| Dernière mise-à-jour: le 19 juin 2007 |
Introduction |
Le Gouvernement de la République tchèque est élu démocratiquement. Les élections sont organisées au suffrage universel. Le Président nomme le Premier Ministre qui désigne les membres du Conseil des Ministres et devient le Chef du Gouvernement. Aux termes d'élections basées sur le suffrage universel, 3 partis politiques ont formé une coalition à laquelle la Chambre des Députés a donné son vote de confiance. La République tchèque est un Etat Membre de l'Union Européenne.
La loi de lustration interdit aux anciens responsables du Parti Communiste, membres de milices populaires et aux collaborateurs de la police secrète, l'accès à une série de fonctions dans les sociétés publiques, les universités et les médias. Cette loi a été prorogée indéfiniment. La création d'un Code d'Ethique pour les élus et les membres du Gouvernement est à l'étude. Les femmes occupent 33 des 200 sièges de la Chambre des Députés, 8 des 81 sièges du Sénat et 2 Ministères. Aucune minorité n'est représentée à la Chambre, au Sénat, ni au Conseil des Ministres. Les Roms ne participent pas à la vie politique, même si certains d'entre eux occupent une place de conseiller au gouvernement. Le pouvoir judiciaire est indépendant mais la Cour Européenne des Droits de l'Homme a critiqué le gouvernement pour la lenteur des procédures judiciaires.
La discrimination fondée sur la race, le sexe, le handicap, la langue ou le statut social est interdite. Toutefois, la discrimination à l'égard des femmes et des Roms persiste. Certains représentants des forces de l'ordre sont accusés de violations des Droits de l'Homme, notamment contre les Roms. Des efforts sont entrepris pour favoriser l'engagement des Roms dans la police et pour améliorer les relations avec la communauté rom, mais les actes de violence des skinheads à l'égard de cette communauté se poursuivent.
La liberté d'expression et de la presse sont garanties, et un ensemble de médias actifs exprime librement une large gamme d'opinions. La propagande incitant à la haine raciale est illégale. L'accès à Internet n'est pas limité et l'accès public aux informations du Gouvernement est prévu par la loi.
Le pays est une source, un point de transit et une destination pour le trafic des femmes et des enfants à des fins d'exploitation sexuelle. Le gouvernement respecte les normes minimales pour l'élimination du trafic. La diffusion de pornographie infantile est considérée comme criminelle et des mesures pour combattre le tourisme sexuel ont été prises. Un rapport de l'UNICEF décrit la région limitrophe avec l'Allemagne comme « un havre pour les pédophiles ».
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Droit à l’éducation
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L'éducation est gratuite et obligatoire jusqu'à l'âge de 15 ans puis gratuite et facultative, y compris à l'université. Les barrières linguistiques empêchent l'intégration des enfants roms dans les écoles traditionnelles et un nombre considérable d'élèves roms se retrouvent dans des écoles de remédiation. Des assistants roms aident les professeurs des écoles primaires et de l'enseignement spécialisé à communiquer avec les élèves roms et favorisent la coopération entre les écoles et les parents. Des manuels bilingues aident les élèves roms à surmonter les barrières culturelles et linguistiques. Certains manuels abordent les racines culturelles et historiques des minorités roms. Des aides particulières sont accordées aux familles roms qui n'ont pas les moyens d'envoyer leurs enfants à l'école secondaire.
De nombreux roms s'inscrivent à l'école militaire ou l'école de police. La situation des enfants y entrant soulève l'inquiétude. Le Comité des droits de l'enfant des Nations Unies souhaiterait que le futur Code Pénal condamne le recrutement des enfants roms dans les forces armées.
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Education de la petite enfance (EPE)
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Le programme, d'une durée de 3 ans, débute à l'âge de 3 ans. 2% de l'EPE relève du secteur privé. Tous les 22 415 professeurs d'EPE sont des femmes. Le ratio enseignant/élèves (REE) est de 1/13.
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Enseignement primaire
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L'éducation est obligatoire de 6 à 15 ans. L'enseignement primaire commence à l'âge de 6 ans et s'étale sur 5 ans. 1% de l'enseignement primaire est privé. Le taux net de scolarisation (TNS) est de 95%. Seulement 1% des élèves doublent une année ou plus. Sur 33 737 instituteurs primaires, 84% sont des femmes. Le REE est de 1/17.
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Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
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Les élèves rentrent à l'école secondaire à 11 ans et y restent pendant 8 ans. 7% de l'enseignement secondaire est privé. 79% des étudiants de l'enseignement secondaire supérieur suivent des programmes professionnels. Le TNS est de 90%. 1% des élèves doublent une année ou plus. 39 443 professeurs (dont 82% de femmes) travaillent dans le secondaire inférieur et 53 646 professeurs (dont 55% de femmes) enseignent dans le secondaire supérieur. Le REE est de 1/13 dans le secondaire inférieur et de 1/9 dans le secondaire supérieur.
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Enseignement post-secondaire et supérieur
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287 001 étudiants sont inscrits dans des institutions supérieures. 10 338 étudiants étrangers poursuivent leurs études en République tchèque, la plupart d'entre eux viennent d'Europe centrale et d'Europe de l'Est (8 098), d'Amérique du Nord et de l'Europe de l'Ouest (952), d'Asie (422), des Etats arabes (422), d'Afrique sub-saharienne (172), d'Amérique latine et des Caraïbes (98). Dans le même temps, des étudiants tchèques partent étudier à l'étranger, notamment en Allemagne (2 483), aux Etats-Unis (1 052), en France (662), en Autriche (439) et au Royaume-Uni (359).
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Enfants à besoins spéciaux
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La discrimination à l'égard des personnes à besoins spéciaux est interdite dans les écoles et dans tout autre service public. Cependant, on constate que le taux de chômage des personnes à besoins spéciaux est élevé. Les enfants à mobilité réduite ont difficilement accès à certaines écoles publiques. Au moins une école doit être accessible aux handicapés dans chaque district. Plus de 90 % des étudiants des écoles de l'enseignement spécialisé sont Roms. Les élèves ayant terminé l'enseignement spécial peuvent s'inscrire dans les écoles secondaires mais leurs études ne les préparent pas toujours aux examens d'entrée à l'école secondaire.
Des subventions pour les dépenses scolaires sont accordées aux familles roms qui ne peuvent envoyer leurs enfants à l'école secondaire, mais la peur d'être confronté à la violence découragerait la participation.
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Enfants réfugiés
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La loi prévoit l'octroi du statut de réfugié ou de l'asile conformément à la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés ou à son Protocole de 1967. Le Gouvernement a mis sur pied un système de protection des réfugiés. 2 centres d'accueil, 6 camps ainsi que 6 centres d'intégration ont été créés. Les conditions de vie dans ces centres seraient bonnes. Un nouveau centre a été ouvert afin de s'occuper des mineurs non accompagnés. Les enfants réfugiés ont accès à l'enseignement.
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Minorités et peuples autochtones
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La communauté rom est estimée entre 150 000 et 175 000 et est fortement sujette à la pauvreté, au chômage, aux violences interethniques, à la discrimination, à l'analphabétisme et aux maladies. Les Roms qui essayent de s'intégrer à la société tchèque éprouvent des difficultés à trouver un emploi. Le taux de chômage de la communauté rom est par conséquent très élevé. Le Centre européen des droits des Roms (ERRC) a accusé le Gouvernement d'avoir stérilisé contre leur gré des femmes roms.
Le Gouvernement a largement investi dans le Plan d'action pour l'Intégration des Roms, qui permet la création de programmes d'aide à l'enseignement, à l'accès aux jardins d'enfants, et d'offrir des assistants bilingues dans les écoles. Certains districts à forte population rom ont lancé des programmes de garde d'enfants afin de les préparer à leur première année à l'école. Selon le Ministère de l'Education, entre 90 et 94 % des enfants qui ont suivi ce programme sont roms et 87% des enfants scolarisés dans ces jardins d'enfants poursuivent leurs études à l'école primaire dans des écoles traditionnelles plutôt que spécialisées. Les écoles de police dispensent à présent un cours intitulé l'Enseignement Multiculturel ; le Projet de Tolérance de la Commission des droits de l'homme mène une campagne annuelle de lutte contre la xénophobie et le racisme.
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Liberté académique
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La loi ne prévoit aucune restriction à la liberté académique. Les partis politiques ne peuvent pas mener d'actions dans les universités bien que les étudiants soient autorisés à fonder leurs propres groupes politiques.
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Egalités des sexes
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Les hommes et les femmes sont égaux aux yeux de la loi, qui impose une égalité de salaire pour un travail de même valeur. Les femmes travaillent davantage dans des professions où le salaire moyen est faible, entraînant un salaire moyen de 25% inférieur à celui des hommes. Le taux de chômage est de 11,3 % chez les femmes contre 7,7% chez les hommes. Très peu de femmes occupent des postes à responsabilités. La loi condamne le harcèlement sexuel. Des études montrent que la violence à l'égard des femmes est plus fréquente qu'on ne le reconnaît officiellement. Les violences domestiques sont considérées comme une infraction criminelle. Le trafic des femmes est problématique.
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Travail des enfants
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L'âge légal pour travailler est fixé à 15 ans. Les enfants ayant fini l'école plus tôt peuvent commencer à travailler à 14 ans. Les conditions de travail des enfants de 15 à 18 ans sont soumises à des normes strictes et les réglementations sont appliquées.
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Droits syndicaux
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Les travailleurs ont le droit de fonder des syndicats et d'y adhérer. Environ 25% de la population active est syndiquée. Selon certains rapports, des responsables syndicaux auraient été exclus de réunions entre employés et employeurs. La négociation collective est pratiquée même si le pouvoir de négociation est moins important chez les fonctionnaires, dont les salaires sont fixés par la loi. Selon la Confédération syndicale internationale, certains employeurs tentent d'annuler les conventions collectives. Le droit de grève est autorisé sauf pour les employés des services essentiels.
Le travail forcé ou obligatoire est illégal mais certains rapports font mention de certains cas isolés. Le Gouvernement étudie des cas signalés de Nord-coréennes ayant travaillé sous protection rapprochée dans une manufacture textile dans la campagne. L'ensemble de leur revenu était alors versé au gouvernement nord-coréen. Les barèmes salariaux minimums sont fixés par le Ministère du Travail. Le salaire mensuel minimum est fixé à US$262 (6 700 CZK). Ce salaire ne permet pas de garantir un niveau de vie décent au travailleur et à sa famille. La loi prévoit une semaine de travail de 40 heures.
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