| Dernière mise-à-jour: le 15 juin 2007 |
Introduction |
La Gambie est une république démocratique dont le Président a été réélu pour un mandat de cinq ans en 2001 puis réélu une nouvelle fois en 2006. Des élections périodiques ont lieu au suffrage universel. L'Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC) est majoritaire à l'Assemblée nationale et dans la plupart des conseils locaux.
Six femmes sont membres de l'Assemblée nationale qui compte 48 sièges et trois femmes sont membres du gouvernement qui en totalise 15 ; la Vice-présidente est une femme. Aucune information statistique n'est disponible sur le nombre de représentants des minorités au sein du corps législatif ou du gouvernement. Le Président est issu du groupe ethnique minoritaire Jola, qui était marginalisé par les administrations précédentes.
Le système judicaire est indépendant mais dans les niveaux inférieurs il serait soumis à l'influence de la branche exécutive. Les Cours supérieures font preuve d'une plus grande indépendance. Les chefs de village président les tribunaux locaux au niveau des villages. Le droit coutumier, la loi de la Charia et le droit civil sont tous reconnus.
La discrimination basée sur la race, la religion, le sexe, le handicap, la langue ou le statut social est interdite. Des efforts sont consentis pour appliquer ces dispositions mais la discrimination existe.
Des soldats sont accusés de maltraiter et de torturer des détenus.
L'économie de marché repose sur l'agriculture de subsistance.
La liberté d'expression et de la presse sont limitées par la législation et des intimidations. L'autocensure est courante parmi les journalistes. L'accès à la télévision par satellite est disponible mais trop coûteux pour la majorité de la population. Le président de la Gambia Press Union a été averti que les journalistes qui continueraient à critiquer le gouvernement recevraient une leçon. L'accès à Internet n'est pas limité.
Le commerce en êtres humains existe, bien qu'une loi anti-trafic ait été promulguée et qu'un groupe de travail multi agences travaille à la résolution du problème. Les enfants qui se prostituent dans les principales zones touristiques sont souvent mineurs ; certains auraient seulement 12 ans. Le pays serait un des lieux favoris des pédophiles européens. La plupart des victimes du trafic ont entre 16 et 18 ans et sont des immigrants ou des réfugiés de Sierra Leone, du Libéria, du Sénégal et de la Guinée-Bissau ; ce sont des garçons et des filles, et nombre d'entre eux ont fui la guerre et sont sans famille.
La discrimination à l'encontre des personnes infectées par le VIH/SIDA décourage les personnes séropositives de l'assumer publiquement. Le gouvernement a instauré un Plan stratégique national de cinq ans qui prévoit la fourniture de soins, de traitements et de soutien aux personnes atteintes du VIH/SIDA.
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Droit à l’éducation
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Une éducation gratuite et obligatoire pour les enfants de 7 à 15 ans est prévue par la loi, mais les familles doivent assumer des frais de scolarisation à tous les niveaux et l'accès à l'éducation est également limité par le nombre d'écoles disponibles. Les filles représentent environ 40% des élèves du primaire et approximativement 33% des étudiants de l'enseignement secondaire. La pauvreté conjuguée avec des facteurs socioculturels limite les opportunités en matière d'éducation pour les filles, surtout dans les zones rurales. Un programme national qui vise à garantir la gratuité de l'éducation à toutes les filles est en cours de mise en uvre. Le nombre de filles dans l'enseignement primaire a augmenté, avec un taux net de scolarisation (TNS) pour les filles qui est passé de 62% en 1999 à 77% en 2004.
La Child Protection Alliance encourage la protection des enfants contre les mauvais traitements. L'Alliance a organisé des ateliers à travers le pays à l'intention des enseignants afin de leur proposer des alternatives aux châtiments corporels.
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Education de la petite enfance (EPE)
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Le programme d'EPE, d'une durée de quatre ans, commence à l'âge de trois ans. Le taux net de scolarisation (TNS) est de 27%. Parmi les 800 enseignants qui travaillent à ce niveau, 56% sont des femmes. Le ratio enseignant/élèves (REE) est de 1/38.
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Enseignement primaire
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L'éducation est obligatoire de 6 à 16 ans. L'enseignement primaire commence à l'âge de 6 ans et s'étale sur 6 ans. 51% des élèves sont des filles. Le TNS est de 75%. 4 666 enseignants (dont 31% de femmes) travaillent à ce niveau. Le REE est de 1/37.
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Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
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L'enseignement secondaire commence à 13 ans et s'achève 6 ans plus tard. 2% des étudiants de l'enseignement secondaire supérieur suivent des programmes professionnels techniques. Le TNS est de 45%. L'enseignement secondaire totalise 2 035 enseignants, dont 1 109 dans le secondaire inférieur (16% de femmes) et 926 dans le secondaire supérieur (12% de femmes). Le REE dans le secondaire inférieur est de 1/51 et de 1/31 dans le secondaire supérieur.
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Enseignement post-secondaire et supérieur
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1 530 étudiants (19% de femmes) étudient dans des établissements d'enseignement supérieur. 3 456 étudiants gambiens étudient à l'étranger, principalement en France (2 866), au Canada (228), en Allemagne (150), au Maroc (107) et aux Etats-Unis (105).
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Enfants à besoins spéciaux
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Les discriminations à l'encontre des personnes physiquement handicapées sont illégales dans l'éducation et l'accès aux autres services gouvernementaux. Cependant, des discriminations sociales ont lieu et les personnes souffrant de graves handicaps sont généralement assumées par leurs familles et des organisations caritatives. Les personnes souffrant de handicaps moins graves sont intégrées dans la société et certaines ont un emploi.
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Enfants réfugiés
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La Constitution prévoit l'octroi du statut de réfugié ou de l'asile conformément à la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés et à son Protocole de 1967 et le gouvernement a établi un système pour assurer la protection des réfugiés. Le pays héberge environ 600 réfugiés sénégalais et approximativement 1 500 autres réfugiés venus de la République du Congo, de la République Démocratique du Congo, de l'Erythrée, de l'Ethiopie et du Libéria.
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Minorités et peuples autochtones
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Le pays comprend divers groupes ethniques, dont le groupe des Mandinka qui représente 40% de la population. Le reste de la population comprend les Fula, les Wolof, les Jula et les Serahuli, ainsi qu'une petite communauté de Aku, qui cohabitent sans conflits intertribaux.
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Liberté académique
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Les rapports ne font état d'aucune restriction intrinsèque de la liberté académique mais les limites imposées à la liberté de la presse sont susceptibles d'empêcher également les professeurs universitaires d'exprimer librement leurs opinions dans les salles de classe.
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Egalités des sexes
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Des discriminations sociales envers les femmes dans le domaine de l'éducation et de l'emploi auraient lieu. Dans le secteur formel, les femmes ont les mêmes niveaux de salaires que les hommes, et aucune discrimination statutaire ne semble exister. Cependant, la majorité des femmes travaillent dans l'agriculture de subsistance, dans le commerce sur les marchés ou dans l'industrie du tourisme. La loi de la Charia est appliquée en matière de divorce et d'héritage pour les musulmans, qui représentent plus de 90% de la population.
Les violences domestiques sont rarement dénoncées aux autorités car la police considère que de tels incidents constituent des problèmes domestiques hors de leur juridiction. Les mutilations génitales féminines sont répandues dans les zones rurales mais moins courantes parmi les femmes instruites et les citadines. Aucune loi ne traite du harcèlement sexuel mais il ne semble pas constituer un problème répandu.
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Travail des enfants
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L'âge minimum légal d'embauche est fixé à 14 ans. Le manque d'accès aux opportunités éducatives, particulièrement dans l'enseignement secondaire est une des causes du travail des enfants. De nombreux enfants travaillent dans des fermes et comme vendeurs dans les rues, où l'application de la loi est faible.
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Droits syndicaux
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Les travailleurs sont libres de former des syndicats et d'y adhérer, à l'exception des fonctionnaires. La Confédération syndicale internationale accuse le gouvernement de ne pas mettre en uvre les 8 conventions clés de l'OIT relatives aux droits au travail. Le gouvernement soutient qu'il a l'intention de réviser la Loi sur le travail mais ne l'a pas encore fait. Les travailleurs, à l'exception de la police, de l'armée et d'autres fonctionnaires spécifiques, bénéficient du droit de grève. La négociation collective est autorisée. Les travailleurs des zones franches d'exportation ont les mêmes droits que les autres travailleurs. Le travail forcé ou obligatoire est interdit par la loi mais existe néanmoins.
Des conseils industriels tripartites fixent les salaires minimums et les heures de travail. Le salaire journalier minimum est d'environ US$ 0,41 (12 dalasi) pour les travailleurs non qualifiés et ne garantit pas un niveau de vie décent au travailleur et à sa famille. La semaine légale de travail était de 48 heures.
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