| Dernière mise-à-jour: le 18 juin 2007 |
Introduction |
La République démocratique de Sao Tomé et Principe est une démocratie multipartite avec un Président élu. Le Mouvement démocratique des forces du changement (MDFM) a remporté les élections de mars 2006, qui ont entraîné la réélection du Président et lui ont permis de nommer un allié au poste de Premier ministre. Les gouvernements précédents avaient des présidents et des premiers ministres rivaux. Les élections présidentielles et législatives, au suffrage universel, ont été jugées libres et justes. Quatre femmes font partie de l'Assemblée nationale qui totalise 55 sièges mais le gouvernement n'inclut aucune femme.
A la suite d'un coup d'état militaire avorté en 2003, un accord a été conclu pour instaurer un consensus national sur les priorités de développement du pays dans les domaines suivants : une modification du système de représentation à l'Assemblée nationale, l'amélioration des conditions de vie de l'armée, une réforme agraire, une législation et des règlements visant à maîtriser les revenus pétroliers du pays et une amélioration des secteurs de l'éducation et de la santé. Le système judiciaire est indépendant aux yeux de la loi mais reste soumis à des influences politiques.
L'égalité sans considération pour le sexe, la race, l'origine raciale, la tendance politique, la foi ou la conviction est prévue dans la législation mais des discriminations ont lieu.
Les policiers seraient mal formés et inefficaces et sont perçus comme corrompus. L'impunité constitue un problème. Les bas salaires des fonctionnaires contribuent à la corruption publique. 46% de la population vit dans la pauvreté et 35% dans l'extrême pauvreté. Une enquête est en cours au sujet d'accusations selon lesquelles le Président aurait accordé des droits pétroliers d'une façon non transparente.
La liberté d'expression et de la presse sont garanties dans la loi et respectées dans la pratique. L'Etat contrôle une agence de presse et la seule station de radio et chaîne de télévision, mais aucune loi n'interdit les émissions privées et l'accès à Internet n'est pas limité. Les journalistes pratiqueraient l'autocensure. L'accès aux informations gouvernementales n'est pas prévu par la loi cependant des mesures ont été prises pour améliorer la transparence.
Les personnes séropositives sont rejetées par leurs communautés et par leurs familles. Des dépistages du SIDA et des médicaments antirétroviraux gratuits sont offerts à certains patients. Les homosexuels subiraient des discriminations.
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Droit à l’éducation
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L'éducation est universelle et obligatoire jusqu'en sixième année et gratuite jusqu'à l'âge de 15 ans. Dans la réalité, certains élèves des zones rurales cessent d'aller à l'école après la quatrième année. Les familles doivent acheter des manuels et des uniformes, bien que ces derniers soient offerts aux enfants issus des familles pauvres. Les frais de transport et de scolarité empêchent certains élèves pauvres des zones rurales de suivre un enseignement secondaire.
Un programme des services sociaux a rassemblé les enfants des rues dans trois centres où ils reçoivent une éducation et une formation professionnelle, quoi que le surpeuplement ait poussé certains enfants à rentrer dans leurs familles la nuit. Sur l'ensemble de la population, 56,6% des personnes de 25 ans et plus n'auraient suivi aucune éducation formelle, 18,0% d'entre eux n'auraient pas terminé l'enseignement primaire et 19,2% n'auraient pas terminé l'enseignement secondaire.
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Education de la petite enfance (EPE)
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Le programme, d'une durée de trois ans, débute à l'âge de 4 ans. A ce niveau, 55% de l'EPE relève du secteur privé. Le taux net de scolarisation (TNS) est de 30%.
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Enseignement primaire
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L'éducation est obligatoire de 7 à 12 ans. L'enseignement primaire commence à l'âge de 7 ans et s'étale sur 6 ans. Le TNS est de 98% (49% de filles). Parmi les élèves qui s'inscrivent en première année, 60% continuent jusqu'en dernière année de l'enseignement primaire. 25% des élèves doublent une année ou plus. 929 enseignants (dont 56% de femmes) travaillent à ce niveau. Le ratio enseignant/élèves (REE) est de 1/32.
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Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
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L'enseignement secondaire commence à 13 ans et s'achève 5 ans plus tard. 2% des étudiants de l'enseignement secondaire supérieur suivent des programmes professionnels techniques. Le TNS est de 26%. 32% des élèves doublent une année ou plus. L'enseignement secondaire inférieur compte 195 enseignants (14% de femmes). Le REE est de 1/23 dans l'enseignement secondaire.
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Enseignement post-secondaire et supérieur
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52 282 étudiants étudient dans l'enseignement supérieur, soit un taux brut de scolarisation de 5%. A ce niveau, 21% de l'enseignement est privé. 570 étudiants étudient à l'étranger, principalement au Portugal (496), à Cuba (30), en France (26), aux Etats-Unis (5) et en Allemagne (2).
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Enfants à besoins spéciaux
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Des organisations locales ont critiqué le gouvernement pour ne pas avoir mis en uvre de programmes destinés aux personnes handicapées. La discrimination contre les personnes handicapées physiquement et mentalement est illégale et aucun rapport n'en fait état. L'UNICEF évalue que 62% des enfants ont reçu l'ensemble des vaccins nécessaires contre seulement 52% des enfants handicapés. Le manque de moyens de transport complique l'accès à l'école des enfants handicapés.
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Enfants réfugiés
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La loi ne prévoit pas l'octroi du statut de réfugié ou de l'asile conformément à la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés ou à son Protocole de 1967. Le gouvernement n'a pas établi de système pour assurer la protection des réfugiés. Le gouvernement coopère avec le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés et d'autres organisations humanitaires afin d'aider les réfugiés et les demandeurs d'asile.
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Minorités et peuples autochtones
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Les minorités ethniques comprennent les Angolares, qui sont les descendants d'esclaves d'Angola et des portugais.
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Liberté académique
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Les rapports ne mentionnent aucune restriction de la liberté académique.
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Egalités des sexes
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Les femmes et les hommes ont les mêmes droits politiques, économiques et sociaux. Les femmes bénéficient d'opportunités dans le domaine de l'éducation, des affaires et de l'administration mais continuent de souffrir de discrimination sociale. La tradition confie aux femmes la responsabilité d'élever les enfants et cela restreint leur accès à l'éducation et au monde professionnel ; un taux élevé de grossesses adolescentes réduit les opportunités des jeunes filles dans le domaine de l'éducation et de l'activité économique. 70% des foyers seraient dirigés par des femmes.
Le harcèlement sexuel n'est pas interdit par la loi et représente un problème. Les violences domestiques existent mais la tradition exige que les disputes domestiques ne sortent pas de l'environnement familial et les réticences à poursuivre les faits en justice permettent aux coupables d'agir en toute impunité.
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Travail des enfants
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L'âge minimum d'embauche est fixé à 18 ans. Les mineurs ne peuvent travailler plus de 7 heures par jour et plus de 35 heures par semaine. Dans le secteur salarié formel, la loi est respectée mais le travail des enfants représente un problème dans l'agriculture de subsistance, dans les plantations et dans le secteur informel, où les enfants travaillent très jeunes.
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Droits syndicaux
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Les travailleurs ont le droit de fonder des syndicats et d'y adhérer. Le secteur salarié formel est petit et son organisation repose sur 2 syndicats : l'União geral de trabalhadores (Union générale des travailleurs) et la Organização Nacional dos Trabalhadores de São Tomé e Principe (Organisation nationale des travailleurs de Sao Tomé et Principe). Les deux syndicats représentent les fonctionnaires, qui constituent la majorité des travailleurs salariés. La négociation collective est pratiquée, cependant, comme le gouvernement est le premier employeur, il se trouve en position de force lors des négociations sur les salaires et les conditions de travail. Le droit de grève est respecté pour tous les travailleurs y compris pour les employés du gouvernement et les travailleurs des secteurs essentiels. Une grève nationale pour une hausse des salaires a abouti à un accord négocié en 2005, bien que les clauses de cet accord n'aient pas encore été appliquées.
Le travail forcé ou obligatoire est illégal. Aucun salaire minimum national n'est fixé. Le salaire minimum des fonctionnaires est de US$ 40 (400 000 dobras) par mois, un montant insuffisant pour garantir un niveau de vie décent au travailleur et à sa famille. La loi spécifie certains domaines dans lesquels les fonctionnaires peuvent avoir un second emploi. Les fonctionnaires employés dans des secteurs tels que la justice, les finances, les douanes, l'enseignement et la Police d'enquête criminelle gagnent jusqu'à 400% de plus que les employés des autres services publics. La semaine légale de travail est de 40 heures.
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