| Dernière mise-à-jour: le 31 août 2012 |
Introduction |
La Rpublique du Bnin est une dmocratie constitutionnelle. Le gouvernement est lu par le biais d'lections priodiques sur la base du suffrage universel. Le Prsident peut tre lu deux fois pour des mandats de 5 ans. Les membres de l'Assemble nationale exercent un nombre illimit de mandats de 4 ans. Les candidats la prsidence doivent tre gs de 40 70 ans. Douze partis politiques et coalitions sont reprsents l'Assemble nationale monocamrale qui comprend 83 membres. Les partis de l'opposition occupent 18 siges. Il y a cinq femmes parmi les 21 membres du gouvernement et six l'Assemble nationale. Le principal parti d'opposition est dirig par une femme. Les groupes ethniques minoritaires sont reprsents dans le gouvernement. Dix neuf membres reprsentent le groupe ethnique Goun-Nago-Yoruba, quinze appartiennent au groupe Ariba et dix appartiennent au groupe Somba-Dendi et d'autres petits groupes.
Le systme judiciaire est indpendant aux yeux de la loi, mais son indpendance n'est pas toujours mise en pratique car la branche excutive a des pouvoirs importants sur le judiciaire. Les employs du systme judiciaire se sont mis en grve pendant deux mois en protestation contre des interventions de la branche excutive. Le systme judiciaire serait inefficace certains gards et corruptible.
La discrimination base sur la race et le sexe est interdite par la loi, cependant la discrimination sociale l'encontre des femmes est endmique.
Le pays est extrmement pauvre, avec un revenu moyen annuel par habitant de US$ 1100. Le taux de croissance de l'conomie est pass de 5,5% en 2003 3% en 2005. La corruption des fonctionnaires est rpandue, et des cas de corruption ont t signals lors du processus de privatisation de la compagnie ptrolire nationale. La police est faiblement quipe et forme et des critiques sont faites sur sa corruption. L'impunit constitue un problme.
La libert d'expression et de la presse sont gnralement respectes.
Aucune loi ne garantit l'accs du public aux informations du gouvernement. Le pays est une source, un point de transit et de destination pour le trafic des tres humains, principalement des enfants, des fins d'exploitation sexuelle et de travail forc. 90 95% des enfants envoys comme domestiques dans des familles riches (une pratique appele le vidomegon) sont de jeunes filles. Les enfants des familles plus pauvres sont envoys dans les villes, certains ont t envoys au Gabon, en Cte d'Ivoire et en Rpublique Centrafricaine, pour aider sur les marchs et autour de la maison. L'enfant reoit un hbergement, tandis que le revenu de ses activits est partag entre les parents de l'enfant et la famille qui l'lve.
L'Internationale de l'Education a amorc un programme de formation sur la prvention du VIH/SIDA travers l'ducation en collaboration avec quatre syndicats enseignants affilis du Bnin (SYNEMP, SNEP BENIN, SYNESTP, SYNAPES).
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Droit à l’éducation
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L'enseignement primaire est obligatoire pour tous les enfants et devrait tre exempt de frais de scolarit pour les filles. Dans certaines parties du pays, les filles ne reoivent aucune ducation formelle. En dpit du fait que l'ducation soit lgalement gratuite, le gouvernement a impos des frais d'inscription et les parents doivent payer des frais de scolarit pour les garons comme pour les filles en raison du manque de fonds auquel sont confrontes les coles. Il existe des rticences dans certaines zones fournir une ducation sans frais d'inscription aux filles en raison de son impact sur les budgets des coles.
Des initiatives ont t amorces pour proposer des livres prix rduits afin de promouvoir l'accs des enfants aux coles primaires et d'amliorer la qualit et la pertinence de la scolarisation, mais les frais restent inabordables pour les enfants pauvres. Les statistiques montrent qu'au niveau national le taux net de scolarisation (TNS) dans l'enseignement primaire est de 83% (93% des garons, 72% des filles). Le TNS pour l'enseignement secondaire est de 26% pour les garons et de 18% pour les filles. Le taux d'alphabtisation des filles est approximativement de 18%, tandis que celui des garons est de 50%. Le taux de russite scolaire des filles a montr quelques amliorations.
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Education de la petite enfance (EPE)
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Un programme priv d'EPE de deux ans commence l'ge de trois ans. Le taux net de scolarisation (TNS) est de 27%. 222 enseignants travaillent ce niveau, dont 99% sont des femmes et seulement 7% ont t forms. Le ratio enseignant/lves (REE) est de 1/17.
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Enseignement primaire
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L'enseignement primaire est obligatoire de 6 - 11 ans. Le TNS est de 83%. 11% de l'enseignement primaire est priv. 25 583 enseignants, dont 19% sont des femmes, travaillent ce niveau. 72% des enseignants du primaire sont forms, et le REE est trs lev 1/52.
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Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
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Un programme d'enseignement secondaire de sept ans dbute l'ge de 12 ans. 18% de l'enseignement secondaire est fourni par le secteur priv, et 33% des lves sont des filles. Dans l'enseignement secondaire infrieur, 3% des tudiants suivent un enseignement professionnel technique ; ce pourcentage passe 29% pour les lves de l'enseignement secondaire suprieur. Le taux brut de scolarisation (TBS) ce niveau est de 26% (dont seulement 18% de filles). 23% des tudiants doublent des annes. 12 205 enseignants travaillent dans les coles secondaires, avec un REE de 1/30 dans le secondaire infrieur et de 1/22 dans le secondaire suprieur. Les enseignants du secondaire comptent 12% de femmes, le secondaire infrieur 10% et le secondaire suprieur 16%.
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Enseignement post-secondaire et supérieur
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Les seules informations statistiques fournies pour l'enseignement suprieur indiquent que 3 213 tudiants tudient ltranger, principalement en France (2 250), en Allemagne (188), aux Etats-Unis (168), au Maroc (155) et au Canada (132).
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Enfants à besoins spéciaux
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Les personnes handicapes sont dsavantages. La Constitution prvoit que l'Etat doit prendre soin des personnes handicapes. Cependant, le gouvernement ne fait fonctionner que peu d'institutions d'assistance aux personnes handicapes, et de nombreux individus handicaps sont obligs de mendier pour survivre. Les pratiques traditionnelles incluent la mise mort des bbs malforms, des bbs ns en sige et de l'un des jumeaux nouveau-ns. Dans certaines zones rurales, on pense que les personnes handicapes sont des sorciers, quoique ces croyances perdent du terrain en raison des campagnes mdiatiques de grande envergure ralises par les ONG. L'ducation spciale n'est que faiblement disponible.
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Enfants réfugiés
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La loi prvoit que le statut de rfugi ou l'asile seront accords aux personnes qui correspondent la dfinition de la Convention de l'ONU sur le statut des rfugis de 1951 et de son Protocole de 1967 et le gouvernement a instaur un systme pour offrir une protection aux rfugis. Le HCNUR estime que plus de 5000 rfugis de diffrentes nationalits se trouvent dans le pays. Des citoyens togolais ont acquis le statut de rfugi. Malgr de lourdes pressions conomiques limitant les capacits du gouvernement fournir une ducation aux enfants, ce dernier permet aux enfants togolais de s'inscrire dans les coles locales.
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Minorités et peuples autochtones
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Aucune information n'est fournie quant l'eucation des minorits.
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Liberté académique
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Les rapports ne mentionnent pas de restriction gouvernementale la libert acadmique. L'accs Internet, pour ceux qui peuvent se le permettre, n'est pas limit. Cependant, les activits de l'Universit d'Abomey Calavi sont contrles, ce qui suscite des questions quand la libert acadmique. Lorsque des tudiants universitaires ont manifest contre l'augmentation des frais de scolarit, la police a dispers les manifestants et arrt les dirigeants en faisant usage de la force. L'universit a par la suite t ferme. La manifestation avait dbut suite la mort d'un tudiant dans un accident avec un bus universitaire, mais elle est devenue violente lorsque les tudiants ont dcouvert qu'un policier en civil avait infiltr leur groupe. Lorsque l'universit a t rouverte, elle a t de nouveau ferme par une grve nationale des enseignants.
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Egalités des sexes
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La loi garantit l'galit des femmes dans les sphres politique, conomique et sociale, cependant elles subissent des discriminations sociales. Dans les zones rurales, les femmes sont subordonnes et responsables de la majorit du travail pnible dans les fermes de subsistance. Les femmes dominent le secteur commercial par les marchs. La loi a amlior les droits de succession et de proprit des femmes et a interdit le mariage forc et la polygamie.
Les violences domestiques sont courantes. Les femmes restent rticentes porter plainte, et les juges et la police prfrent ne pas intervenir dans ce qu'ils considrent comme des affaires familiales. Les mutilations gnitales fminines (MGF) sont pratiques sur les femmes depuis l'enfance jusqu' l'ge de 30 ans. Les MGF sont illgales, et des punitions sont imposes aux personnes qui y ont procd. Cependant, il existe une motivation pcuniaire la pratique des MGF pour les femmes plus ges. L'infanticide reste un problme. L'exploitation sexuelle commerciale des femmes et des enfants continue. Certaines jeunes filles vivant dans les rues survivent en se prostituant..
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Travail des enfants
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Le travail des enfants, y compris le travail des enfants forc et obligatoire, est un immense problme. Des centaines d'enfants sont victimes de trafic l'intrieur du pays et vers les pays voisins pour travailler comme domestiques, prostitus ou ouvriers dans des carrires ou dans des fermes. Les familles de certains enfants consentent ce trafic, mais certains sont kidnapps.
On sait que quatre formes de trafic se produisent dans le pays : Le trafic-don a lieu lorsque les enfants sont donns un membre migrant de la famille, ou un tranger, qui les donnent un autre tranger pour une formation professionnelle ou une ducation. Le trafic-gage est une forme de servitude sous contrat selon laquelle le cot du transport de l'enfant doit tre rembours avant qu'il ne puisse rentrer chez lui. Le trafic-ouvrier implique des enfants gs de 6 12 ans qui travaillent comme artisans, mans, ouvriers agricoles ou domestiques ; cette forme reprsenterait elle seule 75% du trafic total. Le trafic-vente est la vente d'enfants. Environ 8% de la population des zones rurales ge de 6 16 travailleraient l'tranger, principalement dans les mines du Nigeria, dans les plantations en Cte d'Ivoire ou comme domestiques au Gabon. Certains villages rapportent que jusqu' 51% des enfants sont victimes de trafic.
Des rapports continuent d'apparatre tablissant que des enfants sont victimes d'abus sexuels de la part d'enseignants. Le tourisme sexuel a augment, car les hommes recherchent des jeunes filles qu'ils croient moins susceptibles d'tre porteuses du VIH/SIDA. Une majorit d'enfants travaillant comme apprentis ont moins de 14 ans, ge lgal pour une mise sous contrat d'apprentissage.
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Droits syndicaux
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Les travailleurs ont le droit de fonder des syndicats et d'y adhrer. La majorit de la main-d'uvre travaille dans l'agriculture de subsistance, seul un faible pourcentage de la population travaillant dans le secteur formel. 75% des salaris sont syndiqus. La ngociation collective est pratique, et les salaires dans le secteur priv sont fixs par des ngociations. Les salaires du secteur public sont fixs par la loi et les rglements.
Les grves sont autorises mais peuvent tre dclares illgales si elles sont perues comme une menace envers la paix sociale. Les travailleurs en grve doivent maintenir des services minimum. Les grves d'enseignants ont provoqu la fermeture d'coles depuis le niveau primaire jusqu'au niveau universitaire. En janvier 2005, le gouvernement a accept une augmentation des salaires de 7%, et les enseignants sont retourns travailler, mettant fin une grve qui avait commenc en aot 2004. L'anne scolaire 2004-05 n'a pas t invalide.
Le gouvernement a augment le salaire minimum environ US$50 (25 000 CFA francs) par mois. Ce salaire ne permet pas de garantir un niveau de vie dcent au travailleur et sa famille. Les travailleurs compltent leurs salaires par l'agriculture de subsistance ou le commerce informel. Les travailleurs salaris gagnent plus que le salaire minimum, alors que de nombreux domestiques ou d'autres travailleurs du secteur informel gagnent moins. Une semaine de travail de 40 46 heures par semaine est tablie par la loi, mais pas pour chacun, et elle n'est pas toujours respecte.
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