| Dernière mise-à-jour: le 21 juin 2007 |
Introduction |
La Dominique est une démocratie parlementaire multipartite. Le président est le chef d'Etat et est nommé par le Premier ministre en concertation avec le chef de l'opposition. Le Premier ministre, avec son gouvernement, dirige l'Assemblée législative unicamérale qui compte 21 membres élus et 9 sénateurs dont 5 sont désignés sur avis du Premier ministre et 4 sur avis du chef de l'opposition.
En 2005, Le Parti travailliste dominicain (DLP) a formé le gouvernement à la suite d'élections libres et impartiales organisées au suffrage universel. Le DLP détient 12 des 21 sièges élus. Le Représentant parlementaire pour les populations autochtones est un Indien caraïbe qui est également le Secrétaire parlementaire du Premier ministre et est en charge des affaires caraïbes. Le pouvoir judiciaire est indépendant.
La discrimination fondée sur la race, le sexe et la religion est illégale.
Des membres individuels des forces de sécurité ont été accusés d'abus. La dette extérieure du pays est élevée et, selon les rapports, le chômage atteint 23%. Des faits de corruption se produisent mais ne constituent pas un problème majeur. La liberté d'expression et de la presse sont garanties et l'accès à Internet n'est pas limité. L'accès du public aux informations gouvernementales n'est pas prévu.
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Droit à l’éducation
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L'enseignement primaire est obligatoire, gratuit et universel jusqu'à l'âge de 16 ans. La Dominique a introduit un enseignement secondaire universel avec l'ouverture de 20 écoles secondaires au début de l'année scolaire 2005-06. Le ministère de l'Education a informé 1 600 étudiants inscrits aux examens d'entrée qu'il y aurait de la place pour tous.
Par le passé, plusieurs étudiants n'avaient pas été acceptés faute de salles de classe et de mobilier en suffisance mais les nouvelles salles de classe sont supposées accueillir tous les élèves ayant terminé l'enseignement primaire. Certains ont critiqué cette décision, mettant en cause le grand nombre d'élèves qui abandonnent l'école secondaire. Un examen du système a été promis afin de réduire le nombre des abandons et améliorer l'alphabétisation.
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Education de la petite enfance (EPE)
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Le programme, d'une durée de 2 années, débute à l'âge de 3 ans. L'EPE est entièrement privée, avec un Taux net de scolarisation (TNS) de 56%. 135 enseignants (100% de femmes) travaillent à ce niveau, et 78% d'entre elles sont qualifiées. Le ratio enseignant/élèves (REE) est de 1/13.
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Enseignement primaire
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L'enseignement est obligatoire pour les enfants âgés de 5 à 16 ans. L'enseignement primaire débute à l'âge de 5 ans et dure 7 années. 30% de l'enseignement primaire est privé. Le TNS est de 88%. 4% des enfants (6% des garçons, 3% des filles) doublent une année ou plus. Sur les 519 enseignants qui travaillent à ce niveau, 83% sont des femmes et 64% sont qualifiés (42% d'hommes, 68% de femmes). Le ratio enseignant/élèves est de 1/19.
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Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
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Les élèves s'inscrivent dans l'enseignement secondaire à partir de l'âge de 12 ans. Le programme dure 5 ans. 33% de l'enseignement secondaire est privé. Le TNS est de 90%. 5% des élèves dans les écoles du secondaire inférieur suivent des programmes techniques professionnels. 8% des élèves doublent une année ou plus. Il y a 314 enseignants dans les écoles du secondaire inférieur et 131 (65% de femmes) dans le secondaire supérieur. 36% des enseignants sont qualifiés. Le ratio enseignant/élèves est de 1/17.
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Enseignement post-secondaire et supérieur
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642 étudiants étudient à l'étranger, essentiellement aux Etats-Unis (232), à Cuba (211), au Royaume-Uni (50) et en France (34).
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Enfants à besoins spéciaux
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La discrimination est interdite à l'encontre des personnes handicapées dans l'enseignement ou dans la prestation d'autres services publics. La législation autorise l'emploi de personnes handicapées pour un montant inférieur au salaire minimum. Certains services éducatifs sont proposés aux enfants présentant des handicaps.
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Enfants réfugiés
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Le gouvernement ne dispose pas d'une politique concernant les réfugiés.
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Minorités et peuples autochtones
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Des faits de discrimination à l'égard des Indiens caraïbes persistent. 65% des Caraïbes sont âgés de 18 à 35 ans. Les Caraïbes estiment que davantage de choses pourraient être faites afin de protéger leurs droits. Les infrastructures, y compris les écoles dans la réserve, sont similaires à celles mises à la disposition des citoyens ruraux mais sont mal équipées. Il y a 2 écoles primaires dans la réserve mais pas d'école secondaire. Le revenu moyen est plus bas et le chômage est plus élevé que dans le reste du pays.
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Liberté académique
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Les rapports ne mentionnent aucune restriction à la liberté académique.
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Egalités des sexes
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La discrimination à l'encontre des femmes existe dans le cadre de la possession de biens. Les hommes sont considérés comme les chefs de famille et, lorsqu'un homme décède sans laisser de testament, sa femme ne peut hériter de la propriété ni la vendre, mais peut y vivre et la transmettre à ses enfants. Les taux des salaires sont fixés pour les fonctionnaires, indépendamment de leur sexe.
Les violences domestiques sont courantes. Les affaires de viol ne sont traitées que par des officiers de police féminins et les victimes d'abus reçoivent une aide pour trouver un hébergement temporaire. Le harcèlement sexuel n'est pas interdit par la loi et constitue un problème.
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Travail des enfants
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L'âge minimum pour exercer un emploi est de 15 ans et cette limite est mise en application.
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Droits syndicaux
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Les travailleurs ont le droit de fonder des syndicats et d'y adhérer. Environ un tiers du total de la main-d'uvre est syndiquée, y compris 50% des travailleurs gouvernementaux. Le droit de grève est reconnu et exercé, sauf pour les secteurs conçus comme des services essentiels. Les services portuaires et les industries de la banane, de la noix de coco et des agrumes sont considérés comme des services essentiels dont les travailleurs ne peuvent faire grève. L'OIT a instamment demandé au gouvernement de limiter les services essentiels à ceux dont l'absence mettrait en danger la vie, la sécurité ou la santé de la population. Le travail forcé et obligatoire est interdit.
Le salaire minimum horaire pour diverses catégories de travailleurs a été révisé en 1989. Pour certaines catégories de travailleurs, il s'élève à peine à US$ 0,37 (EC$ 1,00). En général, le salaire minimum horaire va de US$ 0,74 (EC$ 2,00) à US$ 1,11 (EC$ 3,00) ; ces montants ne suffisent pas à assurer un niveau de vie décent pour un travailleur et sa famille. La plupart des travailleurs gagnent plus que le salaire minimum fixé par la législation. La semaine de travail légale est de 40 heures, sur 5 jours.
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