| Dernière mise-à-jour: le 18 juin 2007 |
Introduction |
Le Mali est une république démocratique multipartite gouvernée par le Président, qui est le chef de l'Etat, le chef du gouvernement et le commandant en chef des forces armées. Le Président est élu pour un maximum de deux mandats de 5 ans. Le Président nomme le Premier ministre comme chef du gouvernement. Le Conseil des ministres, conduit par le Président, est composé du Premier ministre et de 22 ministres, dont 6 sont des femmes. L'Assemblée nationale compte 160 membres élus pour un mandat de 5 ans à l'occasion d'élections au suffrage universel et jugées libres et justes. 147 membres de l'Assemblée nationale (qui comprend actuellement 15 femmes) sont élus dans les circonscriptions et les 13 autres membres sont élus par les Maliens qui résident à l'étranger.
Huit partis politiques sont représentés à l'Assemblée. 14 membres de l'Assemblée nationale et 2 membres du gouvernement sont issus de minorités ethniques marginalisées des régions de Gao, Tombouctou et Kidal. Le système judiciaire est indépendant aux yeux de la loi mais sujet à des influences de la branche exécutive. On dénonce des pratiques de corruption et de trafic d'influence dans le système légal. Les conflits locaux sont résolus par les chefs et les aînés des villages.
La discrimination basée sur l'origine sociale, la couleur de peau, la langue, le sexe ou la race est interdite et la loi est généralement appliquée.
On dénonce des pratiques de corruption au sein des pouvoirs publics et de la police ainsi que des lynchages et des faits d'auto-justice. Le Mali est un des pays les plus pauvres au monde et dans le district de Douentza, qui est le plus pauvre, 90% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.
La liberté d'expression et de la presse sont protégées par la loi et différents points de vue sont exprimés. L'accès à Internet n'est pas limité.
Le trafic des enfants est illégal mais subsiste. Un programme a été élaboré pour réhabiliter les victimes et informer sur les dangers du trafic. Le pays est une source, un point de transit et de destination pour le trafic des enfants qui travaillent ensuite dans les champs de riz, les mines, effectuent des tâches domestiques ou se prostituent. Un logement et une protection sont offerts aux victimes.
Le gouverneur de Bamako a refusé de reconnaître une association d'homosexuels.
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Droit à l’éducation
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L'éducation gratuite est obligatoire jusqu'à l'âge de 12 ans. Les parents doivent assumer les frais d'uniformes et de fournitures scolaires, ce qui est difficile pour de nombreuses familles. Un manque d'écoles dans les zones rurales accroît les difficultés d'accès à l'éducation de base. Environ 80% de la population vit dans des communautés rurales.
A tous les niveaux de l'enseignement, la scolarisation des filles est plus faible que celle des garçons, en partie en raison des mariages précoces. Les faibles taux d'inscription sont également dus aux pénuries d'enseignants causées par les bas salaires et leurs mauvaises conditions de travail, à un manque de fournitures et de matériels et à de mauvaises infrastructures. Seulement 12% des femmes savent lire et écrire.
On compte 852 médersas officielles (écoles coraniques) dont le programme inclut l'étude du Coran, la lecture, l'écriture et les mathématiques. 10% de tous les élèves de l'enseignement primaire étudient dans les médersas, qui sont des écoles privées auxquelles le gouvernement peut proposer des manuels, des formations d'enseignants, des matériels pédagogiques et qui sont contrôlées par le Ministère de l'Education. Les écoles coraniques dépendent des dons des parents, par conséquent leurs enfants, connus sous le nom de garibouts, mendient pour obtenir cet argent. Certains rapports dénoncent le fait que ces enfants passent plus de temps à mendier que dans les classes.
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Education de la petite enfance (EPE)
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Le programme, d'une durée de quatre ans, débute à l'âge de 3 ans. Le taux net de scolarisation (TNS) est de 2%.
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Enseignement primaire
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L'éducation est obligatoire de 7 à 15 ans. L'enseignement primaire commence à l'âge de 7 ans et s'étale sur 6 ans. A ce niveau, 35% de l'enseignement est privé. Le taux net de scolarisation (TNS) est de 46% (43% de filles). Parmi les élèves qui s'inscrivent en première année, 66% continuent jusqu'en dernière année de l'enseignement primaire. 19% des élèves doublent une année ou plus. 26 737 enseignants (dont 28% de femmes) travaillent à ce niveau. Le ratio enseignant/élèves (REE) est de 1/52.
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Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
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L'enseignement secondaire commence à 13 ans et s'achève 6 ans plus tard. A ce niveau, 22% de l'enseignement est privé. 41% des étudiants de l'enseignement secondaire supérieur suivent des programmes professionnels techniques. Le TBS est de 22%. L'enseignement secondaire inférieur compte 6 878 enseignants (dont 15% de femmes). Le REE dans le secondaire inférieur est de 1/41.
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Enseignement post-secondaire et supérieur
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25 803 étudiants (21% d'étudiantes) étudient dans des établissements d'enseignement supérieur, soit un TBS de 2%. 1 221 étudiants venus de l'étranger étudient au Mali, tandis que 2 664 étudiants maliens étudiants à l'étranger, principalement en France (1 523), aux Etats-Unis (378), au Maroc (214), à Cuba (171) et au Canada (97).
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Enfants à besoins spéciaux
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Aucune loi ne protège particulièrement les droits des personnes handicapées dans l'éducation ou l'accès aux autres services gouvernementaux. Les ONG travaillent sur des projets visant à offrir une éducation aux enfants handicapés mais leur portée et leur capacité sont limitées et ne proposent pas une éducation adaptée à tous les types de handicaps. Peu d'autres programmes sont disponibles pour les enfants handicapés.
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Enfants réfugiés
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La loi prévoit l'octroi du statut de réfugié ou de l'asile conformément à la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés ou à son Protocole de 1967 et le gouvernement a établi un système pour assurer la protection des réfugiés. La guerre civile en Côte d'Ivoire, pays voisin, a porté un coup sévère à l'économie malienne et parmi les 2 millions de Maliens qui avaient émigré en Côte d'Ivoire en espérant y trouver une économie prospère, plus de 50 000 sont à présent revenu chez eux. Peu de renseignements actuels sont disponibles sur la situation des réfugiés.
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Minorités et peuples autochtones
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Contrairement à ce qui était le cas quelques années auparavant, aucun incident violent ne s'est produit entre les Arabes et les Kountas au nord du pays. La population est composée de Bambaras (52%), Fulani (11%), Soninkés (7%), Minianka (4%), Songhai (7%), Touaregs et Maures (5%) et d'autres groupes (14%). Généralement, les groupes ethniques vivent dans des régions différentes du pays ; la majorité Bambara habite dans la région de la capitale.
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Liberté académique
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Les rapports ne mentionnent aucune restriction ou violation de la liberté académique.
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Egalités des sexes
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Les femmes ne représentent que 15% de la main-d'uvre payée en raison de leur accès limité à l'éducation et à l'emploi. Le gouvernement est le premier employeur du pays et les femmes qui occupent des postes au sein de la fonction publique doivent recevoir un salaire égal pour un travail de valeur égale. Le harcèlement sexuel n'est pas abordé dans la loi. Un plan d'action national visant à réduire les inégalités entre hommes et femmes a été adopté.
La pratique des mutilations génitales féminines est fréquente et un plan a été adopté pour l'éradiquer d'ici 2008. L'âge légal du mariage pour les filles est fixé à 18 ans et à 21 ans pour les garçons. Les filles de moins de 15 ans peuvent se marier avec un accord parental ou juridique exceptionnel. Les mariages de mineurs sont un problème, particulièrement dans les zones rurales. Par exemple, parmi les Fulani, les Minianki et les Soninké, les parents concluent des contrats de mariage pour des filles de seulement 11 ans, bien que cette pratique soit illégale. La promotion de l'éducation des filles a aidé à réduire le nombre de mariages de mineurs.
Les violences domestiques sont fréquentes. La Code de la famille favorise les hommes ; les femmes sont vulnérables dans le domaine du divorce, de la garde des enfants et des droits de succession.
A moins que cela ne soit spécifié sur le certificat de mariage, le mariage est supposé polygame.
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Travail des enfants
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Avec un accord parental, les enfants âgés de 12 à 14 ans peuvent travailler 2 heures par jour durant les vacances scolaires ; les enfants âgés de 14 à 16 ans peuvent travailler jusqu'à 4½ heures par jour avec l'autorisation d'un inspecteur du travail ; ceux âgés de 16 à 18 ans peuvent effectuer des travaux qui ne sont pas éprouvants physiquement pendant 8 heures par jour (pour les garçons) et 6 heures par jour (pour les filles).
Cependant, la législation du travail n'est pas respectée dans l'agriculture, les mines et les tâches domestiques, où se produit la majorité du travail des enfants. L'apprentissage dans les commerces familiaux commence tôt. L'OIT enquête sur les formes abusives du travail des enfants.
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Droits syndicaux
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Les travailleurs peuvent fonder des syndicats et y adhérer, à l'exception du personnel militaire et des fonctionnaires de police. 95% des employés salariés sont syndiqués. La négociation collective est autorisée et environ 60% des travailleurs sont couverts par des conventions collectives. Le développement des syndicats en dehors des structures syndicales traditionnelles a entraîné davantage de négociations entre syndicats et employeurs. Les salaires sont fixés par des négociations tripartites pour les membres de l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) et de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali. Les accords conclus lors de ces négociations servent de modèles aux autres syndicats. Les niveaux des salaires de la fonction publique sont basés nationalement sur un index fixé par le gouvernement.
Les travailleurs bénéficient du droit de grève, à l'exception des fonctionnaires et des travailleurs des services essentiels. Le travail forcé ou obligatoire est interdit mais de telles pratiques sont dénoncées. Des relations de servitude entre les descendants des esclaves et de leurs anciens propriétaires continuent de lier différents groupes ethniques au nord.
Le taux national de salaire minimum est de US$ 53 (28 000 francs CFA) par mois ; ce taux ne garantit pas un niveau de vie décent au travailleur et à sa famille. La semaine de travail normale est de 40 heures.
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