| Dernière mise-à-jour: le 18 juin 2007 |
Introduction |
La Libye est un Etat autoritaire dont les principes directeurs sont issus du Livre vert du colonel Kadhafi. Le Congrès général du peuple est la branche législative de la Libye ; certaines de ses résolutions prennent le statut de loi fondamentale. Le Congrès est censé permettre aux citoyens de gouverner mais le véritable pouvoir politique repose entre les mains de Kadhafi depuis qu'il s'est emparé du pouvoir par un coup d'état en 1969.
L'Union socialiste arabe est le seul parti politique et toute autre activité politique est considérée comme une trahison. Le Congrès général du peuple (CGP), unicaméral, est la branche législative du gouvernement. Il comprend 760 membres élus indirectement pour des mandats de trois ans. Les Comités révolutionnaires empêchent les dissidences politiques et approuvent les candidats au CGP. Une femme est membre du CGP, le gouvernement n'en comprend aucune. Aucune disposition n'existe pour des élections directes. Le système judiciaire n'est pas indépendant et la corruption toucherait tous les niveaux du gouvernement. Le népotisme sur base de l'origine tribale serait commun.
La discrimination basée sur la race, le sexe, la religion, le handicap ou le statut social est interdite cependant la loi n'est pas appliquée. Les femmes et les minorités tribales souffrent de discrimination sociale.
Les forces de sécurité détiennent souvent des prisonniers hors de toute communication. L'impunité constitue un problème. Bien que l'Islam soit la religion officielle, certains groupes islamiques sont interdits. Un appareil de renseignements de sécurité considérable exerce un contrôle étroit et les détenus politiques seraient nombreux.
Dans l'économie planifiée centralement, les recettes pétrolières comptent pour 95% des recettes des exportations. Les sanctions économiques internationales ont été levées mais la population a vu décliner son niveau de vie.
La liberté d'expression est autorisée « dans les limites de l'intérêt public et selon les principes de la révolution ». Les critiques envers le dirigeant ou la politique gouvernementale sont interdites et l'autocensure est pratiquée par les journalistes. Il n'existe pas de stations de radio ou de télévision privées mais la télévision par satellite est disponible.
Le pays est un point de transit pour le trafic des femmes de l'Afrique vers l'Europe. Des efforts sont faits pour combattre ce trafic. Amnesty International rapporte que 6 médecins étrangers accusés d'avoir délibérément inoculé le VIH à des enfants ont déclaré avoir subi des tortures visant à leur faire avouer des faits sur la base desquels ils ont été condamnés à mort.
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Droit à l’éducation
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L'éducation est subventionnée depuis l'enseignement primaire jusqu'au niveau universitaire. L'éducation est obligatoire jusqu'à 14 ans. Parmi les enfants en âge d'être scolarisés, 96% fréquenteraient l'école primaire et la plupart atteindraient au moins la sixième année. Seulement 53% des filles et 71% des garçons suivent l'enseignement secondaire. La baisse des recettes a entraîné des coupures budgétaires et l'éducation en a pâti. Le taux d'alphabétisation est le plus élevé de l'Afrique du Nord, plus de 88% de la population étant capable de lire et d'écrire.
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Education de la petite enfance (EPE)
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Le programme, d'une durée de deux ans, commence à l'âge de 4 ans. Le taux net de scolarisation (TNS) est de 8%. Parmi les 1 796 enseignants qui travaillent à ce niveau, 99% sont des femmes. Le ratio enseignant/élèves (REE) est de 1/10.
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Enseignement primaire
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L'éducation est obligatoire de 6 à 14 ans. L'enseignement primaire commence à l'âge de 6 ans et s'étale sur 6 ans. 49% des élèves du primaire sont des filles. 3% de l'enseignement à ce niveau relève du secteur privé. Le TBS serait de 112%.
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Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
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L'enseignement secondaire commence à 12 ans et s'achève 6 ans plus tard. A ce niveau, 3% de l'enseignement est privé. 49% des étudiants de l'enseignement secondaire supérieur suivent des programmes professionnels techniques. Le TBS dans le secondaire inférieur est de 122% et de 88% dans le secondaire supérieur.
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Enseignement post-secondaire et supérieur
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375 028 étudiants (51% d'étudiantes) étudient dans des établissements supérieurs, soit un TBS de 56 %. 3 032 étudiants libyens étudient à l'étranger, principalement au Royaume-Uni (1 221), en Malaisie (346), en France (247), en Allemagne (236) et au Canada (178).
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Enfants à besoins spéciaux
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Aux yeux de la loi, les enfants handicapés ont droit à l'éducation mais aucun renseignement actuel n'est disponible sur les efforts faits par le gouvernement pour aider les personnes handicapées.
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Enfants réfugiés
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La Libye n'a pas signé la Convention des Nations unies de 1951 relative au statut des réfugiés ou son Protocole de 1967. Aucun système n'existe au sujet des réfugiés et des demandeurs d'asile. Le HCNUR a évalué que le pays totalisait 12 000 réfugiés urbains et 43 000 réfugiés au total.
Human Rights Watch (HRW) a accusé le gouvernement libyen de soumettre les immigrants, les demandeurs d'asile et les réfugiés à de graves abus des droits humains, y compris des passages à tabac, des arrestations arbitraires et un retour forcé. Le rapport de HRW, intitulé : Stemming the Flow : Abuses Against Migrants, Asylum Seekers and Refugees (Endiguer la marée : Abus à l'encontre des migrants, des demandeurs d'asile et des réfugiés), explique comment les autorités libyennes ont arrêté des étrangers sans-papiers, les ont maltraités lors de leur détention et les ont renvoyés de force dans des pays où ils pouvaient être victimes de persécutions et de tortures, comme en Erythrée et en Somalie.
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Minorités et peuples autochtones
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Environ 97% de la population est d'origine arabo-berbère. Les 3% restants sont composés de minorités ethniques de Berbères, d'Africains subsahariens, de Haratins et de Tebous. En outre, il y a de petits groupes ethniques d'Egyptiens, d'Italiens, de Grecs, de Maltais, de Tunisiens et d'Arméniens. Des accusations sont faites concernant des discriminations basées sur le statut tribal. La langue officielle est l'arabe tandis que le tamazight (la langue des Berbères libyens) ne bénéficie pas du statut officiel.
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Liberté académique
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La liberté académique est limitée. Les professeurs et les enseignants qui abordent des sujets politiques sensibles risquent d'être renvoyés ou détenus. L'accès à Internet est fourni par un fournisseur unique, bien que le nombre d'utilisateurs d'Internet augmente.
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Egalités des sexes
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En vertu de la Proclamation constitutionnelle, les femmes sont égales aux hommes, toutefois les pratiques traditionnelles défavorisent les femmes. La loi de la Charia régit la succession, le divorce et le droit à la propriété. Le statut des femmes a progressé au cours de ces dernières années mais des restrictions continuent. Pour voyager, une femme doit demander la permission à un parent masculin et si le voyage se fait à l'étranger, un proche parent masculin doit l'accompagner. Les femmes représentent actuellement 22% de la main-d'uvre. Les différences de genre en matière d'éducation ont diminué dans les zones urbaines.
Les violences domestiques sont interdites par la loi mais la question des mauvais traitements au sein de la famille n'est pas abordée. Le violeur d'une jeune fille doit se marier avec elle si la famille de cette dernière l'exige ou purger une peine de prison. Les mutilations génitales féminines ne sont pas illégales et sont pratiquées sur les filles dans les zones reculées du pays.
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Travail des enfants
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L'âge minimum d'embauche est fixé à 18 ans. Aucune information n'est en ce moment disponible sur le travail des enfants.
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Droits syndicaux
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Les travailleurs ont le droit de fonder des syndicats et d'y adhérer. La National Trade Union's Federation est administrée par le système du Comité du peuple. Les travailleurs étrangers ne peuvent rejoindre l'organisation. La négociation collective n'est pas autorisée. Tous les accords entre les syndicats et les employeurs sont soumis à la validation du gouvernement. Les travailleurs n'ont pas le droit de grève. Certains salaires ne sont pas payés. Un gel des salaires du secteur public, imposé il y a plus d'une décennie, est maintenu en dépit d'une inflation élevée.
Le salaire mensuel moyen de US$ 170 (86,9 dinars) ne suffit pas à garantir un niveau de vie décent au travailleur et à sa famille. Les locations, les services publics, le pétrole et les aliments de base sont subventionnés. Les travailleurs étrangers ne sont pas égaux devant la loi. La semaine légale de travail est de 48 heures.
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