plus grand nombre sur les enfants ordinaires que sur les enfants à besoins spéciaux, les enfants réfugiés ou ceux qui travaillent. Les membres de l’IE sont en mesure de donner des informations précieuses sur la situation de ces groupes dans leur pays ou de faire pression sur les gouvernements pour qu’ils fournissent les informations nécessaires au développement efficace de politiques.

Dans certains pays, l’accès à l’enseignement primaire s’est amélioré, mais les possibilités pour les enfants de continuer au delà du niveau primaire sont souvent inexistantes. Nous pouvons lire que l’éducation est « gratuite », alors que cela signifie en réalité que seuls les droits de scolarité sont concernés et que les dépenses supplémentaires privent des millions d’enfants de toute éducation. Une pénurie d’écoles et d’enseignantes et d’enseignants, en particulier dans les zones rurales, réduit toujours les possibilités d’éducation à tous les niveaux, et les dirigeants politiques ne s’attaquent pas efficacement au problème du manque d’enseignantes et d’enseignants. Pour certaines enseignantes et certains enseignants, la profession choisie s’est transformée en activité bénévole car ils n’ont pas été payés depuis longtemps. Il est évident que les inégalités en matière d’éducation ne sont pas uniquement fonction du continent ou du pays mais qu’elles existent au sein de chaque pays. Les pays riches sont aussi concernés, comme le montrent les informations sur les difficultés que rencontrent leurs étudiants autochtones.

Quand les enfants bénéficient d’un réel accès à l’école, le problème suivant est de connaître les conditions d’apprentissage. Des classes accueillant un nombre restreint d’élèves permettent de porter une attention particulière à chacun d’entre eux et permettent également un suivi éducatif individualisé. Que peut-on attendre d’enseignants qui exercent dans des pays où le ratio enseignant/élèves est évalué à 1/50 ou 1/60, surtout si on tient compte du fait qu’il s’agit de moyennes nationales et que certaines classes peuvent donc compter plus de 100 élèves ?

Dans l’éducation post-secondaire, il est utile de se demander pourquoi certains pays ont autant d’étudiants dans les universités du pays qu’à l’étranger. Il est également intéressant de noter que 6 pays accueillent 71% des étudiants du supérieur qui partent à l’étranger (Etats-Unis 25%, Grande-Bretagne 12%, Allemagne 11%, France 10%, Australie 7% et Japon 6%). L’augmentation des frais de scolarité supportés par les étudiants représente une tendance inquiétante dans certains pays à économies fortes car beaucoup d’entre eux ont alors à s’endetter lourdement. Cette tendance barre de fait la route de l’enseignement supérieur à des jeunes gens diplômés issus de famille aux revenus peu élevés.

Personnes à besoins spéciaux

L’éducation inclusive est le modèle que soutiennent les groupes de défense des Droits de l’Homme pour les enfants ayant des besoins spéciaux. Cependant, la question de la possibilité de l’intégration réussie de chacun de ces enfants dans les classes ordinaires donne toujours lieu à des débats vigoureux. Beaucoup d’enfants ayant des besoins spéciaux sont intégrés avec succès dans l’éducation traditionnelle et reçoivent une éducation excellente à condition que les services de soutien nécessaires soient mis à disposition. La Convention des Nations Unies relative aux Droits des Personnes Handicapées a été adoptée en 2006, le premier traité du nouveau siècle relatif aux Droits de l’Homme. On espère qu’il permettra une amélioration notable du traitement des personnes autrement valides. Cette nouvelle Convention fera l’objet de débats au niveau national, et les syndicats d’enseignants devraient remarquer que l’éducation a été au centre de l’un des débats les plus brûlants aux Nations Unies. Les informations fournies par les Nations Unies montrent que, dans les pays en voie de développement, 90% des enfants handicapés ne vont pas à l’école et que tous les pays n’ont pas de lois interdisant la discrimination basée sur le handicap. La nouvelle Convention affirme que « les enfants handicapés doivent jouir pleinement de tous les droits de l'Homme et de toutes les libertés fondamentales, sur la base de l'égalité avec les autres enfants ». Certains pays étaient enclins à défendre une éducation spécialisée pour les enfants ayant des difficultés particulières, en argumentant que celle-ci assure la meilleure éducation possible. Ce point de vue ne l’a pas emporté. Les syndicats d’enseignants doivent s’assurer que les enseignantes et les enseignants bénéficient du soutien et de la formation nécessaires afin d’offrir aux enfants handicapés les meilleures conditions d’enseignement possibles.

Réfugiés

La Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés affirme que « les Etats contractants accorderont aux réfugiés le même traitement qu'aux nationaux en ce qui concerne l'enseignement primaire » et que ces derniers bénéficieront de la même liberté que les ressortissants de leur pays d’accueil de pratiquer leur religion et de recevoir l’éducation religieuse de leur choix. Les rapports nationaux montrent que ces conditions sont souvent absentes, et que des millions d’enfants souffrant d’un traumatisme consécutif à l’abandon de leur maison et de leur pays se retrouvent souvent dans des situations où ils n’ont également plus droit à l’éducation. Le manque d’informations sur ce qui se passe dans la réalité est très révélateur et parle de lui-même. Dans de nombreux pays, la législation répond aux exigences de la convention, mais pas la réalité. Certains pays en voie de développement font plus d’efforts pour aider les enfants réfugiés que certaines nations riches dans lesquelles les enfants citoyens bénéficient de beaucoup d’avantages alors que les réfugiés reçoivent peu. La situation des enfants réfugiés doit être mise en exergue, et les gouvernements doivent assumer leurs responsabilités envers eux.

Ce Baromètre insiste sur le trafic humain car celui-ci prive des millions de personnes – principalement mais pas seulement des filles et des jeunes femmes – de leur droit à vivre dignement et à recevoir une éducation. Les citoyens des pays industrialisés qui penseraient que l’esclavage appartient au passé doivent reconsidérer la question. Le trafic d’êtres humains soumet des personnes à l’exploitation sexuelle et au travail forcé, ce qui n’est rien moins que de l’esclavage, et ce dans notre société actuelle. Le trafic d’êtres humains est une réalité à la fois dans les pays développés et dans les pays en voie de développement, et, à moins d’attirer l’attention et de la garder sur ce fléau, il poursuivra son expansion. L’Internationale de l’Education et ses membres peuvent aider à mettre ces problèmes en lumière et exiger que les gouvernements agissent.

Minorités

La question de l’éducation religieuse est également mise en avant dans de nombreux rapports nationaux et devient de plus en plus un sujet de débat. Les systèmes éducatifs adoptent les attitudes les plus diverses en matière de symboles religieux. Elles vont de l’interdiction de tout symbole religieux au financement des écoles de toutes confessions jusqu’au financement de certaines confessions à l’exclusion d’autres. Certains pays n’autorisent pas les filles à fréquenter les écoles si elles portent le hidjab tandis que dans d’autres elles sont obligées de le porter pour pouvoir aller à l’école. Des pays autorisent les filles à porter le hidjab mais l’interdisent aux enseignantes. Ce sujet n’est pas prêt de disparaître des débats. Pas plus que les problèmes de discrimination au sein des pays appliquant des lois traditionnelles, coutumières ou religieuses. Les écoles sont de plus en plus le théâtre de ce genre de problèmes. Les rapports nationaux contenus dans le Baromètre révèlent qu’il existe plusieurs interprétations différentes de la même loi religieuse ou traditionnelle jusqu’au sein d’un même pays. Les spécialistes religieux ou les anciens qui interprètent la coutume ou la religion le font en fonction des traditions ou des factions locales. Les composants culturels qui sont au centre de l’identité ne seront pas supprimés d’un trait de crayon, mais grâce à l’éducation il est possible de continuer à faire vivre et évoluer des traditions non discriminantes.

Libertés académiques

Les libertés académiques sont au centre de l’éducation dans l’enseignement supérieur. Le droit d’enseigner, d’apprendre, d’effectuer des recherches et de publier des articles sans avoir à craindre de représailles ni de discriminations rend possible une vraie éducation. Pour différentes raisons, les enseignants, les chercheurs et les étudiants sont souvent la cible de la répression et de la violence d’état. L’intimidation est employée pour faire taire les critiques et les dissidents, et s’accompagne souvent d’une censure à l’encontre de l’enseignement, de la recherche et des publications. Lorsque les critiques s’adressent directement aux institutions ou aux politiques et procédures qu’elles mènent, les représailles peuvent devenir plus insidieuses mais non moins néfastes pour les libertés académiques. La titularisation permet aux personnels universitaires d’assumer leurs responsabilités envers les étudiants et leur profession sans avoir à craindre de sanctions. L’examen de ce qui se passe dans bon nombre de pays a de quoi inquiéter. La critique des politiques ou des pratiques du gouvernement est souvent interdite et des rapports indiquent que des étudiants et des professeurs sont espionnés, ce en violation de la liberté académique et des droits de l’Homme. Cependant, d’autres empiètements ont lieu dans l’enseignement supérieur et menacent les libertés académiques. Le remplacement de la titularisation par des nominations contractuelles est de plus en plus fréquent. Peut s’ensuivre une érosion de la liberté académique due au fait que les contrats doivent être renouvelés, ce qui peut entraîner une autocensure. Les recherches financées par des fonds privés à l’université nécessitent également une grande clarté et une surveillance particulière. Qui a le pouvoir de décider de l’utilisation des résultats découlant de la recherche ? Comment les chercheurs peuvent-ils s’assurer que les informations issues de leurs travaux ne seront pas mises de côté si elles ne plaisent pas à leurs bailleurs de fonds ? Ce ne sont que quelques questions parmi d’autres, et des tentatives pour réduire au silence les chercheurs sont signalées. Les lois visant la lutte contre le terrorisme, promulguées par certains pays pour débusquer les menaces terroristes sur leur territoire, créent également des inquiétudes au sein de la communauté académique. Des restrictions portant sur le type d’informations pouvant être collectées et les moyens pour ce faire ont été supprimées. Certains pays apportent désormais des amendements aux lois visant la lutte contre le terrorisme pour mettre fin aux violations les plus graves, mais des sujets d’inquiétude demeurent.

Egalité entre les genres

L’inégalité entre les genres est manifeste dans beaucoup d’aspects de l’éducation, mais il existe tout de même des points positifs comme l’existence de nombreux programmes spéciaux visant à encourager les parents à mettre leurs filles à l’école et à les y laisser. Les syndicats d’enseignants doivent également porter leur attention sur l’inégalité entre les genres dans des pays comptant un grand nombre d’enseignants non qualifiés. Par exemple, dans les pays où un plus grand nombre d’hommes que de femmes sans qualification sont embauchés, les programmes de formation ayant pour but d’aider les enseignants non qualifiés à obtenir leur diplôme bénéficient plus aux hommes qu’aux femmes.

Les inégalités entre les genres limitent toujours les perspectives d’avenir des filles. L’écart entre garçons et filles a tendance à se réduire au niveau primaire, mais il reste toujours important au niveau secondaire et au-delà. Il est intéressant de noter que les femmes représentent un fort pourcentage des étudiants post-secondaires dans des pays où l’égalité entre les genres a été activement encouragée et où l’accès se fait sur la base du mérite. Pourtant, même dans ces pays, il subsiste une discrimination basée sur le genre dans le domaine de l’emploi, secteur dans lequel les femmes diplômées ont toujours un retard important quant à l’accès aux postes à responsabilité tant dans le privé que dans le public, ainsi qu’en termes de salaire, toujours moins élevé pour une femme exerçant le même travail qu’un homme.

La réalisation des objectifs d’égalité entre les genres dans l’enseignement primaire et secondaire, établis comme Objectifs du Millénaire pour le Développement, était fixée à 2005. Il n’en a rien été, et quelques 14 millions de filles qui auraient du être à l’école en 2005 restent en dehors du système éducatif. Le Programme des Nations Unies pour le Développement estime qu’au taux actuel, quelques 6 millions de filles ne seront toujours pas à l’école en 2015. Dans 41 pays, l’écart entre les genres se réduit si lentement que la parité ne sera pas atteinte avant 2040. Il y a lieu de s’en inquiéter, mais nous devons poser la question suivante : quelle attention est portée à la parité dans l’éducation maintenant que l’échéance est dépassée ? Une fois encore, ce problème doit être mis sur devant de la scène dans toutes les discussions par l’IE et ses membres. Nous ne pouvons pas laisser cette question disparaître des tablettes des dirigeants.

La parité homme/femme doit dépasser le domaine de l’éducation si elle veut avoir un impact réel sur les autres aspects de la discrimination basée sur le genre, ancrée dans les attitudes et les pratiques culturelles. Mais l’éducation est le point de départ, et comme le montrent tous les rapports depuis des décennies, les femmes diplômées sont le moteur du développement économique et social. Chaque année supplémentaire de scolarisation des filles voit la diminution des taux de mortalité maternelle et de fécondité, l’amélioration de la nutrition des familles et des chances des enfants de pouvoir continuer à aller à l’école. Les mères ont tendance à consacrer une plus grande part de leurs revenus aux enfants que les pères, et les mères éduquées ont des enfants en meilleure santé. Cependant, le pouvoir politique reste un bastion de l’inégalité, les femmes occupant seulement 15% des sièges des assemblées législatives au niveau mondial. Les informations quant à la violence et au harcèlement exercés à l’encontre des femmes sont attristantes. Dans des pays où il n’existe pas de structure d’accueil et où les problèmes de ménage doivent être réglés au sein de la famille, et où la loi dans ce domaine n’est pas appliquée, chacun peut imaginer le désespoir silencieux dans lequel les femmes sont enfermées. Il en va de même pour les victimes de trafic.

L’inégalité entre les sexes ne se réduit pas avec des salaires plus élevés, et cela se voit clairement lorsqu’on examine la situation de nombreux pays industrialisés. Sans les refuges que fournissent les ONG, beaucoup de femmes seraient condamnées à une vie de violence. L’IE et ses membres ne doivent pas oublier que les femmes constituent une majorité de ses membres et que les enseignantes sont recensées dans les statistiques sur les violences exercées à l’encontre des femmes.

Travail des enfants

Le travail des enfants continue à peser sur les vies et à limiter les perspectives d’avenir de millions d’entre eux. La dynamique créée suite à l’adoption de la Convention de l’OIT sur les pires formes de travail des enfants s’est évanouie sans régler le problème. Les enfants soumis au travail forcé ne peuvent attendre qu’on trouve des solutions, ils en ont besoin tout de suite. Ils ne resteront pas des enfants éternellement et, s’ils passent à côté de leur chance de recevoir une éducation, la plupart d’entre eux n’auront pas de seconde chance. Le travail des enfants est le terreau de la pauvreté de demain pour ceux qui le vivent et leurs futurs enfants.

Droits syndicaux

Si on veut que le corps enseignant puisse faire connaître les droits de l’Homme et promouvoir le droit à l’éducation, comme sa tâche l’exige, il faut alors que ses droits fondamentaux soient respectés. Il reste beaucoup à faire dans ce domaine. Grâce à leurs syndicats et leurs associations, les éducateurs peuvent exercer une influence sur tous les aspects de l’éducation. Ils peuvent collaborer avec d’autres à la construction de sociétés dans lesquelles prévaut la justice sociale. Mais cela n’est possible que si nous avons une idée précise des problèmes à résoudre. C’est ce qu’essaie de proposer le Baromètre, mais les informations fournies directement par les organisations nationales sont un complément non négligeable. L’Internationale de l’Education presse les lecteurs de faire de cette publication un outil utile dans le but d’assurer la pleine application du droit à l’éducation et de le rendre accessible à tous.

Le Baromètre fait le point sur les lois régissant les droits syndicaux et sur les attitudes des gouvernements et des employeurs quant à l’application de ces droits. Lorsque cela est possible, une attention plus particulière est portée aux droits des enseignantes et des enseignants, mais les informations ne sont pas toujours facilement accessibles. L’Organisation Internationale du Travail s’occupe des abus et ceux-ci peuvent être rapportés car c’est généralement l’IE qui porte plainte. Le rapport annuel de la Confédération Syndicale Internationale constitue une autre source d’information. Tout changement apporté à la législation renforçant ou affaiblissant les droits syndicaux dans certains pays est rapporté. Il est intéressant de noter que le pourcentage de syndicalisation est faible dans de nombreux pays, mais le nombre de personnes bénéficiant des termes des conventions collectives est important grâce à la pratique de faire bénéficier le plus grand nombre des résultats des négociations, ce pour tous les employés d’un même secteur, qu’ils soient syndiqués ou pas. Des gouvernements continuent d’ignorer les conventions collectives ou de trouver des moyens de priver les personnels éducatifs de leur droit à la négociation collective ou à s’organiser au niveau national. Lorsque les syndicats sont considérés comme des partenaires sociaux, il est gratifiant de noter que les syndicats d’enseignants peuvent occuper leur temps et leur énergie à améliorer l’éducation non seulement dans leur pays, mais aussi en aidant leurs collègues dans des pays où les droits syndicaux sont bafoués. La liste des Conventions de l’OIT qui ont été ratifiées met en avant les conventions incluses dans la Déclaration relative aux Principes et Droits Fondamentaux au Travail adoptée par l’OIT en 1998 ainsi qu’une autre convention ne faisant pas partie de la Déclaration mais importante aux yeux de l’IE et de ses membres. Cette dernière, la Convention 169 de l’OIT, traite des Droits des Peuples Autochtones et Tribaux. Dans les informations fournies sur les droits des minorités, on peut constater que les droits des peuples autochtones et tribaux doivent être observés avec une grande attention si l’on veut que l’éducation pour tous devienne une réalité.

Suite à l’adoption de l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), l’Internationale de l’Education et ses membres ont surveillé de près les négociations sur le commerce des services, puisque l’éducation fait partie intégrante de l’AGCS. Les négociations ont été suspendues au milieu de l’année 2006 mais, une série de réunions informelles, qualifiée de « relance en douceur » des négociations qui étaient au point mort, a été organisée pour reprendre les négociations au début de 2007. Alors que certains ont fait part de leur souhait de protéger leur système éducatif public, ils sont néanmoins prêts à s’engager envers l’AGCS en ce qui concerne l’éducation privée (commerciale). L’inclusion de l’éducation commerciale privée dans l’AGCS représente un risque pour de nombreux aspects de l’éducation, car la distinction entre éducation publique et privée est de plus en plus difficile à faire, en particulier dans l’enseignement post-secondaire. Alors que certains états membres de l’Organisation Mondiale du Commerce considèrent l’enseignement supérieur comme une composante essentielle du service public, d’autres ont favorisé la libéralisation et la privatisation en créant un système mixte de financement à la fois privé et non-marchand. L’IE considère que l’AGCS représente une menace sérieuse aux lois d’intérêt public, y compris celles régissant l’enseignement supérieur. L’IE et ses organisations membres doivent faire preuve d’une vigilance accrue si les négociations de l’AGCS redémarrent. Les statistiques sur l’éducation fournies pour l’enseignement post-secondaire donnent des informations sur la part respective du financement public et privé de ce secteur, mais les informations ne sont pas disponibles pour tous les pays et dans certains cas la seule statistique disponible concerne le nombre d’étudiants scolarisés à l’étranger. Ce fait souligne le besoin d’améliorer les informations disponibles sur l’enseignement post-secondaire.

2ème Partie : Méthodes d’investigation et indicateurs

Le Baromètre tente de montrer, pays par pays, le contexte actuel dans lequel les enfants poursuivent leur éducation et essaie également de mettre en lumière la situation critique de ceux qui en sont privés. Il examine également dans quelle mesure les droits de ceux qui travaillent dans le secteur de l’éducation sont respectés. Nous espérons que les renseignements fournis par le Baromètre aideront les éducateurs ainsi que leurs organisations, non seulement à surveiller les tendances, mais également à apporter des changements pour améliorer leur sort et faire de l’éducation pour tous les enfants une réalité.

Une série d’indicateurs a été choisie pour appuyer l’analyse de la situation. Les indicateurs ont été sélectionnés parmi les données statistiques sur les étudiants et les enseignants ainsi que d’autres aspects de l’éducation fournies par l’Institut de Statistiques de l’UNESCO dans son Global Education Digest de 2006. Ces informations seront mises à jour dans le Baromètre disponible sur le site web de l’IE en fonction de la parution de nouveaux rapports. Le Baromètre inclut en outre des informations contenues dans des rapports présentés aux comités des Nations Unies, dans des rapports d’agences spécialisées des Nations Unies telles que l’Organisation Internationale du Travail et l’UNICEF, dans des rapports de la Banque Mondiale, dans des rapports d’organisations de défense des droit de l’homme renommées, en particulier Amnesty International et Human Rights Watch, et dans des rapports d’autres organisations de la société civile. Lorsque les informations utilisées proviennent de ces sources, cela est indiqué dans le texte.

L’approche employée et les matériels sélectionnés ont à la fois des avantages et des inconvénients. Le format du Baromètre permet de traiter de manière cohérente les informations fournies sur tous les pays. Cette impartialité et cette uniformité nous permettent d’effectuer des comparaisons dans le temps et de porter un regard distancié sur les développements dans le domaine de l’éducation. Cependant, dans un pays en guerre ou en proie à des bouleversements sociaux, une telle approche ne rend pas pleinement compte des drames et des souffrances en jeu. Dans ces cas, les descriptions du Baromètre ne reflètent pas les rapports quotidiens des médias sur les situations de crise. Néanmoins, le format du Baromètre ne donne pas seulement une perspective à long terme utile à la compréhension des constantes sous-jacentes, mais montrera aussi, grâce à ses mises à jours au fil du temps, le degré de maintien ou de rupture des constantes sociales.

Des choix difficiles ont du être effectués quant à la sélection des informations contenues dans le Baromètre. Pour la description de chaque pays, le paragraphe d’introduction se concentre sur les droits jugés par l’IE comme des piliers de systèmes éducatifs forts. Un gouvernement démocratique, un système judiciaire indépendant, la liberté d’expression et de la presse, l’égalité des droits, les droits des groupes minoritaires et des peuples autochtones sont autant d’aspects étudiés. Ces droits ont été choisis à cause de la nécessité d’amener les gouvernements à répondre de leurs actes en matière de financement de l’éducation et de s’assurer que la législation en vigueur en matière d’éducation soit bien appliquée par le système judiciaire. La liberté de la presse et d’expression est indispensable pour rendre les gouvernements responsables.

Le droit de tous les enfants à recevoir une éducation nécessite de faire une distinction entre ceux qui sont à l’école et ceux qui n’y sont pas. Les informations statistiques sont disponibles sur ceux qui vont à l’école, mais les enfants non scolarisés ne sont généralement pas repris dans les données statistiques de l’éducation. Le Baromètre tente de fournir aussi des informations sur les enfants exclus de l’école. C’est pour cette raison que des parties spéciales sont consacrées aux enfants à besoins spéciaux. Cela comprend les enfants handicapés, les enfants réfugiés, les enfants des groupes minoritaires ou autochtones et les enfants qui travaillent. Dans tous les cas, nous avons essayé de déterminer si des différences de traitement entre filles et garçons existaient à l’intérieur de ces groupes.

L’égalité entre les genres est un des Objectifs du Millénaire pour le Développement des Nations Unies et des informations relatives à la situation des femmes et des filles dans chaque pays analysé sont fournies dans le Baromètre. Il est évident que beaucoup reste à faire avant d’atteindre cet objectif, pas seulement dans le domaine de l’éducation mais plus généralement dans toute la société. L’analyse comprend également des informations concernant les traditions, la culture et la religion, pour souligner les obstacles à l’accomplissement de cet objectif.

Les droits légaux des enseignantes et des enseignants et autres personnels éducatifs sont traités et les violations de ces droits sont mises en évidence. Les Conventions Internationales garantissant ces droits sont énumérées. Le fait d’identifier les tendances touchant les professeurs d’autres pays est essentiel à une meilleure organisation et une meilleur mise à disposition de la formation et d’autres activités dédiées à la promotion des droits dans le domaine de l’éducation.

Indicateurs

Les indicateurs du Baromètre sont répartis en deux groupes. Certains sont contenus dans un tableau situé au début du rapport national tandis que d’autres sont inclus dans le corps du rapport. Sauf indication contraire, toutes les statistiques proviennent du Global Education Digest de 2006 publié par l’UNESCO et sont basées sur les informations fournies par les sources gouvernementales officielles de chaque pays. Etant donné que tous les pays n’ont pas fourni la même quantité d’informations, les lecteurs du Baromètre remarqueront à maintes reprises que des informations sont manquantes et devront se contenter de l’assurance que ce sont les informations disponibles les plus fiables à ce sujet. Les indicateurs ayant fait l’objet d’un examen attentif sont :

  • La population < 15: le pourcentage de la population totale ayant moins de 15 ans, qui est souvent l’âge à partir duquel l’école n’est plus obligatoire. Ce chiffre aide à indiquer le pourcentage de la population qui devrait être présent à chaque niveau d’éducation, en commencant par la protection et l’éducation de la petite enfance jusqu’à la fin de la période obligatoire.
  • Analphabétisme : le pourcentage estimé de la population âgée de 15 ans et plus qui ne sait, en comprenant, ni lire ni écrire une phrase courte et simple se rapportant à la vie de tous les jours. Les informations indiquant le pourcentage d’analphabétisme dans un pays chez ceux âgés de 15 à 25 ans sont de plus en plus souvent disponibles, et les chiffres sont séparés par genre.
  • Taux net de scolarisation pour le niveau pré-primaire : scolarisation des enfants dans la classe d’âge correspondant aux lois du pays pour ce niveau exprimé en pourcentage du nombre total d’enfants dans cette classe d’âge. Ces types de programmes portent le nom d’enseignement des petits, d’enseignement de l’école maternelle, de jardin d’enfants ou de protection et d’éducation de la petite enfance. La protection et l’éducation de la petite enfance sont de plus en plus reconnus comme cruciaux dans le développement de l’éducation. Ce rapport montre qu’une grande partie de l’éducation dans ce secteur est confiée au privé et n’est pas entièrement réglementée ou surveillée.
  • Espérance de vie scolaire : le nombre d’années qu’un étudiant devrait passer dans les établissements du primaire, du secondaire et du supérieur, y compris les années de redoublement.
  • Taux net de scolarisation : pourcentage d’enfants en âge officiel d’aller à l’école pour un niveau d’enseignement donné qui sont réellement scolarisés à ce niveau. Ceci révèle à la fois la portée réelle du système éducatif et l’importance de la population d’enfants exclus de l’école.
  • % de la cohorte atteignant la dernière année du niveau primaire : pourcentage d’enfants démarrant l’école primaire qui en atteignent la dernière année, qui varie en fonction des pays. Ceci aide à déterminer le nombre d’enfants qui abandonnent l’école primaire.
  • Ratio enseignant/élèves au niveau primaire : le nombre moyen d’enfants par enseignant au niveau primaire. Ce ratio est une moyenne. La taille des classes sera moins importante dans certaines parties du système éducatif et plus importante dans d’autres. Dans des pays ayant un ratio élevé, il existe des classes de très grande taille.
  • Taux brut de scolarisation : total des enfants scolarisés à un niveau donné, quel que soit l’âge, divisé par la population de la classe d’âge correspondant officiellement à ce niveau. Il est à noter que le taux brut de scolarisation peut être supérieur à 100% à cause des redoublements et de la présence d’élèves plus jeunes ou plus vieux que l’âge typique pour ce niveau.
  • Scolarisation dans le secondaire inférieur et supérieur : Ceci nous renseigne sur le nombre d’étudiants qui continuent à l’école au-delà de l’éducation obligatoire, dont la fin est souvent, mais pas toujours, fixée à l’âge de 15 ou 16 ans.
  • Pourcentage des étudiants de l’enseignement secondaire suivant des programmes professionnels/techniques: Cette statistique est reprise car il est important de connaître le pourcentage de jeunes gens choisissant d’étudier dans cette branche. Dans beaucoup de pays, ce groupe d’étudiants sera plus volontiers amené à intégrer directement le monde du travail s’ils ont réussi à obtenir une formation professionnelle dans le secondaire les aidant à intégrer des secteurs d’activité précis. Aucune information n’existe dans certains pays sur le nombre d’étudiants choisissant l’enseignement technique/professionnel. Il est difficile de savoir si les écoles de ces pays offrent de telles possibilités d’éducation ou si la formation incombe aux employeurs.
  • Etudiants post-secondaires: le nombre réel d’étudiants inscrits dans l’enseignement post-secondaire.
  • Taux brut de scolarisation (TBS) dans le post-secondaire : cette statistique est fournie par l’ISU pour certains pays et nous l’avons incluse dans les informations contenues dans le Baromètre. Toutefois, le TBS dépend d’une estimation de la population « en âge adéquat » du pays, ce qui pose la question de ce qui est considéré comme limite de l’âge adéquat pour l’éducation post-secondaire. Dans les pays industrialisés, de plus en plus de personnes reviennent à des programmes d’enseignement post-secondaire pour bénéficier d’une re-formation ainsi que pour effectuer des études supérieures. Les pays en voie de développement font des efforts pour rendre l’éducation post-secondaire accessible à une plus large frange de la société. Même si le TBS pour l’éducation post-secondaire est inclus dans les informations, il y a lieu de garder à l’esprit que de tels indices ne peuvent faire l’objet de comparaisons entre pays.
  • Produit Intérieur Brut (PIB) : Mesure du revenu national, le PIB peut être défini comme la somme des valeurs brutes ajoutées à l’économie par tous les producteurs résidents, y compris le commerce et la distribution ainsi que les transports, plus toutes les taxes moins les subventions non incluses dans la valeur des produits.
  • % du PIB alloué à l’éducation : total des dépenses publiques en faveur de l’éducation exprimé en pourcentage du Produit Intérieur Brut.
  • % des dépenses de l’Etat en matière d’éducation : total des dépenses publiques exprimé en pourcentage des dépenses totales de l’état.

L’Internationale de l’Education espère que l’instantané de chaque pays présenté dans ce rapport aidera à la campagne visant à assurer la pleine application du droit à l’éducation et des droits en matière d’éducation.

le 30 juin 2007

 

 

Comparaison de pays
Comparez les données statistiques de deux pays ou territoire différents. Sélectionnez un premier et un second pays/territoire à comparer, puis une année. :
   
Pays 1
   
Pays 2
   
Année