| Dernière mise-à-jour: le 20 juin 2007 |
Introduction |
L'Islande est une république démocratique parlementaire dont les représentants sont élus périodiquement au parlement monocaméral, au suffrage universel lors d'élections libres et équitables. Le Président est chef de l'Etat et élu au suffrage direct pour un mandat de 4 ans. Le Premier ministre, désigné par le Président, est à la tête du gouvernement. L'Althingi (parlement) constitue la branche législative du gouvernement.
En 2003, les élections ont vu le Parti de l'Indépendance et le Parti Progressiste déjà au pouvoir se faire réélire pour former un gouvernement de coalition ; le Président a également été réélu. 19 femmes siègent à l'Althingi qui compte 63 parlementaires et 3 des 12 ministres sont des femmes. De même, 2 femmes font partie des 9 membres de la Cour suprême. Aucune minorité ne figure dans le corps législatif.
Le système judiciaire est indépendant aux yeux de la loi et dans la pratique. Le pays n'a pas d'armée. Les rapports ne mentionnent pas d'abus de la part des forces de sécurité.
L'économie de marché offre un niveau de vie élevé.
La liberté d'expression et de la presse sont garanties dans la loi et dans la pratique. Les médias expriment un large éventail de points de vue, sans restriction. L'accès à Internet n'est pas limité.
La religion officielle, le luthérianisme, reçoit un financement public et les membres du clergé sont rémunérés en tant que fonctionnaires. Tous les citoyens âgés de 16 ans et plus paient une taxe d'église de US$121 (isk 7 800). Ceux qui ne sont pas membres d'un groupe religieux paient la taxe à l'Université d'Islande.
La traite des personnes est illégale mais des rapports relatent que des femmes sont victimes de trafic à des fins d'exploitation sexuelle, essentiellement dans des strip-clubs ou des salons de massage.
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Droit à l’éducation
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L'école est obligatoire jusqu'à l'âge de 15 ans et gratuite jusqu'à l'université. 85% des élèves suivent les cours de l'enseignement secondaire. Le pays compte 2 universités et environ 40% de ceux qui quittent l'école fréquentent l'université. Des écoles techniques, professionnelles et spécialisées, y compris un collège de formation des enseignants, sont également disponibles pour les étudiants du postsecondaire. Une instruction religieuse chrétienne est donnée dans les écoles publiques bien que les élèves puissent être exemptés des cours d'éducation religieuse.
Une éducation visant à lutter contre les préjugés et encourager la tolérance est incorporée dans le programme national et fait partie des cours de compétences de vie et de sociologie. Un Médiateur pour les enfants, indépendant du gouvernement, a pour mission de protéger les droits, les intérêts et le bien-être des enfants.
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Education de la petite enfance (EPE)
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Le programme, d'une durée de trois ans, débute à l'âge de 3 ans. 5% de l'EPE relève du secteur privé. Le taux net de scolarisation (TNS) est de 91%. Sur les 3 571 enseignants en EPE, 97% sont des femmes. Le ratio enseignant/élèves (REE) est de 1/5.
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Enseignement primaire
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L'éducation est obligatoire de 6 à 16 ans. L'enseignement primaire commence à l'âge de 6 ans et s'étale sur 7 ans. Le TNS est de 99% (46% de filles). Tous les élèves qui s'inscrivent en première année achèvent la dernière année de l'enseignement primaire. Il y a 2 982 enseignants dans l'éducation primaire (78% de femmes). Le REE est de 1/11.
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Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
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L'enseignement secondaire commence à 13 ans et s'achève 7 ans plus tard. 34% des étudiants de l'enseignement secondaire supérieur suivent des programmes professionnels techniques. Le TNS est de 86%. L'enseignement secondaire totalise 2 788 enseignants dont 1 252 (78% de femmes) dans le secondaire inférieur et 1 536 (48% de femmes) dans le secondaire supérieur. Le REE dans le secondaire inférieur est de 1/11 et de 1/14 dans le secondaire supérieur.
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Enseignement post-secondaire et supérieur
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12 374 étudiants (dont 64% d'étudiantes) étudient dans l'enseignement supérieur, soit un taux brut de scolarisation de 62%. Des étudiants islandais étudient à l'étranger, essentiellement au Danemark (1 081), aux Etats-Unis (488), en Suède (434), au Royaume-Uni (317) et en Norvège (251).
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Enfants à besoins spéciaux
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La discrimination est interdite à l'égard des personnes souffrant de handicaps dans l'enseignement ou dans d'autres services publics. Les personnes handicapées reçoivent une assistance pour vivre et travailler en société, et ont la préférence pour les emplois gouvernementaux lorsqu'elles sont aussi qualifiées que d'autres candidats. Toutefois, les défenseurs des intérêts des personnes handicapées notent que la mise en uvre n'est pas à la hauteur de cette politique. Les personnes handicapées constituent la majorité de la population défavorisée. Des programmes d'éducation spécialisée sont proposés aux enfants à besoins spéciaux.
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Enfants réfugiés
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La loi prévoit l'octroi du statut de réfugié ou de l'asile conformément à la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés ou à son Protocole de 1967 et le gouvernement a établi un système pour assurer la protection des réfugiés. Les demandeurs d'asile, en attendant que leur statut soit déterminé, sont admissibles pour bénéficier de soins de santé, de permis de travail et d'une éducation publique pour leurs enfants. Les enfants réfugiés reçoivent une assistance spéciale ainsi qu'un soutien psychologique et social.
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Minorités et peuples autochtones
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La population est largement homogène mais l'immigration a pour effet d'accroître la population minoritaire. Les immigrants de couleurs sont appelés « nouveaux venus ». Les femmes asiatiques et les enfants appartenant aux groupes minoritaires déclarent être la cible de railleries. La discrimination sociale à l'égard des minorités devient problématique.
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Liberté académique
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Les rapports ne mentionnent aucune violation de la liberté académique.
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Egalités des sexes
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Le ministre des Affaires sociales désigne un Conseil pour l'égalité de statut, lequel émet des recommandations pour réaliser l'égalité entre hommes et femmes sur le marché du travail. Une loi promulguée en 2003 accorde aux deux parents 3 mois de congé payés à la naissance d'un enfant ainsi qu'un congé supplémentaire de 3 mois que les parents peuvent prendre individuellement ou répartir entre eux. Le congé parental est rémunéré à hauteur de 80% du salaire et s'applique aux secteurs public et privé. Environ 75% des femmes participent au marché du travail. Un système complet de garde d'enfants subventionnée permet aux parents de travailler. Un salaire égal pour un travail de valeur égal est une obligation mais il existe un écart en termes de rémunération, les femmes gagnant 15% de moins que les hommes. Seuls 22 des 147 professeurs de l'université nationale sont des femmes.
La violence à l'encontre des femmes demeure un problème ; les statistiques de la police indiquent que son taux est faible mais de nombreux cas ne sont pas signalés.
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Travail des enfants
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La loi interdit le travail des enfants de moins de 16 ans dans les usines, les navires ou en d'autres endroits jugés dangereux et cette loi est mise en application. Les enfants âgés de 14 ou 15 ans peuvent travailler à temps partiel ou pendant les vacances scolaires, dans le cadre d'un travail léger.
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Droits syndicaux
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Les travailleurs ont le droit de former des syndicats et d'y adhérer, et 85% des travailleurs admissibles sont syndiqués. Les cotisations syndicales, représentant 1% du salaire brut, sont déduites du salaire à la source et versées aux syndicats. Tous les travailleurs, qu'ils soient membres de syndicats ou non, contribuent au soutien des fonds d'invalidité, de grève et de pension. La négociation collective est largement mise en pratique et s'effectue sur une base industrielle ou sectorielle. Les conventions collectives déterminent le salaire, les heures et les conditions de travail. Les actions de grève sont uniquement interdites pour les travailleurs du secteur public qui fournissent des services essentiels en matière de santé ou de sécurité publique.
Le travail forcé ou obligatoire est interdit et cette disposition est mise en application. La loi ne fixe pas de salaire minimum légal. Les salaires sont négociés dans des contrats collectifs et permettent d'assurer un niveau de vie décent à un travailleur et sa famille. La semaine de travail normale fixée par la loi est de 40 heures.
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