| Dernière mise-à-jour: le 18 juin 2007 |
Introduction |
Macao est une Région administrative spéciale (RAS) de la République populaire de Chine qui dispose d'un degré d'autonomie élevé sauf en matière de défense et d'affaires étrangères.
En vertu de la Loi fondamentale, les résidents sont protégés contre la discrimination fondée sur la nationalité, les origines, la race, le sexe, la langue, la religion, les opinions politiques, les convictions idéologiques, le niveau éducatif, le statut économique ou la condition sociale. La loi est mise en application.
Un comité électoral de 300 membres élit le Chef de l'exécutif. Le suffrage universel n'est pas l'objectif de la Loi fondamentale. 58% des électeurs enregistrés ont participé aux troisièmes élections législatives à Macao pour élire 12 des 29 législateurs ; des groupements d'intérêt élisent 10 membres et le Chef de l'exécutif en désigne 7. Les législateurs ne peuvent initier une législation concernant la structure politique, les actions gouvernementales ou les dépenses publiques de la RAS. 6 femmes font partie de l'assemblée qui compte 29 membres et les femmes occupent plusieurs postes de haut-fonctionnaires. 3 minorités ethniques comptent des membres à l'assemblée.
Le système judiciaire est indépendant en droit. Les tribunaux peuvent statuer sur des questions qui relèvent de « la responsabilité du gouvernement populaire central ou qui concernent les relations entre les autorités centrales et la Région administrative spéciale.» Avant de rendre un jugement définitif dans de telles affaires, les tribunaux doivent obtenir une interprétation de la part du Comité permanent auprès du Congrès national populaire de Chine et ensuite « suivre l'interprétation du Comité permanent. »
Une commission indépendante émet des recommandations à l'attention du Chef de l'exécutif pour la nomination des juges à tous les niveaux. Les accusations d'abus commis par les forces de sécurité font l'objet d'une enquête et l'impunité ne constitue pas un problème. Les allégations de corruption dans le secteur public font également l'objet d'une enquête.
La liberté d'expression et de la presse sont respectées. L'accès aux informations du gouvernement n'est pas garanti par la loi. Le pouvoir exécutif fait des publications en ligne en chinois et en portugais.
Le trafic est qualifié de crime. Les victimes de trafic ne reçoivent pas d'assistance du gouvernement.
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Droit à l’éducation
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Les résidents ont droit à l'éducation indépendamment de leur race, convictions religieuses, politiques ou idéologiques. La fréquentation scolaire est obligatoire pour les enfants âgés de 5 à 15 ans. Les écoles publiques et les écoles privées subventionnées proposent une éducation de base couvrant une année au jardin d'enfants, l'école primaire et l'école secondaire. Une assistance est offerte aux familles qui ne peuvent assumer les frais de scolarité. Les enfants des immigrants illégaux sont exclus de l'éducation. La répartition des sexes est équilibrée.
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Education de la petite enfance (EPE)
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Le programme débute à l'âge de 3 ans et dure 3 années. 94% de l'EPE relève du secteur privé. Le taux net de scolarisation (TNS) est de 85% (47% de femmes). L'EPE compte 459 enseignants (dont 99% de femmes), dont 99% sont formés. Le ratio enseignant/élèves (REE) est de 1/26.
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Enseignement primaire
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L'enseignement primaire commence à l'âge de 6 ans et dure 6 années. 47% des élèves à ce niveau sont des filles. 6% des élèves doublent une année ou plus. Tous les élèves qui s'inscrivent en première année atteignent la dernière année de l'enseignement primaire. Le niveau primaire compte 1 632 enseignants (89% de femmes) dont 91% sont qualifiés (77% des hommes, 93% des femmes). Le REE est de 1/24.
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Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
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Le programme débute à l'âge de 12 ans et dure 6 années. L'enseignement obligatoire se termine à l'âge de 14 ans. 50% des élèves du secondaire sont des filles. 94% de l'enseignement secondaire est privé. 5% des étudiants suivent des programmes d'enseignement professionnel. 10% des élèves doublent une année ou plus. L'enseignement secondaire compte 2 001 enseignants, dont 1 139 (61% de femmes) dans le secondaire inférieur et 862 (51% de femmes) dans le secondaire supérieur, et 64% des enseignants du niveau secondaire sont qualifiés (51% des hommes, 73% des femmes). Le REE est de 1/24 dans le secondaire inférieur et de 1/22 dans le secondaire supérieur.
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Enseignement post-secondaire et supérieur
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24 815 étudiants étudient dans l'enseignement supérieur, soit un taux brut de scolarisation de 69%. A ce niveau, 67% des établissements sont privés. 14 568 étudiants étrangers étudient à Macao, la vaste majorité provenant des pays de l'Est asiatique. Dans le même temps, 853 étudiants de Macao étudient à l'étranger, principalement aux Etats-Unis (374), en Australie (282), au Royaume-Uni (107), au Japon (45) et au Portugal (20).
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Enfants à besoins spéciaux
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Les rapports ne mentionnent aucun cas de discrimination à l'encontre des personnes handicapées dans le domaine de l'éducation ou des autres services. Une aide financière et à la réhabilitation est accordée aux personnes handicapées et 24 infrastructures de réhabilitation bénéficient de financements. Les services incluent des centres de jour, des centres d'éducation et de formation préscolaire, des centres de formation professionnelle et pour l'emploi et un service de bus de réhabilitation. Les programmes pour les personnes présentant des handicaps physiques et mentaux sont destinés à faciliter l'accès à l'éducation. Les ONG qui proposent des services aux handicapés reçoivent une assistance financière. 13 écoles proposent des programmes pour enfants handicapés à travers des programmes d'éducation spécialisée.
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Enfants réfugiés
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La loi prévoit l'octroi du statut de réfugié ou de l'asile conformément à la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés et à son Protocole de 1967. Macao coopère avec le HCNUR. Les enfants migrants n'ont pas droit à l'éducation.
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Minorités et peuples autochtones
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La discrimination fondée sur la race ou l'origine ethnique est illégale et les droits des minorités ethniques, en particulier des Macanais, sont respectés. Le portugais est parlé par environ 2% de la population. La langue chinoise a un statut officiel et l'utilisation du chinois dans la fonction publique a augmenté ces dernières années.
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Liberté académique
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Il n'existe pas de restrictions de la liberté académique ou de l'accès à Internet.
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Egalités des sexes
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La législation sur l'égalité des chances s'applique à toutes les organisations. Le principe d'un salaire égal pour un travail de valeur égale est prévu par la loi. La discrimination fondée sur le sexe ou les aptitudes physiques est interdite. Les femmes sont devenues plus actives et plus visibles dans les affaires. Il existe une discrimination salariale dans certains secteurs en dépit de la législation. La violence conjugale est punissable. Aucune loi n'aborde le harcèlement sexuel.
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Travail des enfants
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Il est interdit aux mineurs âgés de moins de 16 ans de travailler, sauf s'ils disposent des autorisations spéciales occasionnelles accordées pour les enfants âgés de 14 et 15 ans. Les enfants travaillent dans des entreprises familiales et sur des bateaux de pêche pendant les vacances. Les conventions de l'OIT sur le travail des enfants sont en vigueur.
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Droits syndicaux
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Les travailleurs ont le droit de former des syndicats et d'y adhérer, à l'exception des fonctionnaires et des travailleurs immigrés. Les conventions de l'OIT appliquées avant le transfert restent en vigueur. La plupart des syndicats du secteur privé sont membres de la China Federation of Trade Unions (FTU). Le pays compte 173 syndicats indépendants reconnus. Environ 79% des travailleurs du secteur public sont syndiqués. Les conventions entre employeurs et travailleurs sont valides mais le droit à la négociation collective n'est pas garanti. Les coutumes locales privilégient l'emploi sans présenter l'avantage des contrats écrits. Les grèves sont autorisées mais aucune n'est signalée.
Le travail forcé ou obligatoire est illégal. Aucun salaire minimum n'est prévu. La législation sur le travail prévoit une semaine de travail de 48 heures. Les travailleurs migrants perçoivent souvent une rémunération inférieure à celle des résidents locaux pour l'exécution du même travail. Ils vivent dans des dortoirs, travaillent entre 10 et 12 heures par jour et doivent généralement de l'argent aux sociétés d'exportation pour l'obtention de leur emploi.
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