| Dernière mise-à-jour: le 31 août 2012 |
Introduction |
La Bolivie est une dmocratie multipartite avec un prsident lu et une assemble lgislative bicamrale. Le pays compte des appareils gouvernementaux distincts au niveau excutif, lgislatif et judiciaire. Le Procureur gnral est indpendant des trois appareils. Le gouvernement national est lu tous les 5 ans au suffrage universel et les lections ont t juges quitables par les observateurs bien que quelque 400 000 citoyens en ge de voter ne disposent pas des documents d'identit ncessaires pour ce faire. Au cours d'une crise rcente, le Prsident lu a dmissionn et, cette dmission n'ayant pas rtabli l'ordre public, le Congrs a accept la dmission de son successeur, l'ancien Vice-prsident. Conformment l'ordre de succession constitutionnel, le Prsident lu est remplac par le Vice-prsident, puis par le Prsident du Snat et enfin par le Prsident de la Chambre des dputs. Ces deux derniers ont dclin la fonction. Face ce vide, le Prsident de la Cour suprme a assum un rle de transition jusqu' ce que des lections puissent avoir lieu et, en 2005, un nouveau Prsident a t lu avec la plus grande marge jamais enregistre dans l'histoire rcente.
Une nouvelle lgislation permet aux groupes de citoyens et aux groupes autochtones qui remplissent certains critres de s'enregistrer en tant que partis politiques. Un candidat sur trois figurant sur la liste d'un parti politique doit tre une femme. Cependant, seulement 24% des femmes occupent une fonction publique. Des femmes politiques signalent que des candidates officielles satisfaisant cette prescription ont subi des pressions pour dmissionner avant les lections. A l'heure actuelle, 28 dputs sur 157 sont des femmes tout comme 3 ministres sur 18. La dsignation autochtone est auto-dclare et 1 membre autochtone fait partie du gouvernement. Le systme judiciaire est indpendant aux yeux de la loi mais est accus de corruption et d'inefficacit ; les maigres salaires et les mauvaises conditions de travail rendent les juges susceptibles d'accepter les pots-de-vin.
La discrimination fonde sur la race, le sexe, la langue, l'opinion politique, l'origine ou la condition conomique ou sociale est illgale, mais une discrimination s'exerce cependant contre les femmes, les autochtones et la petite minorit afro-bolivienne. Les policiers et les militaires sont accuss d'un recours abusif la force, d'extorsion et d'arrestations injustifies. Des allgations persistent selon lesquelles des officiers militaires maltraitent les conscrits. Environ 65% de la population vit sous le seuil de la pauvret. De nombreux citoyens ont peine accs l'conomie montaire.
La libert d'expression et la libert de la presse sont garanties par la loi et les stations de radio et de tlvision fonctionnent librement. Toutefois, des journalistes sont menacs par des personnes ou des groupes. La diffamation l'encontre des fonctionnaires publics est un motif d'emprisonnement. La religion catholique romaine est la religion officielle et l'Eglise catholique bnficie d'un soutien gouvernemental. La diffusion de documents antismites a suscit des proccupations.
La Bolivie est un pays d'origine et un pays de transit le trafic d'hommes, de femmes et d'enfants des fins de travail forc et d'exploitation sexuelle. Les enfants sont victimes d'un trafic interne des fins d'exploitation sexuelle et de travaux forcs dans les mines et l'agriculture.
|
| |
|
|
Droit à l’éducation
|
Le Code pour garons, filles et adolescents tablit les droits des enfants, bien qu'il doive encore tre pleinement mis en uvre. 5 annes d'cole primaire universelle et gratuite sont accessibles. Dans les zones rurales, l'application de la loi sur l'ducation est laxiste, et plus de la moiti des coles primaires ne proposent que 3 annes d'tudes sur 8. On estime que 50% des enfants terminent l'cole primaire, et 26% leurs tudes secondaires. Les filles abandonnent selon un taux plus lev que les garons, en particulier dans les zones rurales.
Quelques progrs ont t accomplis dans la dlivrance des actes de naissance et des documents d'identit aux enfants, parce qu'ils sont ncessaires pour obtenir des prestations sociales, dont l'enseignement. De nombreux enfants vivent dans les rues des grandes villes. Les chtiments corporels et les injures sont frquents dans les coles.
|
| |
|
|
Education de la petite enfance (EPE)
|
L'EPE commence l'ge de 4 ans et dure 2 annes. Le taux net de scolarisation est de 39% (49% de femmes). 5 529 enseignants (92% de femmes) sont employs dans l'EPE et 79% sont qualifis. 23% de l'EPE relve du secteur priv. Le ratio enseignant/ves (REE) est lev 1/41.
|
| |
|
|
Enseignement primaire
|
L'enseignement primaire dbute l'ge de 6 ans et se poursuit jusqu' l'ge de 11 ans. Le TNS est de 95% (49% de filles). Parmi les lves qui s'inscrivent en premire anne, 83% achvent la dernire anne de l'enseignement primaire. 2% deslves doublent une anne ou plus. 64 603 enseignants (61% de femmes) sont employs dans les coles primaires. Le ratio enseignant/lves est de 1/24.
|
| |
|
|
Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
|
La frquentation de l'cole secondaire commence lge de 12 ans et se poursuit pendant 6 annes. Le TNS est de 74%. 3% des tudiants doublent une anne ou plus dans l'enseignement secondaire. L'enseignement secondaire totalise 45 457 enseignants dont 19 346 (61% de femmes) dans le secondaire infrieur et 26 111 (47% de femmes) dans le secondaire suprieur. Le ratio enseignant/lves est de 1/24.
|
| |
|
|
Enseignement post-secondaire et supérieur
|
Il y a 346 056 tudiants et 17 759 membres du personnel enseignant dans les tablissements d'enseignement suprieur boliviens. 1 142 tudiants trangers sont originaires d'autres pays d'Amrique latine ou des Carabes (1 090), de l'Asie de l'Est (39) et de l'Amrique du Nord ou de l'Europe occidentale (5). 3 497 Boliviens tudient l'tranger, essentiellement aux Etats-Unis (1 004), en Argentine (563), Cuba (468), au Chili (371) et en Allemagne (219).
|
| |
|
|
Enfants à besoins spéciaux
|
Lgalement parlant, il n'y a pas de discrimination l'gard des personnes handicapes dans l'enseignement ou dans d'autres services sociaux, mais la discrimination sociale maintient de nombreux handicaps chez eux. Un Comit national pour les personnes invalides est charg de mettre en uvre une politique des besoins spciaux, mais des questions se posent quant son efficacit. 4% des nouveaux employs du gouvernement doivent tre des personnes handicapes.
Les programmes de rhabilitation pour jeunes en prison sont quasiment inexistants. Sur ordre d'un travailleur social, et sans rvision judiciaire, les enfants gs de 11 - 16 ans peuvent tre dtenus indfiniment dans des centres pour enfants, pour des dlits suspects ou pour assurer leur protection.
|
| |
|
|
Enfants réfugiés
|
Le gouvernement a ratifi la Convention des Nations unies relative au statut des rfugis ainsi que son Protocole de 1967, et a tabli un systme pour assurer la protection des rfugis. Aucune information n'est disponible sur l'tendue de l'enseignement propos aux enfants rfugis.
|
| |
|
|
Minorités et peuples autochtones
|
Dans les zones o la prsence d'un gouvernement central est inexistante ou presque, les communauts autochtones imposent des chtiments, y compris la peine de mort, aux membres qui violent les lois ou rgles traditionnelles. La peine de mort est lgalement interdite. La discrimination sociale est frquente l'encontre de la minorit afro-bolivienne, qui se trouve au bas de l'chelle socio-conomique. La discrimination s'tend l'enseignement, entranant de faibles taux de revenus, d'alphabtisation et d'emploi. La question de la rforme agraire est une source de protestation continuelle de la part des autochtones.
|
| |
|
|
Liberté académique
|
Sur le plan lgal, il n'y a pas de restriction la libert acadmique mais il existe des limites la libert d'expression. Les personnes peuvent tre poursuivies pour insulte, diffamation ou dnigrement de fonctionnaires publics. Cette situation tend susciter une autocensure, laquelle restreint la libert acadmique. L'accs Internet n'est pas limit.
|
| |
|
|
Egalités des sexes
|
Les femmes ne bnficient pas du mme statut social que les hommes. Les prjugs traditionnels constituent un obstacle l'galit, notamment en ce qui concerne l'hritage de la terre par les femmes. La loi sur le salaire minimum prvoit l'galit de traitement entre les hommes et les femmes, mais les femmes continuent de gagner moins que les hommes pour un mme travail. L'cart entre les sexes en termes d'embauche est le plus large dans les tranches de l'ducation suprieure. Les femmes, en zone urbaine, travaillent dans le secteur de l'conomie informelle. Dans les zones rurales, la vaste majorit des femmes conomiquement actives travaillent dans l'agriculture. Les jeunes filles abandonnent souvent l'cole de bonne heure pour travailler la maison ou dans l'conomie informelle.
La violence l'encontre des femmes est un problme omniprsent. La traite des femmes des fins de prostitution et de travail forc n'est pas rare. Certains fonctionnaires gouvernementaux, selon les rapports, acceptent des pots-de-vin pour faciliter le mouvement illgal des personnes. Le gouvernement a dmis au moins 19 fonctionnaires de l'immigration souponns de corruption.
|
| |
|
|
Travail des enfants
|
La loi interdit le travail rmunr des enfants de moins de 14 ans mais elle n'est pas respecte et les prescriptions concernant l'achvement de la scolarit sont ignores. Environ 25% des enfants gs de 7 - 14 ans sont employs d'une manire ou d'une autre. Une srie de travaux dangereux sont interdits pour les mineurs de moins de 18 ans. L'apprentissage dans de mauvaises conditions pour les enfants gs de 12 - 14 ans a t critiqu par l'OIT.
Des enfants sont victimes de trafic vers les pays voisins pour des travaux forcs et sont victimes de traite au sein mme du pays des fins de prostitution ou pour travailler dans les mines, le service domestique ou l'agriculture. Le travail forc ou obligatoire est illgal mais l'apprentissage des enfants et la servitude agricole des travailleurs autochtones se poursuit. Des familles entires travaillent dans ces activits et doivent nourrir leurs enfants avec le salaire unique pay la famille. Quelque 10 000 enfants migrants d'origine rurale travaillaient dans les champs de canne sucre. Une tude de l'OIT/UNICEF a dsign la culture de la canne sucre comme l'une des pires formes de travail des enfants; 90% des enfants qui cultivent la canne sucre ne frquentent pas l'cole et travaillent jusqu' 12 heures par jour. 800 000 enfants gs de 7 19 ans sont engags dans un type de travail, mais non dans le secteur formel. Les narcotrafiquants ont recours aux enfants pour transporter la drogue.
La pratique traditionnelle du criadito persiste, pratique selon laquelle des garons et filles autochtones, gs de 10 12 ans sont placs par leurs parents dans des familles de classe moyenne suprieure pour effectuer des activits mnagres en change d'une ducation, de l'habillement, du logement et du couvert. Un tel travail est illgal mais il n'existe aucun contrle sur le traitement rserv ces enfants.
|
| |
|
|
Droits syndicaux
|
Les travailleurs gouvernementaux peuvent former des syndicats. Quelque 25% des travailleurs dans le secteur de l'conomie formelle sont membres de syndicats. Selon les estimations, quelque 70% de la main-d'uvre est employe dans des micro ou petites entreprises comptant moins de 20 travailleurs n'ayant pas le droit de se syndiquer.
La ngociation collective entre employeurs et travailleurs, sans participation gouvernementale, est limite. Une mdiation est obligatoire avant le dbut d'une grve ou d'un lock-out. Les grves sont interdites dans les services publics mais se produisent nanmoins et il s'agit le plus souvent de grves des enseignants, des professionnels de sant et du secteur du transport. Le droit du travail s'applique dans 7 zones franches spciales. Le salaire minimum pour les secteurs public et priv est fix par dcret.
Le salaire de US$ 55 (440 bolivianos) par mois, major des primes et des avantages sociaux, n'augmente pas chaque anne et n'offre pas un niveau de vie dcent au travailleur et sa famille. La plupart des travailleurs du secteur formel gagnent davantage mais bon nombre de travailleurs du secteur informel gagnent moins. La loi fixe la journe de travail 8 heures et la semaine de travail 48 heures maximum.
|
| |
|