| Dernière mise-à-jour: le 12 juin 2007 |
Introduction |
Samoa est une démocratie parlementaire dont le système gouvernemental incorpore certaines coutumes traditionnelles. Le chef de l'Etat actuel, qui dispose de l'autorité exécutive et approuve toutes les lois, occupe ce poste de longue date et est nommé à vie mais son successeur sera élu par une Assemblée législative monocamérale pour un mandat de 5 ans. Le Premier ministre est généralement le dirigeant du parti majoritaire à l'Assemblée et il désigne les membres du gouvernement. Les membres de l'Assemblée législative sont élus parmi les chefs, ou Matai, des villages ethniques samoans. Lors des élections de 2006 au suffrage universel, 210 candidats au total ont présenté leur candidature pour 49 sièges, dont 2 étaient réservés à des non-Samoans ou à des personnes d'ascendance en partie samoane n'appartenant pas à un village.
Parmi ces candidats, 18 étaient des femmes. Les résidents samoans qui vivent à l'étranger peuvent voter s'ils s'inscrivent dans le pays. La scène politique samoane est dominée par 2 partis : le Parti pour la protection des droits de l'homme (HRPP) et le Parti démocratique unifié du Samoa. Le HRPP, au pouvoir, a remporté 30 sièges sur 49. 2 femmes ont été élues à l'Assemblée nationale.
La discrimination fondée sur la race, le sexe, le handicap, la langue ou le statut social est interdite et la loi est appliquée. Les privilèges et le pouvoir des Matai favorisent certaines familles.
Le système judiciaire est indépendant en droit et dans la pratique. La Cour d'appel est composée d'un panel de juges néo-zélandais retraités qui siègent une fois par an pendant plusieurs semaines. Les affaires civiles et criminelles sont souvent jugées par les assemblées des villages, dont les décisions sont reconnues. Les assemblées des villages peuvent prononcer une peine de bannissement. La corruption et l'impunité ne sont pas qualifiées de problèmes au sein de la police, toutefois on signale des cas de pratiques de corruption impliquant le mauvais usage des fonds publics.
La liberté d'expression et de la presse sont garanties et l'accès à Internet n'est pas limité. L'accès aux informations non classifiées est prévu par la législation.
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Droit à l’éducation
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L'éducation est obligatoire de 5 à 14 ans mais la loi n'est pas appliquée. L'éducation n'est pas gratuite et les enfants dont les parents ne peuvent assumer les frais de scolarité ne peuvent aller à l'école. A chaque niveau de l'enseignement, l'inscription et les manuels doivent être payés par les familles. Pourtant, la plupart des enfants sont scolarisés. Les châtiments corporels sont appliqués dans les écoles et au sein des familles.
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Education de la petite enfance (EPE)
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Le programme, d'une durée de 2 ans, débute à l'âge de 3 ans. La totalité de l'EPE relève du secteur privé. Le taux brut de scolarisation (TBS) est de 49%. L'EPE totalise 127 enseignants (94% de femmes). Le ratio enseignant/élèves (REE) est de 1/42.
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Enseignement primaire
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L'enseignement primaire commence à l'âge de 5 ans et dure 6 années. A ce niveau, 17% de l'enseignement est privé. Le taux net de scolarisation (TNS) est de 90% (45% de femmes). Parmi les élèves qui s'inscrivent en première année, 96% atteignent la dernière année de l'enseignement primaire. 1% des élèves doublent une année ou plus. L'enseignement primaire totalise 1 245 enseignants (73% de femmes). Le REE est de 1/25.
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Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
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L'enseignement secondaire commence à l'âge de 11 ans et dure 7 années. Le TNS est de 66%. 3% des élèves doublent une année ou plus. L'enseignement secondaire totalise 1 141 enseignants dont 358 (74% de femmes) dans le secondaire inférieur et 783 (53% de femmes) dans le secondaire supérieur. Le REE est de 1/25 dans le secondaire inférieur et de 1/19 dans le secondaire supérieur.
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Enseignement post-secondaire et supérieur
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356 étudiants samoans étudient à l'étranger, essentiellement en Nouvelle-Zélande (147), aux Etats-Unis (103), en Australie (65), au Japon (16) et en Papouasie-Nouvelle-Guinée (13).
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Enfants à besoins spéciaux
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Traditionnellement, les familles s'occupent des personnes handicapées. Des services consacrés à l'éducation spécialisée et au handicap existent à Samoa depuis plus de 20 ans. Jusque dernièrement, ces services étaient offerts par les ONG à travers des écoles spécialisées et des formations professionnelles ; tout était basé dans la capitale, Apia. En 1991, la loi de modification du système éducatif a confié au gouvernement la responsabilité du développement de l'éducation spécialisée. Un projet d'étude sur l'éducation spécialisée qui visait à identifier tous les enfants de moins de 14 ans présentant un handicap a évalué que 1 600 enfants étaient handicapés. Des programmes éducatifs correspondant à leurs besoins ont été mis sur pied.
En février 2001, le Département de l'Education de Samoa a ouvert la première unité d'éducation spécialisée dans l'école d'un village qui a embauché les premiers enseignants d'éducation spécialisée diplômés de la Faculté d'Education de l'Université nationale de Samoa, et l'année suivante 4 autres unités d'éducation spécialisée ont été ouvertes dans des villages ruraux. Les enseignants d'éducation spécialisée participent à un programme intensif de formation pratique en Nouvelle-Zélande. Des classes de langue des signes ont été offertes aux parents et aux enseignants des écoles rurales, ainsi qu'une formation pour les enseignants et les parents des enfants malvoyants. Une formation préalable en éducation spécialisée devrait devenir obligatoire.
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Enfants réfugiés
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Le pays a signé la Convention de l'ONU de 1951 sur le statut des réfugiés et son Protocole de 1967, cependant il n'a pas promulgué de loi-cadre ni instauré de système pour offrir une protection aux réfugiés. Le gouvernement était prêt à coopérer avec le bureau du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés pour aider les réfugiés mais le besoin n'est pas apparu au cours de l'année.
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Minorités et peuples autochtones
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Les Samoans représentent 92,6% de la population, les Euronésiens (personnes d'ascendance européenne et polynésienne) en représentent 7% et les Européens 0,4%. Le samoan et l'anglais sont les langues en usage. Les minorités peuvent poser leur candidature pour 2 sièges au sein de l'Assemblée.
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Liberté académique
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Les rapports ne mentionnent aucune restriction ou violation de la liberté académique. En 2006, le film « The Da Vinci Code » a été interdit sur les chaînes de télévision locales et dans les cinémas suite à des objections du Conseil des églises samoanes. Le bureau de la censure a interdit la vente et la location des futures versions du film pour usage privé.
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Egalités des sexes
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Aux yeux de la loi, les femmes et les hommes disposent des mêmes droits et des améliorations sont signalées pour le rôle des femmes. Des programmes d'alphabétisation et des formations pour les femmes qui n'ont pas terminé l'enseignement secondaire ont été mis sur pied afin d'aider les femmes à s'intégrer dans la vie économique.
La violence contre les femmes est interdite par la loi mais les mauvais traitements des femmes sont tolérés et seraient fréquents. Selon certains rapports, les assemblées villageoises empêchent la police d'intervenir dans les cas de violence conjugale. Le harcèlement sexuel n'est pas un problème répandu.
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Travail des enfants
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L'âge minimum d'embauche est fixé à 15 ans, bien que les enfants de moins de 15 ans puissent effectuer des « travaux sans danger et légers ». Dans les villes, des enfants travaillent comme vendeurs ambulants. Les services rendus au Matai ne sont pas considérés comme une forme de travail des enfants et certains Matai exigent que les enfants travaillent dans les fermes du village.
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Droits syndicaux
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Les travailleurs ont le droit de former des syndicats et d'y adhérer. Environ 20% des travailleurs du secteur privé sont syndiqués. La Public Service Association couvre tous les travailleurs du gouvernement, qui représentent environ 80% de la main-d'uvre salariée. La négociation collective est autorisée et pratiquée pour négocier les salaires et les conditions de travail. Les travailleurs disposent du droit de grève, y compris les employés de la fonction publique.
En 2005, une grève prolongée des médecins des hôpitaux publics qui protestaient contre leurs salaires et leurs conditions de travail a entraîné le départ du service public de la majorité des médecins. Le Ministre de la Justice a jugé que la grève était illégale mais les médecins ont ignoré un ordre de retour au travail. Une commission d'enquête a étudié les griefs des médecins et le gouvernement a approuvé son rapport mais les grévistes l'ont rejeté et seul un petit nombre de médecins est retourné au travail. Le Ministère de la Santé a publié des offres d'emploi pour les postes vacants des médecins qui les avaient abandonnés.
Le travail forcé ou obligatoire est interdit mais les personnes sont obligées de travailler pour leurs villages. Le salaire horaire minimum a augmenté jusque US$0,72 (WST$2,00), ce qui ne garantit pas un niveau de vie décent au travailleur et à sa famille. Une semaine de travail de 40 heures constitue la norme dans le secteur privé.
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