| Dernière mise-à-jour: le 12 juin 2007 |
Introduction |
La République de Nauru, une île du Pacifique Sud, est dotée d'une instance législative parlementaire et démocratique. Les élections de 2004 ont été jugées généralement libres et équitables. Le Parlement élit un de ses membres au titre de Président, qui est à la fois le chef de l'Etat et le chef du gouvernement. Des élections périodiques libres et équitables sont organisées au suffrage universel et le vote est obligatoire. Le Parlement de 18 membres ne comprend aucune femme, bien que des femmes occupent des postes de hauts fonctionnaires.
La discrimination basée sur la race, le sexe, le handicap, la langue ou le statut social est interdite et la loi est observée.
Le système judiciaire est indépendant. La Cour suprême d'Australie peut réexaminer des affaires criminelles et civiles. Depuis 2002, les autorités australiennes détiennent des demandeurs d'asile à Nauru, et les groupes de défense de droits humains déclarent qu'il s'agit d'une violation des Constitutions de Nauru et de l'Australie. Les tribunaux des deux pays ont déclaré que cette détention était légale. Un accord avec la police australienne assure la formation de la police nauruane. Le gouvernement a pris des mesures visant à combattre la corruption.
La fermeture des mines de phosphate a entraîné une chute rapide de la richesse vers la pauvreté. Le développement des services financiers offshore a été suivi d'accusations de blanchiment d'argent et une enquête de l'OCDE a placé Nauru dans la liste des pays non-coopératifs, un événement qui a mis fin à ses activités bancaires offshore.
L'accès aux informations gouvernementales n'est garanti ni par la loi ni dans la pratique. La liberté d'expression et de la presse sont garanties et l'accès à Internet n'est pas limité.
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Droit à l’éducation
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L'éducation est obligatoire jusqu'à 16 ans. Le taux d'absentéisme scolaire qui s'élève jusqu'à environ 60% dans certaines écoles est une source d'inquiétude. La fermeture des mines de phosphate a laissé des travailleurs étrangers sans-emploi et incapables d'offrir une éducation à leurs enfants, même si celle-ci était auparavant de moindre qualité par rapport à celle proposée aux citoyens. De nombreux enfants ne terminent pas l'enseignement secondaire.
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Education de la petite enfance (EPE)
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Le programme, d'une durée de 3 ans, débute à l'âge de 3 ans. L'ensemble des 49 enseignants de l'EPE sont des femmes. Le ratio enseignant/élèves (REE) est de 1/13.
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Enseignement primaire
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L'enseignement est obligatoire de 5 à 16 ans. L'enseignement primaire commence à l'âge de 6 ans et dure 6 années. 47% des élèves sont des filles. Le taux brut de scolarisation (TBS) est de 84%. Parmi les élèves qui s'inscrivent en première année, 25% atteignent la dernière année de l'enseignement primaire. L'enseignement primaire totalise 63 enseignants (95% de femmes). Le REE est de 1/22.
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Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
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L'enseignement secondaire commence à l'âge de 12 ans et dure 6 années. Le TBS est de 59% dans le secondaire inférieur et de 9% dans le secondaire supérieur. L'enseignement secondaire totalise 34 enseignants (53% de femmes). Le REE est de 1/19 dans l'enseignement secondaire.
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Enseignement post-secondaire et supérieur
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Un étudiant étudie à l'étranger, au Royaume-Uni.
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Enfants à besoins spéciaux
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L'Etat n'a pas ordonné la mise en place de services pour les personnes handicapées. La crise économique a réduit les financements alloués aux secteurs de l'éducation et de la santé et par conséquent les enfants handicapés ont moins accès à ces deux services. Aucun soutien officiel n'est accordé aux personnes handicapées mentales. Un rapport à l'intention de l'ONU observait que seulement environ 2% à 5% des enfants handicapés avaient accès à l'école.
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Enfants réfugiés
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Nauru n'a signé ni la Convention des Nations unies de 1951 relative au statut des réfugiés ni son Protocole de 1967 et le gouvernement refuse d'offrir une réimplantation ou un asile aux réfugiés. Le gouvernement coopère avec le bureau du HCNUR. Depuis 2000, Nauru accueille 2 centres de détention et d'aide aux réfugiés financés par l'Australie et administrés par l'Organisation internationale pour les migrations. Les dossiers d'environ 1 200 réfugiés ont été traités à Nauru. Le gouvernement australien a fermé le centre et, au moment de la rédaction, en a expulsé 2 demandeurs d'asile.
Certains ont fait part de leurs préoccupations concernant les conditions de vie dans le centre. Le HCNUR a soutenu la réimplantation de certains réfugiés dans des pays autres que Nauru, bien que 93 enfants de moins de 12 aient été détenus à Nauru. Deux enfants handicapés mentaux ont été détenus pendant 4 ans puis, suite à leur remise en liberté, auraient eu besoin d'un traitement hospitalier.
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Minorités et peuples autochtones
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Les membres de l'ethnie chinoise composent 5% à 8% de la population. Ils ont été la cible d'attaques racistes. Selon certains rapports, les travailleurs sans-emploi de Tuvalu et Kiribati et leurs familles, qui sont restés dans le pays suite à la fermeture des mines de phosphate, sont victimes de discrimination.
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Liberté académique
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Aucune restriction de la liberté académique n'est dénoncée.
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Egalités des sexes
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Aux yeux de la loi, les femmes disposent des mêmes droits que les hommes, cependant la discrimination sociale limite leurs possibilités d'exercer leurs droits. Les filles bénéficient d'un accès égal à l'éducation et de l'égalité des chances dans ce domaine, et les femmes peuvent être propriétaires.
La violence conjugale est considérée comme une affaire privée et il est rare que des plaintes soient déposées devant la justice. Le harcèlement sexuel est un délit mais ne semble pas constituer un grave problème.
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Travail des enfants
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L'âge minimum d'embauche est fixé à 17 ans. Les employeurs du secteur formel respectent les lois relatives au travail des enfants. Des enfants de moins de 17 ans travaillent dans des entreprises familiales.
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Droits syndicaux
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Les travailleurs ont le droit de former des syndicats et d'y adhérer, néanmoins aucun syndicat n'existe dans le pays. L'impact d'une main-d'œuvre étrangère disposant de droits limités a compliqué le processus de formation d'un syndicat. La négociation collective n'est pas pratiquée et le droit de grève n'est pas abordé par la loi. Le travail forcé ou obligatoire est interdit et aucun rapport n'indique que de telles pratiques ont cours. Les salaires et les conditions de travail des fonctionnaires sont fixés par les règlements sur la fonction publique.
L'ensemble des fonctionnaires et des parlementaires reçoit un salaire de US$105 (140 dollars australiens) toutes les deux semaines. Les rapports indiquent que ce salaire ne garantit pas un niveau de vie décent au travailleur et à sa famille. Le salaire actuel est en baisse pour les travailleurs, même si avant l'application des nouveaux salaires du secteur public, des salaires ont été impayés pendant des mois. La semaine de travail, dans les secteurs public et privé, est de 36 heures pour les employés de bureau et de 40 heures pour les travailleurs manuels.
Certains salaires n'ont pas été versés aux travailleurs étrangers bloqués à Nauru en raison de la fermeture des mines. Le gouvernement a prévu d'accorder une aide de US$37 (50 dollars australiens) toutes les deux semaines à ces travailleurs étrangers ; au moment de la rédaction, le gouvernement de Taiwan a accepté de financer le rapatriement des travailleurs vers Kuvalu et Kiribati.
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