Le Botswana est une rpublique dmocratique au sein de laquelle le pouvoir est partag entre le Prsident et une Assemble nationale lue. Des lections priodiques, juges libres et justes, et tenues sur la base du suffrage universel ont assist l'obtention de la majorit des siges de l'Assemble nationale par le Parti dmocratique du Botswana depuis l'indpendance. Les citoyens qui n'appartiennent pas aux 8 groupes ethniques formant la majorit de la nation Tswana sont tenus en marge processus politique.
Des rapports font tat d'importantes contributions anonymes aux campagnes du parti dirigeant en provenance de dtenteurs d'intrts diamantaires internationaux ; ces rapports ont suscit des appels une plus grande transparence sur le financement du parti politique.
La Chambre des chefs, un organe consultatif aux pouvoirs limits, comprend les 8 groupes ethniques des Tswana et 4 chefs lus qui reprsentent de plus petits groupes ethniques. Des groupes comme les San, Ovaherero ou Bayei ne sont pas reprsents. Sept femmes sont membres de l'Assemble nationale de 61 siges, et cinq des 19 siges du gouvernement sont occups par des femmes. Pour la premire fois dans l'histoire du pays, une femme a t lu prsidente de la Chambre des chefs. Dix sept membres des groupes ethniques minoritaires occupent des siges l'Assemble nationale et 8 sont membres du gouvernement.
Le systme judiciaire est indpendant, et le systme lgal est compos d'un systme judiciaire civil et d'un systme judiciaire traditionnel. Les dcisions rendues par les cours traditionnelles varient. Des chtiments corporels, sous forme de flagellation, sont infligs aux jeunes dlinquants dans les villages ; le gouvernement insiste sur le fait que les chtiments corporels s'appliquent tous, y compris aux trangers. Des immigrants illgaux zimbabwens ont t soumis la torture et tus. Certains membres de la police sont accuss de maltraiter les suspects pour leur extorquer des aveux. La corruption n'est pas courante d'aprs les rapports, et l'impunit ne constitue pas un problme.
La discrimination base sur l'appartenance ethnique, la nationalit, la foi, le sexe ou le statut social est illgale. La pauvret rurale est un grave problme qui fausse largement la distribution des revenus. Le produit intrieur brut a augment de 6,7%, les exportations de diamants reprsentant environ 75% du revenu des exportations et 50% des recettes de l'Etat. Le Botswana possde l'une des plus fortes incidences de VIH/SIDA dans le monde et cela reprsente une forte pression sur les finances du gouvernement.
La libert d'expression et de la presse sont garanties, cependant la libert de la presse subit des restrictions. Les sources d'information juges indsirables sont censures. La presse indpendante, en petit nombre mais vigoureuse, est traditionnellement franche dans ses commentaires. La radio est le moyen de communication publique le plus important.
L'ethnie San (Basarwa) vit dans des lieux reculs o l'accs l'ducation et d'autres services publics est difficile. La rimplantation force des San de la rserve du Kalahari central a continu en 2006. Les reprsentants gouvernementaux maintiennent que le programme rduit le cot des services publics et minimise l'impact humain sur la vie sauvage. Cependant, Survival International affirme que l'exploitation des mines de diamants en est la cause.
Le trafic des tres humains n'est pas interdit, mais un plan national pour s'atteler au problme a t labor. Des rapports frquents tablissent que les enfants pauvres des zones rurales sont spars de leurs foyers sous de faux prtextes et forcs travailler comme domestiques ou gardiens de btail.
D'autres rapports affirment que des enfants rendus orphelins par le VIH/SIDA sont devenus prostitus dans les zones urbaines. L'ONUSIDA estime que 37,4% des personnes ges de 15 49 ans sont infectes par le VIH/SIDA. La discrimination sociale envers les personnes atteintes du VIH/SIDA continue d'exister mais est moins prsente. Certains employeurs ont licenci des travailleurs sropositifs. La Botswana Building Society a annonc qu'elle n'exigerait plus de test VIH comme condition d'embauche. Des organisations communautaires grent des programmes visant rduire les stigmates du VIH/SIDA. Le systme ducatif a t trs durement touch par le VIH/SIDA.
L'Internationale de l'Education, en collaboration avec le Ministre de l'ducation et les syndicats d'enseignants du Botswana, mne des programmes sur la prvention du VIH/SIDA travers l'ducation depuis plusieurs annes. Des enseignants sont forms pour instruire les tudiants et leurs collgues sur la prvention du VIH. Etant donn que certaines personnes en Afrique du sud pensent qu'avoir des relations sexuelles avec une vierge est un remde contre le VIH/SIDA, les relations sexuelles entre hommes plus gs et jeunes filles sont de plus en plus courantes et reoivent une grande attention de la part des mdias. Les programmes de formation de l'Internationale de l'Education sur la prvention du VIH/SIDA abordent toutes ces questions. L'homosexualit est illgale.
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