En 2006, à la suite d'un référendum national, le Monténégro a notifié au gouvernement serbe qu'il allait quitter l'Union d'Etats de Serbie-Monténégro. Depuis lors, des élections nationales se sont tenues afin d'établir le gouvernement de la République du Monténégro, laquelle dispose d'un système de gouvernement présidentiel et parlementaire.
Les premières élections en République du Monténégro, nouvellement indépendante, ont eu lieu en septembre 2006. Organisées au suffrage universel, les élections ont été jugées libres et équitables, et le président sortant a été réélu. Le Parti pro-Union européenne a formé la Coalition pour le Monténégro européen et a remporté 41 sièges au parlement, qui en compte 81. Les blocs pro-serbes ont obtenu conjointement 23 sièges. Le nouveau Mouvement pour les changements, faisant campagne sur les thèmes de la lutte contre la corruption et du progrès économique, a obtenu 11 sièges. Les autres sièges ont été remportés par des partis représentant des minorités ethniques, essentiellement la minorité albanaise.
9 femmes ont été élues au parlement. Les ethnies albanaise et bosniaque ont pris part aux élections ; les Roms étaient sous-représentés dans le processus politique et dans le gouvernement.
La discrimination basée sur la race, le sexe, le handicap, la langue ou le statut social est interdite mais a encore cours. Le pouvoir judiciaire est indépendant en droit mais des rapports dénoncent l'inefficacité et la corruption en tant que problèmes.
Le gouvernement coopère avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. Certains rapports relèvent que la police a recours à une surveillance à l'encontre des partis de l'opposition et d'autres groupes. Les organisations opéreraient en partant du principe qu'elles pourraient être sous surveillance. Les Bosniaques (Musulmans) qui travaillent comme agents de police travaillent essentiellement dans le Sandzak, une région musulmane située au Nord. Amnesty International a demandé aux autorités monténégrines d'enquêter sur des allégations portées à l'encontre d'agents de police soupçonnés de torture et de mauvais traitement à l'égard de l'ethnie albanaise. Le gouvernement enquête sur les abus mais les poursuites et les jugements contre des policiers sont rares. La corruption et l'impunité constituent des problèmes. La perception du gouvernement comme étant corrompu serait très répandue.
Le Monténégro est en transition vers l'économie de marché. Le chômage a fortement augmenté, contribuant à une forte croissance de la pauvreté, ce qui exerce un impact sur le bien-être des enfants. Environ 12% de la population vit sous le seuil de la pauvreté. La pauvreté est la plus élevée chez les Roms, les réfugiés et les personnes déplacées. Les jeunes de moins de 30 ans constituent 70% des chômeurs.
Une législation sur l'accès aux informations a été adoptée et mise en uvre et des dossiers, remontant à 1945 et conservés par les agences de sécurité sous les précédents régimes, sont à présent ouverts aux personnes concernées. La liberté d'expression et de la presse sont garanties mais certaines restrictions existent. Malgré les pressions, les médias restent actifs et opèrent sans restriction de la part du gouvernement. Selon les rapports, les journalistes ne pratiqueraient pas l'autocensure bien qu'il existe la possibilité de poursuites pénales pour diffamation ou d'amendes importantes à l'encontre des journalistes. L'accès à Internet n'est pas limité.
Le trafic des personnes est un problème grave ; des personnes sont victimes de trafic à destination, à partir et au sein du Monténégro. Des rapports accusent la police et d'autres officiels d'implication dans le trafic. Des efforts visant à lutter contre le trafic ont été entrepris conjointement avec d'autres pays.
Une discrimination sociale à l'égard des homosexuels est signalée bien que la violence à leur encontre soit rare et ait été condamnée par le gouvernement.
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