Baromètre de l’IE sur les droits humains et syndicaux dans le secteur de l’éducation
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Cameroun
République du Cameroun
Données sur le pays    
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  Pré-primaire Primaire Secondaire Post-secondaire % de
Cameroun Total %F %P TBS TNS Total %F %P TBS TNS REE Réussite
% Total
Réussite
% F
Total %F %P TBS TNS REE Total %F %P TBS PIB Dépenses
publiques
2009 287885 50,33 101169,00 26,21 18,58 3350662 46,05 2585275,00 113,81 91,58 46,32 54,54 50,94 1268655 45,20 987239,00 41,45 174144 43,94 9,03 3,65 22,50
2008 263855 50,18 90558,00 24,77 17,56 3201477 45,87 2469946,00 110,92 88,30 46,04 58,67 55,67 1127691 44,15 795936,00 37,30 147631 44,06 7,82 2,90 20,67
2007 217284 49,90 81931,00 20,99 14,45 3120357 45,88 2430020,00 110,04 44,43 42,78 39,43 132134 43,87 7,16 3,33 22,60
2006 195183 49,84 75063,00 19,32 2998135 45,25 2322316,00 107,40 44,69 48,90 39,53 698444 43,95 501508,00 23,77 16,17 120298 41,76 6,69 2,96
2005 19974 49,28 66,49 19,50 3000781 45,24 108,06 47,81 53,90 48,80 784203 43,84 723061,00 27,15 16,17 99864 39,50 5,72 3,12
2004 175970 49,54 64,33 19,59 2979011 45,79 23,46 116,75 53,90 1160957 40,94 43,10 43,78 32,66 83903 38,78 8,60 5,28 3,82 17,16
2003 138716 49,79 62,10 15,55 2798523 45,70 23,46 110,59 57,06 1019958 40,83 39,30 26,82 81318 38,78 8,87 5,28 3,81 17,32
2002 132339 49,70 61,33 14,93 2741627 45,93 24,87 109,42 60,80 58,80 57,88 932201 42,53 33,67 36,76 77707 38,78 8,51 5,22 3,55 14,52
2001 125674 49,86 60,36 14,29 2689052 46,16 26,35 108,65 62,72 43,81 45,06 848276 44,06 34,28 68495 7,83 4,75 3,16 12,49
2000 122366 49,40 58,70 14,04 2237083 45,74 27,26 91,77 51,86 29,01 4,71 2,36 9,85
1999 103908 48,38 56,99 12,04 2133707 44,87 27,67 89,10 51,86 77,67 626053 45,00 31,62 26,67 23,75 9,52 4,95 2,32 9,85
Dernière mise-à-jour: le 15 juin 2007

Introduction

Le Cameroun est une république dominée par un Président fort qui contrôle le gouvernement depuis l'indépendance en 1982 ; il a été réélu en 2004 avec approximativement 70% des votes lors d'une élection entachée d'irrégularités qui a néanmoins été jugée plus libre et plus juste que les précédentes. Le Président contrôle la législation et peut gouverner par décret ; seuls les projets de loi proposés par le Président ont été promulgués par l'Assemblée nationale.

En 2004, l'Assemblée nationale a examiné un projet de loi déposé par un parti de l'opposition. Le Président a utilisé son pouvoir législatif pour modifier la Constitution et allonger la durée des mandats présidentiels. Il nomme tous les ministres et les gouverneurs des 10 provinces et peut nommer les représentants des 58 sous divisions provinciales. Plus de 180 partis politiques existent, mais moins de 10 bénéficient d'un soutien quelconque et seuls cinq d'entre eux occupent des sièges à l'Assemblée nationale. Les membres du groupe ethnique Beti/Bulu ne sont pas seulement prééminents au sein du gouvernement, de la fonction publique et des entreprises nationales mais sont également représentés de manière disproportionnée à l'armée. Les femmes possèdent 18 sièges sur 180 à l'Assemblée nationale et 6 des 61 postes ministériels. Aucun pygmée n'est membre de la branche législative ou du gouvernement.

La discrimination basée sur la race ou la langue est interdite mais continue de se produire.

Le système judiciaire est indépendant mais serait soumis à des interventions de la branche exécutive, inefficace et corrompu. Le Ministère de la Justice fait partie de la présidence et tous les juges sont nommés par le Président. Des lois nationales et coutumières sont appliquées et dans les zones rurales les traditions du groupe ethnique principal sont dominantes. Les tribunaux coutumiers sont saisis des conflits civils relatifs à la succession, à l'héritage et à la garde des enfants.

Certaines forces de sécurité sont accusées de torture et de meurtres illégaux. Les violences collectives et la justice sommaire sont courantes contre les personnes suspectées de vol ; la pratique de la sorcellerie entraîne des décès ou des blessures graves. La police est mal préparée faute de financement suffisant et de formation adéquate. Le Baromètre mondial de la corruption 2005 de Transparency International rapporte que les citoyens du Cameroun considèrent que la police est extrêmement corrompue. L'impunité constitue un problème. La corruption représente un sérieux problème dans toutes les branches du gouvernement et le manque de transparence dans la gestion des recettes d'un oléoduc international a suscité des pressions de la part des institutions financières internationales qui ont exigé la publication des revenus pétroliers sur le site web du Premier ministre.

Aux yeux de la loi, la liberté d'expression et de la presse sont garanties mais elles sont limitées dans la pratique. La sévérité des lois contre la diffamation fait taire les critiques. Les journalistes pratiquent l'autocensure afin d'éviter l'intimidation, le harcèlement et les peines criminelles. L'influence de la presse écrite est infime et le gouvernement contrôle les médias de diffusion. La radio reste le média le plus important pour la plupart des citoyens. Des journalistes sont accusés de fautes déontologiques car ils acceptent des rémunérations de la part de politiciens et d'hommes d'affaires pour écrire des articles contenant des accusations contre leurs concurrents. Aucun accès aux informations du gouvernement n'existe.

Le pays est une source, un point de transit et de destination du trafic des femmes et des enfants à des fins d'exploitation sexuelle et de travail forcé. La plupart du trafic est interne et les enfants courent les plus grands risques. Des enfants sont victimes de trafic en vue d'être exploités dans les plantations de cacao. Le gouvernement ne respecte pas intégralement les normes minimales pour l'élimination du trafic mais fait des efforts dans cette direction. Il a signé un accord de partenariat avec l'OIT qui vise à augmenter la sensibilisation à travers un programme destiné aux enfants des rues. Le Ministère de l'Education coopère avec l'OIT dans le cadre d'un travail avec des lycéens sur la prévention du trafic.

L'homosexualité est illégale et une éventuelle peine de prison ou une amende sont imposées. Les poursuites sont rares mais les homosexuels souffrent de harcèlement et d'extorsion.

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?Droit à l’éducation

L'école est obligatoire jusqu'à 14 ans. L'éducation n'est pas gratuite. Les parents doivent assumer des frais d'uniforme et de manuels pour l'enseignement primaire et des frais d'inscription et autres pour l'enseignement secondaire, ce qui rend l'enseignement inabordable pour de nombreuses familles. Des mesures pour l'amélioration de l'accès aux écoles sont envisagées. Le Ministère de l'éducation rapporte que 72,2 % des filles âgées de 6 à 14 ans sont inscrites à l'école, contre 81,3% des garçons. L'UNICEF établit que le taux brut de scolarisation (TBS) pour l'enseignement secondaire est de 36% pour les garçons et de 29% pour les filles.

Le faible taux d'éducation est souvent attribué à des préjugés socioculturels, des mariages précoces, le harcèlement sexuel, les grossesses non désirées et les corvées domestiques, cependant le coût de l'éducation constitue l'un des premiers obstacles. Les résultats d'une étude sur le système éducatif du pays ont révélé une disparité entre le nombre potentiel d'étudiants et la capacité d'accueil des écoles. Les établissements préscolaires ne sont fréquentés que par 16% des élèves potentiels. Les provinces du nord sont les plus défavorisées, 5,7% seulement des enseignants travaillant dans cette zone. Les écoles élémentaires possèdent assez de places pour accueillir 1,8 millions d'élèves, tandis qu'en réalité 2,9 millions d'élèves sont scolarisés.

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?Education de la
petite enfance (EPE)

Un programme EPE d'une durée de deux ans débute à l'âge de 4 ans. Le taux net de scolarisation (TNS) est de 51% et 64% de l'EPE est fourni par le secteur privé. 50% des élèves à ce niveau sont des filles. 8 882 enseignants (97% de femmes) sont employés dans l'EPE. 61% sont formés. Le ratio enseignant/élèves (REE) est de 1/20.

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?Enseignement primaire

L'éducation est obligatoire de 6 à 11 ans. L'enseignement primaire commence à l'âge de 6 ans et s'étale sur 6 ans. 23% de l'enseignement primaire est privé. 46% des élèves sont des filles. 25% des élèves doublent des années (dont 46% de filles). Le corps enseignant compte 55 266 personnes (45% de femmes), 69% desquelles sont formées. Le REE est très élevé à 1/54.

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?Enseignement secondaire et
enseignement et formation professionnelles

L'âge d'entrée dans un programme d'enseignement secondaire de sept ans est fixé à 12 ans. 43% de l'enseignement primaire relève du secteur privé. Le TNS est de 44% (51% des garçons et 36% des filles). 10% des étudiants doublent des années. 35 543 enseignants (dont 36% de femmes) travaillent à ce niveau. Le REE est de 1/33.

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?Enseignement post-secondaire et supérieur

89 903 étudiants (39% de filles) étudient à ce niveau, et 9% de l'enseignement supérieur est fourni par le secteur privé. Le personnel académique compte 2 993 personnes. 1 529 étudiants venus d'autres pays africains étudient au Cameroun, tandis que 15 129 étudiants camerounais étudient à l'étranger, principalement en Allemagne (5 332), en France (4 963), aux Etats-Unis (1 216), en Italie (1 041) et en Belgique (896).

En 2005, des étudiants ont manifesté en protestation contre la condamnation d'un professeur à 12 ans de prison pour vol de matériel académique. Les forces de sécurité ont interrompu la manifestation et cinquante étudiants ont été battus et arrêtés pour avoir participé à une manifestation illégale. (Les étudiants n'avaient pas demandé la permission de se rassembler.) Une manifestation estudiantine concernant les frais de scolarité et les conditions de vie et d'enseignement à l'université a entraîné la mort de trois étudiants de l'Université de Buea, tués par balle. De nombreux autres étudiants ont été hospitalisés.

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?Enfants à besoins spéciaux

Le gouvernement est responsable d'une partie des dépenses en matière d'éducation pour les personnes handicapées ; cependant, le gouvernement remplit rarement ses obligations. Peu de commodités existent à l'intention des personnes handicapées et l'aide et les soins publics disponibles sont faibles. La situation des personnes handicapées mentales est particulièrement critique. La société traite les personnes handicapées comme des parias.

Les femmes sont incarcérées avec leurs enfants ou leurs bébés si elles n'ont pas d'autres solutions de garde pour leurs enfants. Les prisonniers adolescents sont enfermés avec les adultes et des rapports font état d'abus sexuels commis sur des adolescents. Les opportunités en matière d'éducation sont rares pour les enfants handicapés ou incarcérés.

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?Enfants réfugiés

La loi prévoit que le statut de réfugié ou l'asile sera accordé aux personnes qui correspondent à la définition de la Convention des Nations Unies sur le statut des réfugiés de 1951 et de son Protocole de 1967 et le gouvernement a instauré un système pour assurer la protection des réfugiés. Le HCNUR estime que le pays compte environ 40 000 réfugiés et 6 000 demandeurs d'asile. Le gouvernement coopère avec le HCNUR et d'autres organisations humanitaires pour aider les réfugiés et les demandeurs d'asile.

Les réfugiés au Cameroun ne vivent pas dans des camps. Les réfugiés tchadiens vivent dans des villages parmi les autochtones et se sont installés à Yaoundé et Douala. Les Nigérians se trouvent au nord-ouest, où ils circulent librement avec leur bétail. Une nouvelle loi garantit les mêmes droits salariaux aux réfugiés et aux Camerounais. La plupart des réfugiés travaillent dans le secteur informel sans protection des lois du travail et de la sécurité sociale.

Le gouvernement n'empêche pas les agences d'aider les réfugiés. Le droit à l'éducation comme le droit à l'aide sociale et publique sont garantis par une loi qui assure que les réfugiés recevront le même traitement que les ressortissants nationaux concernant le droit à l'éducation, les frais d'inscription à l'école et à l'université ainsi que les frais liés à l'aide sociale pour les étudiants.

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?Minorités et peuples autochtones

La population est composée de plus de 200 groupes ethniques et des accusations de discrimination sont fréquemment soulevées. Un traitement préférentiel est réservé aux membres de la même ethnie dans l'administration, les affaires et les pratiques sociales. Les éleveurs de bétail Fulanis (M'Bororo) possèdent des droits sur les terres pastorales, cependant des déplacements forcés ont eu lieu. Des tensions ethniques existent entre les Fulanis et les Kirdis. Les Kirdis sont défavorisés socialement, économiquement et en matière d'éducation. Les dirigeants traditionnels Fulanis soumettent leur peuple à la dîme et au travail forcé. Des cas isolés d'esclavage de Kirdis par des Fulanis ont été rapportés.

Une population comptant entre 50 000 et 100 000 Bakas (des pygmées, les plus anciens habitants connus du pays) vit dans des zones boisées. Toute discrimination est interdite cependant d'autres groupes les exploitent. Les forêts qu'ils habitent sont abattues sans compensation égale ; le parcours de l'oléoduc entre le Tchad et le Cameroun se trouve sur des terres pour lesquelles ils n'ont pas été dédommagés. On estime que 95% des Bakas ne possèdent pas de carte d'identité nationale et n'ont pas les moyens de se procurer les documents nécessaires à leur obtention. Le Ministère des affaires sociales a lancé un projet visant à permettre l'émission de certificats de naissance et de cartes d'identité nationales à l'intention de 2 300 Bakas et à les aider à inscrire des centaines d'élèves à l'école.

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?Liberté académique

Il n'existe pas de restrictions légales à la liberté académique, mais des informateurs de la sécurité de l'Etat travaillent sur les campus. Des professeurs rapportent que leur participation à des partis politiques de l'opposition nuirait à leurs chances professionnelles et à leurs possibilités d'avancement. Des grèves dans les Universités d'Etat de Yaoundé I, Dschang, Douala et Buea ont donné lieu à de violents affrontements entre étudiants et forces de sécurité. Aucun rapport n'indique que le gouvernement restreint ou surveille l'accès à Internet.

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?Egalités des sexes

Les femmes ne bénéficient pas des mêmes droits et privilèges que les hommes. Un mari peut s'opposer à ce que sa femme travaille dans une profession distincte. Certains employeurs réclament la permission du mari avant d'embaucher une femme. Le droit coutumier est discriminatoire ; dans certaines zones les femmes sont considérées comme la propriété de leurs maris. En vertu du droit coutumier, les maris peuvent divorcer de leurs femmes sans justification vérifiable ou obligation de leur verser une pension alimentaire.

La polygamie est autorisée. Lors du divorce, le mari décide qui aura la garde des enfants âgés de plus de 6 ans. Des femmes sont soumises à des mariages forcés. Une veuve ne peut bénéficier d'aucun héritage si elle est considérée comme faisant partie des biens de son mari. Elle peut être forcée à épouser un beau-frère ou à rembourser intégralement le prix de la fiancée et à quitter le groupe familial.

Les violences domestiques sont courantes et ne sont pas spécifiquement interdites par la loi. La violence conjugale ne constitue pas un motif de divorce. La loi n'interdit pas les mutilations génitales féminines qui continuent d'être pratiquées dans des régions isolées. La loi interdit le harcèlement sexuel, cependant un nombre très faible de cas ont été rapportés et poursuivis en justice au cours de l'année.

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?Travail des enfants

L'âge minimum d'embauche est fixé à 14 ans. Le travail de nuit est interdit, et la loi identifie des tâches qui ne peuvent être effectuées par des enfants de moins de 18 ans. La journée de travail d'un enfant ne doit pas dépasser 8 heures. Les contrats de travail doivent inclure un programme de formation pour les mineurs.

La transgression des lois régissant le travail des enfants est punissable, cependant la législation n'est pas appliquée. Le travail forcé et obligatoire des enfants n'est pas interdit et est pratiqué. Le trafic représente 84% du travail des enfants dans trois villes. Les enfants sont principalement employés dans le secteur informel des zones urbaines et un nombre croissant d'enfants travaillent comme aides domestiques. L'OIT estime que 40% des enfants employés sont des filles, parmi lesquelles 7% ont moins de 12 ans et 60% ont abandonné l'enseignement primaire. L'industrie du cacao emploie jusqu'à 9 000 enfants âgés entre 5 et 17 ans.

Les ressources pour soutenir un programme d'inspection efficace ne sont pas allouées. L'Institut de recherche socio-anthropologique de l'Université Catholique d'Afrique Centrale basée à Yaoundé a entrepris une étude sponsorisée par l'OIT sur la traite des enfants. Une loi contre le trafic des enfants, élaborée par le gouvernement en coopération avec l'OIT, est entrée en vigueur à la fin du mois de décembre 2005.

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?Droits syndicaux

Les travailleurs ont le droit de fonder des syndicats et d'y adhérer. Le gouvernement choisit les syndicats avec qui il négocie. La négociation collective est garantie dans tous les secteurs de l'économie. Les travailleurs jouissent du droit de grève à l'issue d'un arbitrage obligatoire, à l'exception des fonctionnaires, des employés du système pénitentiaire et des travailleurs en charge de la sécurité nationale. Les fonctionnaires négocient leurs revendications avec le ministre concerné et le ministre du Travail.

Le dirigeant de l'association des enseignants de l'enseignement primaire a été arrêté pour avoir tenu un sit-in au bureau du Premier ministre afin de demander le statut de fonctionnaire à plein temps à la place des actuels statuts à temps partiel ou temporaire.
Le travail forcé ou obligatoire est illégal cependant des rapports indiquent que de telles pratiques se produisent. Les prisonniers peuvent être loués à des employeurs privés ou utilisés comme travailleurs communautaires pour les travaux publics des municipalités.

Le salaire mensuel minimum d'environ US$47 (23 514 francs CFA) ne garantit pas un niveau de vie décent au travailleur et à sa famille. Une semaine normale de travail est de 40 heures dans les entreprises non agricoles publiques et privées et de 48 heures dans les activités agricoles et connexes.

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Nom du pays/territoire République du Cameroun
Population 17654843 (2005)
Conventions ratifiées OIT 29 (1960)
OIT 87 (1960)
OIT 98 (1962)
OIT 100 (1970)
OIT 105 (1962)
OIT 111 (1988)
OIT 138 (2001)
OIT 182 (2002)
Comparaison de pays
Comparez les données statistiques de deux pays ou territoires différents. Sélectionnez un premier et un second pays/territoire à comparer, puis une année. :
   
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