| Dernière mise-à-jour: le 20 juin 2007 |
Introduction |
La Lituanie est une république démocratique dont le parlement (Seimas) est dirigé par un Premier ministre. Le président de la Lituanie est le chef de l'Etat et peut être élu pour un maximum de 2 mandats consécutifs de 5 ans. Le président est également le commandant en chef et est chargé de superviser la politique étrangère et la sécurité avec l'approbation du parlement. Le Premier ministre est nommé par le président. Le Conseil des ministres est désigné par le Premier ministre et nommé par le président. Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement et le pouvoir législatif incombe au gouvernement et au parlement. 71 des 141 sièges du parlement sont élus directement, et 70 sont élus par la représentation proportionnelle.
Les élections présidentielles et européennes, organisées en 2005, ont été suivies d'élections parlementaires nationales qui ont été jugées libres et équitables. Les femmes ont obtenu 35 sièges au parlement.
Des plaintes ont été émises en ce qui concerne un manque de transparence dans le financement de la campagne. Transparency International dénonce le fait qu'une nouvelle loi sur le financement des campagnes ne permet pas d'assurer une transparence suffisante. Le système judiciaire est indépendant. La commission chargée d'enquêter sur les crimes des occupants nazi et soviétique poursuit son travail. Le Parti communiste de la Lituanie et les organisations du régime soviétique sont interdits.
La discrimination fondée sur la race, le sexe, le statut social ou l'origine ethnique est interdite mais persiste à l'égard de certains groupes.
Des rapports mentionnent une diminution des incidents de traitement dégradant commis par la police et de bizutage des recrues militaires. Transparency International signale la corruption et le népotisme en tant que problèmes existant chez certains fonctionnaires, membres de la police et professionnels de la santé. La corruption est également dénoncée en tant que problème dans les universités.
L'accès du public aux informations du gouvernement est garanti mais certains départements sont peu disposés à fournir les informations demandées. La liberté d'expression et de la presse sont garanties et des médias actifs et indépendants proposent divers points de vue. Sous certaines conditions, les journalistes peuvent recevoir l'ordre de révéler leurs sources. L'accès à Internet n'est pas limité. Le contrôle de la correspondance est illégal mais certaines accusations de surveillance et d'écoutes clandestines sont portées.
Le trafic des femmes et des filles à des fins d'exploitation sexuelle constitue un problème. En dépit des efforts du gouvernement, le trafic augmente et la Lituanie constitue un pays d'origine, de transit et de destination pour les femmes et les filles victimes de trafic à des fins d'exploitation sexuelle.
L'on signale une recrudescence des remarques antisémites faites par les médias et certains politiciens. Un groupe de travail a été constitué afin d'élaborer une législation renforçant les peines pour incitation à la discorde, à l'antisémitisme, au racisme et à la xénophobie.
Certains médecins sont accusés de divulguer aux employeurs des informations confidentielles qui violent la vie privée des patients séropositifs. Les homosexuels souffrent d'exclusion sociale. La Ligue lituanienne des homosexuels se plaint d'abus physiques et d'insultes dans la rue et dans les mass media.
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Droit à l’éducation
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L'enseignement est obligatoire et gratuit jusqu'à l'âge de 15 ans. Seuls 1% des enfants dans ce groupe d'âge ne fréquente pas l'école. Le transport scolaire est assuré pour les enfants des zones rurales et un repas gratuit à l'école est disponible pour un tiers des enfants à l'école. Les orphelinats sont progressivement remplacés par des foyers-résidences ou des familles d'accueil, permettant aux enfants de fréquenter les écoles communautaires. Davantage de formation, de surveillance et de soutien des familles d'accueil s'avère nécessaire.
Plusieurs milliers d'enfants des rues ont accès aux services publics gratuits. Un programme d'éducation sur l'holocauste est enseigné dans les écoles afin de promouvoir le développement d'une société tolérante. Les instituts d'enseignement public peuvent proposer une instruction religieuse dans les religions reconnues par l'Etat mais la participation aux cours de religion n'est pas obligatoire.
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Education de la petite enfance (EPE)
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Le programme, d'une durée de trois ans, débute à l'âge de 4 ans. Le taux net de scolarisation (TNS) est de 60%. Tous les 11 123 enseignants de l'EPE sont des femmes. Le ratio enseignant/élèves (REE) est de 1/8.
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Enseignement primaire
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L'éducation est obligatoire de 7 à 15 ans. L'enseignement primaire commence à l'âge de 7 ans et s'étale sur 4 ans. Le TNS est de 92% (49% de filles). Parmi les élèves qui s'inscrivent en première année, 98% achèvent la dernière année de l'enseignement primaire. 1% des élèves doublent une année ou plus. On compte 11 800 enseignants au niveau primaire (98% de femmes). Le REE est de 1/16.
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Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
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L'enseignement secondaire commence à 11 ans et s'achève 8 ans plus tard. 2% des étudiants de l'enseignement secondaire inférieur et 26% des étudiants de l'enseignement secondaire supérieur suivent des programmes professionnels techniques. Le TNS est de 94%. 1% des élèves doublent une année ou plus. L'enseignement secondaire totalise 41 215 enseignants dont 30 507 (81% de femmes) dans le secondaire inférieur et 10 708 (78% de femmes) dans le secondaire supérieur. Le REE est de 1/11 dans le secondaire inférieur et de 1/10 dans le secondaire supérieur.
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Enseignement post-secondaire et supérieur
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167 606 étudiants (dont 60% de femmes) étudient dans l'enseignement supérieur, soit un taux brut de scolarisation de 69%. 6 926 étudiants lituaniens étudient à l'étranger, essentiellement en Allemagne (1 701), en Fédération de Russie (1 690), aux Etats-Unis (691), en Pologne (628) et en Lettonie (507).
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Enfants à besoins spéciaux
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La discrimination à l'encontre des personnes handicapées est illégale dans le domaine de l'éducation et des autres services gouvernementaux. La pension versée par l'Etat aux handicapés est inférieure au salaire minimum, en sorte que de nombreux handicapés vivent dans la pauvreté. Le gouvernement finance un réseau d'infrastructures destinées aux handicapés, y compris des centres de soins de jour et en résidence pour les malades mentaux adultes. Un partenariat entre le gouvernement et les entreprises a fourni des ordinateurs avec accès à Internet à quelque 25 centres pour handicapés.
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Enfants réfugiés
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La loi prévoit l'octroi du statut de réfugié ou de l'asile conformément à la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés ou à son Protocole de 1967 et le gouvernement a établi un système pour assurer la protection des réfugiés.
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Minorités et peuples autochtones
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Les groupes minoritaires ethniques russe, polonais, bélarusse, ukrainien, tatare et karaïtes, représentent 16,5% de la population. La discrimination à l'égard des minorités ethniques ou nationales est illégale mais l'intolérance persiste. La communauté des Roms est celle qui souffre le plus de la discrimination dans tous les aspects de la vie, y compris l'éducation. Un programme a été approuvé afin de renforcer la tolérance et réduire la discrimination à l'égard des minorités, et le gouvernement finance un centre social et une école communautaire pour les Roms.
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Liberté académique
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Les rapports ne mentionnent aucune violation de la liberté académique. Le Comité du Conseil de l'Europe sur la Culture, la Science et l'Education a salué le soutien offert par la Lituanie à l'Université des humanités européennes, contrainte de quitter le Bélarus pour s'exiler en Lituanie.
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Egalités des sexes
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L'égalité des droits pour les hommes et les femmes est garantie en droit mais une discrimination à l'égard des femmes est signalée. Des programmes de discrimination positive en faveur des femmes ont été adoptés. Malgré les garanties de salaire égal pour un travail de valeur égale, les femmes sont souvent moins bien payées que les hommes. Le salaire moyen pour une femme représente 81% de celui d'un homme, et ce taux chute à 75% dans le secteur public. Les femmes sont sous-représentées dans certaines professions libérales, dans les affaires et dans la gestion.
La violence domestique n'est pas un délit pénal mais fait l'objet de poursuites en vertu des lois sur les agressions. Peu de cas d'abus sont signalés. Le harcèlement sexuel est interdit par la loi. Dans le cadre d'une enquête, 14% des étudiantes universitaires ont déclaré avoir été victimes de harcèlement sexuel.
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Travail des enfants
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L'âge minimum pour exercer un emploi est de 16 ans ; les enfants âgés de 14 et 15 ans peuvent exécuter des travaux légers, qui n'interfèrent pas avec leur scolarité, et avec le consentement écrit de l'école et des parents. Les enfants ne peuvent travailler que 2 heures par jour durant l'année scolaire ou 12 heures par semaine. Pendant les vacances, ils peuvent travailler 7 heures par jour ou 32 heures par semaine. Les statistiques indiquent que 10% des enfants qui travaillent le font illégalement, le plus souvent dans le secteur agricole où les enfants sont très peu payés. Toutefois, les lois sur le travail des enfants sont généralement mises en application.
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Droits syndicaux
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Les travailleurs ont le droit de former des syndicats et d'y adhérer, et environ 10% de la main-d'uvre est syndiquée. Les travailleurs sont de plus en plus engagés sur base de contrats à court terme qui ne sont pas toujours renouvelés. La négociation collective a lieu mais n'est pas encore très répandue. Les fonctionnaires gouvernementaux qui assument des responsabilités en matière de sécurité ne disposent pas des droits de négociation collective. Environ 90% des entreprises ne sont pas syndiquées et les salaires sont souvent fixés sans consultation ni négociation. Les travailleurs bénéficient du droit de grève, sauf ceux des services essentiels.
Le travail forcé ou obligatoire est illégal cependant des rapports indiquent que de telles pratiques se produisent. Le salaire minimum de US $178 (500 LTL) par mois ne permet pas d'assurer un niveau de vie décent à un travailleur et sa famille. Selon les rapports, le salaire moyen s'élève à US$427 (1 222 LTL) par mois. Le temps de travail ne peut excéder 48 heures sur une période de 7 jours.
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