| Dernière mise-à-jour: le 19 juin 2007 |
Introduction |
La Finlande est une république démocratique dont le Président et le Premier Ministre, tous deux élus, sont respectivement chef de l'Etat et chef du Gouvernement. Des élections libres et justes sont organisées sur base du suffrage universel. Les dernières élections ont débouché sur un Gouvernement de coalition. Les femmes occupent 76 des 200 sièges du Parlement et 8 des 18 postes ministériels. Le Président est une femme. 10 représentants des minorités siègent au sein du corps législatif et 2 font partie du Conseil des Ministres. La minorité indigène Sami bénéficie d'une autonomie limitée au niveau de son organe législatif. Le système judiciaire est indépendant aux yeux de la loi et dans la pratique.
Toute discrimination basée sur la race, le sexe, le handicap, la langue ou le statut social est interdite. Le Président désigne les juges de la Cour Suprême, qui nomme les juges des instances inférieures. Le Ministère de la Justice a porté plainte contre le distributeur d'un livre antisémite en invoquant la loi finlandaise sur les propos haineux. Les abus perpétrés par les forces de police sont rares mais certains rapports font état de discrimination envers les immigrés.
La corruption n'est pas considérée comme problématique et la coalition Transparency International rend honneur à la Finlande pour son ouverture et sa responsabilité. Un réseau anti-corruption s'attaque à la corruption transnationale. Au cours de sa récente Présidence à la tête de l'UE, la Finlande a subventionné des procédures visant à étudier la transparence au sein de l'UE.
L'accès public aux informations est autorisé, à l'exception des sujets relatifs à la sécurité nationale ou au respect de la sphère privée. La liberté d'expression et de la presse sont garanties et respectées.
Des lois sont en vigueur pour condamner les trafiquants et pour lutter contre la prostitution organisée. Afin de combattre la traite des êtres humains, la Finlande a mis enuvre un plan d'action complet sur le territoire et a entrepris des efforts multilatéraux sur le plan international. Les principaux responsables de la traite des femmes et des enfants seraient des bandes criminelles organisées originaires de Russie.
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Droit à l’éducation
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L'enseignement est gratuit et obligatoire pour tous les enfants de 7 à 16 ans, qui sont tous inscrits. La majorité des élèves obtiennent leur diplôme secondaire. L'enseignement est également gratuit à l'université et dans les écoles de formation professionnelle. La Finlande offre un enseignement totalement gratuit, et pas uniquement libre de droits d'inscription : les manuels, le matériel, le transport ainsi que bien d'autres services y afférant sont gratuits. Le cours de religion luthérienne ou orthodoxe fait partie du programme scolaire des écoles publiques. Cependant, les étudiants peuvent les remplacer par des cours de philosophie ou d'autres religions. Dans certaines communautés urbaines, l'Islam est la deuxième religion ; les étudiants peuvent recevoir des cours de religion islamique.
Le programme scolaire prévoit des cours sur la tolérance et un enseignement visant à lutter contre la discrimination. Le premier médiateur pour l'enfance a été nommé en 2005 pour suivre la législation et la pratique (y compris l'enseignement) et évaluer l'impact sur le bien-être des enfants. Les étudiants de Finlande obtiennent de très bons scores au test de l'OCDE et des résultats élevés à d'autres tests internationaux. La Finlande est un des pays les mieux notés pour sa qualité de vie et son système d'aide. L'enseignement finlandais dispose des ressources et de la formation nécessaires pour offrir un cadre d'enseignement de qualité.
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Education de la petite enfance (EPE)
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Le programme, d'une durée de quatre ans, débute à l'âge de 3 ans. 10% de l'EPE relève du secteur privé. Le taux net de scolarisation (TNS) est de 58%. Parmi les 11 295 enseignants qui travaillent à ce niveau, 97% sont des femmes. Le ratio enseignant/élèves (REE) est de 1/12.
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Enseignement primaire
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L'éducation est obligatoire de 7 à 16 ans. L'enseignement primaire commence à l'âge de 7 ans et s'étale sur 6 ans. Le TNS est de 99% (49% de filles). Parmi les élèves qui s'inscrivent en première année, tous atteignent la dernière année de l'enseignement primaire. 1% des élèves doublent une année ou plus. La Finlande compte 24 024 instituteurs primaires (75% de femmes). Le REE est de 1/16.
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Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
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L'enseignement secondaire commence à 13 ans et s'achève 6 ans plus tard. 8% de l'enseignement secondaire est privé. 36 % des étudiants de l'enseignement secondaire inférieur et 59% des étudiants de l'enseignement secondaire supérieur suivent des programmes professionnels techniques. Le TNS est de 94%. Les seules statistiques disponibles concernent les instituteurs du secondaire inférieur qui compte 20 236 professeurs (dont 72% de femmes). Le REE est de 1/10 dans le secondaire inférieur.
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Enseignement post-secondaire et supérieur
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291 664 étudiants (dont 53% de femmes) étudient dans l'enseignement supérieur, soit un taux brut de scolarisation de 87%. A ce niveau, 11% de l'enseignement est privé. Les étudiants étrangers poursuivant leurs études en Finlande proviennent d'Asie (2 814), d'Europe centrale et d'Europe de l'Est (2 373), d'Amérique du Nord et d'Europe de l'Est (1 994), d'Afrique sub-saharienne (711), des Etats Arabes (184), d'Amérique latine et des Caraïbes (149). Par ailleurs, 9 719 étudiants finlandais continuent leurs études à l'étranger, principalement en Suède (4 054), au Royaume-Uni (1 883), en Allemagne (1 056), aux Etats-Unis (619) et en France (332).
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Enfants à besoins spéciaux
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La loi interdit toute discrimination à l'égard des personnes handicapées physiques ou mentales à l'école ou dans les autres services publics. Le Ministère des Affaires Sociales et le Ministère du Travail sont en charge de la protection des droits des personnes handicapées. Des projets de lois offriront aux personnes handicapées une meilleure protection et des prestations plus élevées. L'enseignement est accessible aux élèves handicapés en fonction de leurs besoins, parfois dans les classes traditionnelles, parfois dans des classes spécialisées.
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Enfants réfugiés
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La loi prévoit l'octroi du statut de réfugié ou de l'asile conformément à la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés ou à son Protocole de 1967 et le gouvernement a établi un système pour assurer la protection des réfugiés. Le gouvernement coopère avec le bureau du Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies. Les enfants de réfugiés ont accès à l'éducation.
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Minorités et peuples autochtones
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Les immigrés qui ne sont pas naturalisés représentent 2% de la population. Les groupes minoritaires vivant en Finlande, dont bon nombre sont naturalisés regroupent des Russes, des Estoniens, des Suédois, des Somaliens, des Serbes et des Monténégrins. Certains Roms, qui ont tendance à aller d'un pays à un autre, y vivent également. Certaines minorités sont présentes depuis longtemps, alors que d'autres sont arrivés il y a peu. Les tensions entre citoyens et immigrés ne sont pas flagrantes, même si des incidents racistes et xénophobes ont déjà été rapportés, en général à l'égard des immigrés africains et du Moyen-Orient. Selon les immigrés, la police ne prendrait pas au sérieux leurs plaintes pour discrimination.
Un médiateur a été nommé pour gérer les doléances des minorités. Chaque ministère prévoit des mesures antiracistes dans ses propres politiques de ressources humaines et programmes de formation. Les enseignants ainsi que d'autres professions sont suivis dans leurs rapports avec les immigrés afin de garantir à ceux-ci un traitement équitable. La ligue finlandaise pour les Droits de l'homme fait état de discrimination à l'égard des Roms. Des programmes de soutien spécifiques sont menés dans les écoles pour aider les élèves issus de minorités à s'intégrer dans le système éducatif.
Le peuple indigène Sami représente moins de 0,1% de la population ; leur langue et leur culture sont protégées et jouissent d'un soutien financier. La minorité Sami jouit de l'intégralité des droits politiques et civiques et d'une certaine autonomie dans leurs affaires internes. Ils ont le droit d'utiliser leur langue maternelle à l'école et en contact avec l'administration. Aucun rapport ne fait état de discrimination à l'égard des Sami à l'école ou dans d'autres services.
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Liberté académique
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Aucune restriction de la liberté académique n'a été constatée. L'accès à Internet n'est pas contrôlé et est facilement disponible.
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Egalités des sexes
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Les hommes et les femmes bénéficient de droits identiques en matière judiciaire. Une priorité élevée est donnée à l'égalité des sexes mais la discrimination économique subsiste encore. Le salaire moyen des femmes représente 82% du salaire des hommes. Les hommes contrôlent les postes à hautes responsabilités de l'industrie et de la finance, alors que les femmes occupent une majorité des postes moins bien payés. En 2005, une loi est entrée en vigueur pour renforcer la législation existante et améliorer l'égalité des sexes sur le lieu de travail par la promotion du principe d'un salaire égale pour un travail de même valeur.
Le harcèlement sexuel est interdit et la loi est respectée. Des formations sont disponibles pour les travailleurs sociaux qui sont en contact avec les populations immigrées afin de les aider à identifier des cas de violence de genre au sein des communautés immigrées. Des violations des droits de l'homme, telles que des faits de violence d'honneur, de mariage forcé et de mutilations génitales ont soulevé l'inquiétude. La violence à l'égard des femmes est toujours un problème. Les femmes sont encouragées à dénoncer les actes de violence domestique et les viols auprès de la police. La prostitution est légale et limitée aux appartements privés et à certains clubs dans les grandes villes. Le trafic des femmes à des fins d'exploitation sexuelle est problématique.
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Travail des enfants
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Des lois ont été mises en place afin de protéger les enfants de l'exploitation. Les enfants de moins de 16 ans ne peuvent travailler plus de 6 heures par jour ou travailler la nuit. Ces lois sont respectées.
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Droits syndicaux
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Les travailleurs ont le droit de fonder des syndicats et d'y adhérer, et environ 80% de la population active est syndiquée. Des conventions collectives basées sur des accords salariaux tripartites sont d'application. Les travailleurs non syndiqués perçoivent le même salaire que celui repris dans les conventions collectives existantes. Les travailleurs jouissent du droit de grève, à l'exception des employés du secteur public responsables des services essentiels. Les employés empêchés de faire grève ont la garantie d'un processus équitable grâce à un arbitrage. Une grève est légale lorsqu'un contrat de travail n'est pas effectif et que l'action se rapporte à une nouvelle négociation du contrat.
Le travail forcé ou obligatoire est illégal, mais des telles pratiques ont été constatées dans le cadre de la traite des femmes. Aucun salaire minimum n'est fixé par la loi. Les conventions collectives fixent les salaires. Les salaires négociés permettent d'assurer un niveau de vie décent au travailleur et à sa famille. La semaine de travail est de 5 jours et ne doit pas dépasser 40 heures.
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