| Dernière mise-à-jour: le 11 septembre 2012 |
Introduction |
L'Armnie est une rpublique prsidentielle et une dmocratie en transition. La constitution armnienne tablit la sparation des pouvoirs. Cependant, le Prsident, lu au suffrage universel direct tous les 5 ans, est reconnu la fois comme chef d'Etat et chef de gouvernement. Il possde de larges pouvoirs excutifs et lgislatifs. Le Premier ministre est nomm par le Prsident et approuv par l'Assemble nationale monocamrale. Le Prsident en place s'est vu accorder un second mandat de 5 ans l'issue des lections prsidentielles et parlementaires de 2003.
Ces lections ont t marques par d'importantes irrgularits de vote. Les 131 siges de l'Assemble Nationale se rpartissent comme suit : 92 pour la coalition gouvernementale, 17 pour les indpendants et 22 pour l'opposition. Six femmes sont prsentes l'Assemble Nationale alors qu'elles sont absentes du Gouvernement. Aucune minorit ethnique n'est reprsente ni l'Assemble Nationale ni au Gouvernement. La situation de bon nombre de rfugis de Nagorno-Karabakh (enclave armnienne en Azerbadjan) constitue toujours un problme srieux.
La discrimination fonde sur la race, le sexe, le handicap, la langue ou le statut social est interdite. Des cas de discrimination envers des femmes, des minorits ethniques et des personnes handicapes ont toutefois t signals.
Alors que l'conomie se transforme lentement en conomie de march, 43% de la population vit sous le seuil de pauvret officiel tant donn le taux d'inflation (7%) et le taux de chmage (20%). Les niveaux de salaire sont fortement biaiss, les richesses se concentrant dans les mains de quelques-uns.
Il semblerait que le pouvoir excutif exerce des pressions sur le pouvoir judiciaire. La corruption et l'impunit sont problmatiques dans le pays car la police nationale et la scurit nationale ne doivent rendre de comptes aucun ministre. Le bizutage militaire semble courant.
La libert d'expression et de la presse sont garanties par la loi mais limites dans la pratique. La violence et l'intimidation poussent les journalistes l'autocensure. La tvision et la radio sont la principale source d'informations de la population. Les hauts fonctionnaires au Cabinet du Prsident influencent les reportages d'actualit en donnant des recommandations la Tlvision publique armnienne. La lgislation sur la libert d'information est rarement respecte.
Le pays est une source, un point de transit et une destination pour le trafic des femmes et des filles des fins d'exploitation sexuelle. Le nombre de malades du VIH/SIDA est relativement faible mais augmente au sein des consommateurs de drogues par voie intraveineuse. Des cas de harclements l'gard des homosexuels et des Yezidis, une minorit ethnique kurde non musulmane, ont at signals.
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Droit à l’éducation
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D'aprs la stratgie de rduction de la pauvret du gouvernement armnien, ce dernier prre cibler un meilleur acc l'enseignement secondaire maintenant que l'enseignement primaire s'est gralis. L'enseignement secondaire commence lge de 10 ans. Lgalement, lducation est obligatoire de 6 17 ans et les filles comme les garons ont les mmes opportunits dducation. Officiellement, l'enseignement obligatoire est gratuit.
Cependant, officieusement, lescoles rclament des frais scolaires auxves. Les parents paient les instituteurs pour les cours particuliers. Au total, le prix de ces cours serait quivalent la participation de l'Etat au salaire des enseignants. Les manuels ne sont dornavant plus gratuits. Le colevdes transports et des cours est devenu prohibitif pour certains parents et serait responsable de la diminution du taux de frquentation scolaire. Il semble que les enfants yezidis soient victimes de discrimination de la part des instituteurs et des autresves. De nombreux btiments sont en mauvaistat. On craint qu'un systme ducatif deux vitesses ne soit en train de se dvelopper.
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Education de la petite enfance (EPE)
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Le programme, d'une dure de quatre ans, dbute l'ge de 3 ans. 2% de l'EPE relve aujourd'hui du secteur priv. Le taux brut de scolarisation (TBS) est de 31%. Le personnel enseignant est compos uniquement de 5 422 institutrices. 56% d'entre elles ont suivi une formation. Le ratio enseignant/ves (REE) est de 1/9.
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Enseignement primaire
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L'enseignement primaire commence l'ge de 7 ans et se termine l'ge de 10 ans. Le TNS (taux net de scolarisation) est de 94% (92% des garons, 95% des filles). 1% de l'enseignement primaire est priv. 82% des enfants terminent leurs tudes primaires et 99% des diplms s'inscrivent dans le secondaire. Le pays compte 6 646 instituteurs primaires, dont 99% sont des femmes et 67% ont suivi une formation. Le REE est de 1/22.
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Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
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L'enseignement secondaire commence 10 ans et s'tale sur 7 ans. Les tablissements privs reprsentent 1% des coles secondaires mais il n'est pas rare que les professeurs des coles publiques donnent des cours privs. 50% des tudiants sont des filles. 29 092 enseignants travaillent dans l'enseignement secondaire infrieur et 10 867 travaillent dans les coles de l'enseignement secondaire suprieur. 67% des enseignants du secondaire sont forms (54% des hommes, 70% des femmes). Le REE dans le secondaire infrieur est de 1/10 et de 1/9 dans le secondaire suprieur.
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Enseignement post-secondaire et supérieur
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L'enseignement suprieur compte 79 321 tudiants (55% de femmes), mais tous les doctorants seraient des hommes. 28% de l'enseignement suprieur est priv. Il y a 12 161 professeurs dans l'enseignement suprieur (46% de femmes). 3 346 tudiants trangers (24% de femmes) suivent un cursus en Armnie tandis que 3 346 tudiants armniens tudient l'tranger. Les tudiants trangers viennent d'Asie centrale (1 014), d'Europe de l'est et d'Europe centrale (718), des pays arabes (658) et d'Asie orientale. Les tudiants armniens se rendent principalement en Russie (1 239), aux Etats-Unis (412), en Allemagne (371), en France (290) et en Belgique (42).
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Enfants à besoins spéciaux
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La discrimination envers les personnes handicapes existe dans le secteur de l'ducation et dans d'autres services publics. Il semble que les adultes et les enfants en institutions reoivent des soins de qualit insuffisante. Les agences internationales travaillent avec le gouvernement afin d'amliorer les coles d'enseignement spcial et d'intgrer les enfants besoins spcifiques dans les coles publiques. Les adolescents placs dans des tablissements pour jeunes reoivent rarement l'instruction prvue par la loi.
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Enfants réfugiés
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Malgr les accords de 1994 suite au conflit entre l'Azerbadjan et l'Armnie (conflit principalement situ aux frontires), les personnes dplaces dans leur propre pays (IDP) ont rinstalles au sein du pays. Le problme du dplacement en Armnie ne fait pas l'objet de dbats politiques. Le Reprsentant du Secrtaire Gnral de l'ONU sur les personnes dplaces dans leur propre pays a signal que les problmes du logement, de l'accs scuris aux terres, des opportunits d'indpendance conomiques et de l'accs aux soins de sant et l'ducation n'ont pas t abords. Le gouvernement coopre avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les rfugis pour aider 360 000 rfugis de l'Azerbadjan et 12 000 rfugis armniens de Tchtchnie.
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Minorités et peuples autochtones
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Etant donn le manque d'enseignants yezidis et de livres en langue vernaculaire, bon nombre d'enfants yezidis ne sont pas scolariss. Des raisons conomiques sont aussi avances. Les conditions conomiques et sociales des groupes minoritaires se sont considrablement driores depuis l'indpendance. Les minorits nationales ont le droit de conserver leurs traditions culturelles et leur langue. Bien que les minorit linguistiques soient autorises publier et tudier dans leur langue maternelle, seul un nombre symbolique de publications est disponible. Conformment la loi, tous les enfants des citoyens doivent tre scolariss dans des coles de langue armnienne. Un petit nombre de classes dispensent les cours dans la langue des minorits.
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Liberté académique
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D'aprs les comptes-rendus, le gouvernement ne limite pas la libert acadmique, mais le climat politique incite l'autocensure. L'accs Internet n'est pas limit.
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Egalités des sexes
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Les hommes et les femmes sont gaux devant la loi. On constate toutefois que la discrimination constitue un problme la fois dans les secteurs public et priv. Les femmes ont le droit de recevoir un salaire gal celui des hommes pour un travail gal mais il arrive qu'elles ne peroivent que 40% de la rmunration des hommes. Les femmes n'ont pas les mmes opportunits professionnelles que les hommes et seraient relgues des emplois rclamant moins de qualifications. La discrimination en matire d'emploi et d'embauche pour cause de grossesse est interdite mais est provoque par un taux de chmage lev.
Aucune loi n'interdit les violences domestiques envers les femmes. Celles-ci sont largement rpandues. Les ONG fournissent des abris aux femmes battues. Le harclement sexuel n'est pas prohib par la lgislation.
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Travail des enfants
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Les enfants peuvent travailler partir de 16 ans. Toutefois, avec l'autorisation des parents et du syndicat, ils peuvent commencer travailler 14 ans si le travail ne prsente aucun danger. Les enfants de moins de 18 ans ne peuvent pas prester d'heures supplmentaires ni travailler dans des conditions dangereuses et nuisibles, pendant la nuit ou les vacances. Etant donn que la lgislation est applique par les conseils communautaires, les diffrentes rgions prsentent des schmas d'application diffrents. Les enfants sont autoriss travailler dans l'affaire familiale et dans les fermes familiales. Les enfants travaillent dans le secteur informel, vendent dans les rues de la ville ou sur les marchs locaux.
L'accs l'ducation est restreint dans les zones rurales et, pour bon nombre d'enfants, les travaux dans les champs en priode de rcolte sont plus importants que l'cole. Le nombre d'enfants sans abris ne cesse d'augmenter.
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Droits syndicaux
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Les travailleurs ont le droit de former des syndicats et d'y adhrer ainsi que de mener des ngociations collectives. On observe peu de nociations collectives et les employeurs tablissent les chelles salariales sans ngociation ni consultation. Les militaires et les agents des forces de l'ordre ont des droits syndicaux limits. Le travail forc ou obligatoire est interdit par la loi mais existe.
Le salaire minimum mensuel de US$24 (13 000 drams) a t fix par dcret et ne garantit pas un niveau de vie dcent au travailleur et sa famille. 43% de la population vit sous le seuil de pauvret qui est de US$2 (1 000 drams) par jour et environ 15,9% de la population peroit une rmunration de moins de US$1 (500 drams) par jour.
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