Baromètre de l’IE sur les droits humains et syndicaux dans le secteur de l’éducation
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Corée du Nord
République populaire démocratique de Corée
Données sur le pays    
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  Pré-primaire Primaire Secondaire Post-secondaire % de
Corée du Nord Total %F %P TBS TNS Total %F %P TBS TNS REE Réussite
% Total
Réussite
% F
Total %F %P TBS TNS REE Total %F %P TBS PIB Dépenses
publiques
2009
2008
2007 0
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
Dernière mise-à-jour: le 19 juin 2007

Introduction

La République démocratique populaire de Corée (« Corée du Nord ») se trouve sous le règne absolu du Secrétaire général du Parti des travailleurs coréens (PTC). Kim Jong Il a été reconduit à la plus haute fonction de l'Etat en tant que président de la Commission de défense nationale. Seul le PTC et 2 partis associés ont proposé des candidats lors des élections de 2003 à l'Assemblée suprême du peuple composée de 687 membres. Les élections n'ont été jugées ni libres ni équitables. Les femmes constituent 20% des membres de l'Assemblée et 4% des membres du Comité central. L'instance législative se réunit pour approuver les propositions de la direction du parti. L'idéologie de la Corée du Nord, baptisée juche, est une idéologie de développement autocentré. La Corée du Nord est l'une des sociétés les plus militarisées du monde mais dépend de l'aide alimentaire internationale pour survivre.

Le système judiciaire n'est pas indépendant. Les droits en matière de vie privée sont garantis par la loi mais la législation n'est pas appliquée et un système d'informateurs identifie ceux qui mettent en doute tout aspect de la politique officielle. Le fait d'écouter des émissions étrangères ou de posséder des documents antiétatiques sont des délits qui peuvent entraîner 5 années de rééducation par le travail.

Les membres des forces de sécurité sont accusés de violer les droits de l'homme et des prisonniers politiques ont été exécutés lors de réunions publiques auxquelles assistaient des travailleurs, des étudiants, des enfants des écoles et des prisonniers. Amnesty International relate que des citoyens ayant manifesté de l'amitié aux étrangers ont disparu. La torture est signalée comme routinière et sévère. Le HCNUR a demandé la désignation d'un Rapporteur spécial sur les droits de l'homme afin d'examiner les conditions dans le pays, mais la visite n'a pas été autorisée par les autorités coréennes. Le gouvernement affirme que les droits individuels corrompent les objectifs de l'Etat et du Parti.

L'économie est fortement centralisée, de sorte que l'économie informelle constitue de plus en plus une source d'emploi pour un bon nombre de citoyens. Les lourdes dépenses militaires entravent le développement économique. Une mauvaise notation en matière de crédit et des manquements à l'égard de la dette extérieure rendent un emprunt international impossible, tandis que la corruption est signalée comme étant un problème croissant.

La liberté d'expression et de la presse sont garanties par la loi mais pas dans la pratique. Les journalistes font l'objet d'une surveillance stricte et la censure est mise en application. Certains hôtels offrent un service Internet aux visiteurs étrangers mais sinon, l'accès est limité aux officiels de haut rang.

Les classements en matière de loyauté déterminent l'accès à l'emploi, à l'enseignement supérieur, au lieu de résidence, aux installations médicales et à certains magasins. L'endoctrinement est systématique, avec les moyens de diffusion de masse, les écoles et les associations de travailleurs et de voisinage qui communiquent conjointement le message de l'Etat. Une punition collective de toute une famille peut avoir lieu dans le cas où un membre de la famille ne serait qu'accusé d'un délit. La réinstallation au niveau interne a entraîné la relocalisation de dizaines de milliers de personnes dans les campagnes où les conditions sont rudes.

Les personnes présentant des handicaps physiques et mentaux sont envoyées hors de la ville dans un exil interne.

Un trafic de femmes et d'enfants par-delà la frontière, vers la Chine, est signalé.

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?Droit à l’éducation

Kim Jong Il a déclaré que l'éducation idéologique devait prendre le pas sur l'éducation académique dans les écoles. L'enseignement est obligatoire pour tous les enfants jusqu'à l'âge de 15 ans. Certains enfants se voient refuser le droit à l'éducation et sont soumis à une punition lorsqu' une sanction collective est imposée à tous les membres de la famille sous la forme d'une classification de faible loyauté. Les enfants sont soumis à un endoctrinement politique et à plusieurs heures d'entraînement militaire par semaine dans les écoles. Ils sont envoyés au travail dans les usines ou dans les champs afin de contribuer à la réalisation des objectifs de production.

Le Programme alimentaire mondial nourrit 3,36 millions d'enfants coréens par an. Les universités pour le clergé protestant et bouddhiste sont des écoles du gouvernement qui dispensent 3 années d'éducation religieuse. Un programme d'études religieuses est enseigné à l'université Kim IL Sung.

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?Education de la
petite enfance (EPE)

Le programme d'EPE, d'une durée de 2 ans, débute à l'âge de 4 ans.

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?Enseignement primaire

L'enseignement est obligatoire de 6 à 15 ans. L'enseignement primaire commence à l'âge de 6 ans et s'étale sur 4 années.

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?Enseignement secondaire et
enseignement et formation professionnelles

L'enseignement primaire commence à 10 ans et dure 6 ans.

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?Enseignement post-secondaire et supérieur

1 339 étudiants nord-coréens étudient à l'étranger, essentiellement en Italie (255), en Allemagne (244), au Canada (174) et au Royaume-Uni (156).

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?Enfants à besoins spéciaux

Le Comité des Nations unies pour les droits de l'enfant a exprimé ses graves préoccupations en ce qui concerne la discrimination à l'égard de enfants handicapés. L'Etat n'assure pas l'accès à l'éducation, à la santé ou à d'autres services sociaux pour les enfants handicapés.
Les normes sociales admettent la discrimination à l'égard des personnes présentant des handicaps physiques. Hormis les vétérans handicapés, les autres adultes ou enfants handicapés ne sont presque jamais vus dans la capitale mais sont régulièrement réinstallés dans les zones rurales.

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?Enfants réfugiés

Le pays ne participe pas aux forums internationaux pour les réfugiés et n'a pas de politique ou de disposition connue pour les réfugiés.

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?Minorités et peuples autochtones

Les Nord-coréens sont homogène sur le plan ethnique et linguistique. Une petite communauté chinoise de quelque 50 000 membres vit en Corée du Nord.

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?Liberté académique

La liberté académique est limitée et contrôlée. Une fonction principale des arts consiste à étayer le culte de la personnalité du dirigeant.

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?Egalités des sexes

Les femmes jouissent de l'égalité de statut social et de droits avec les hommes mais peu de femmes ont atteint les niveaux supérieurs du parti ou du gouvernement. Le nombre de femmes faisant partie de la main-d'œuvre a diminué par suite des nombreuse fermetures d'usines et des mauvaises conditions économiques. Les hommes et les femmes en âge de travailler sont tenus de travailler. Les enfants en âge préscolaire sont confiés à des parents adultes ou à des garderies publiques. Les femmes qui ont de grandes familles sont supposées travailler un nombre d'heures moins élevé. Environ deux tiers des réfugiés qui ont trouvé refuge en Corée du Sud étaient des femmes.

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?Travail des enfants

L'Etat interdit le travail des enfants âgés de moins de 16 ans et le Code pénal pénalise le travail forcé des enfants. Toutefois, les enfants des écoles peuvent être affectés à des usines ou des exploitations agricoles afin de contribuer à la réalisation des objectifs de production et exécuter d'autres travaux tels que déblayer la neige.

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?Droits syndicaux

La liberté d'association n'est pas respectée. Le Parti des travailleurs coréens prétend représenter les intérêts de tous les travailleurs. Une seule fédération syndicale est autorisée, la Fédération générale des syndicats de Corée. Les syndicats mobilisent les travailleurs afin qu'ils soutiennent les objectifs de production et fournit les infrastructures de santé, d'éducation, de culture et d'aide sociale. La Corée du Nord n'est pas un membre de l'OIT. Les travailleurs n'ont pas le droit de négocier collectivement ou de faire la grève. Les lois du travail sont appliquées dans les zones franches d'exportation.

Le gouvernement prétend interdire le travail forcé ou obligatoire mais mobilise la population pour ses projets. Un travail forcé et obligatoire est réalisé par les prisonniers. La rééducation par le travail est un châtiment fréquent pour les délits politiques. Aucune donnée n'est disponible concernant le salaire minimum dans les industries appartenant à l'Etat. La Constitution prescrit une journée de travail de 8 heures mais des sources déclarent que des journées de 12 à 16 heures de travail sont effectuées lorsque les usines sont en exploitation.

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Nom du pays/territoire République populaire démocratique de Corée
Population 23113019 (2005)
Conventions ratifiées
Comparaison de pays
Comparez les données statistiques de deux pays ou territoires différents. Sélectionnez un premier et un second pays/territoire à comparer, puis une année. :
   
Pays 1
   
Pays 2
   
Année
   

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