| Dernière mise-à-jour: le 21 juin 2007 |
Introduction |
Saint-Kitts-et-Nevis est une fédération démocratique. La plus petite île qu'est Nevis possède une autonomie virtuelle, avec son propre Premier ministre et son propre corps législatif ainsi que le droit de faire sécession de la fédération. Les élections de 2004, organisées au suffrage universel et au scrutin secret ont entraîné la formation du gouvernement par le Parti travailliste de Saint-Kitts-et-Nevis (SKNLP), qui a obtenu 7 des 11 sièges du corps législatif. Des observateurs ont relevé que les élections étaient entachées de fraude électorale, d'intimidation et d'influence étrangère.
Le Gouverneur général, en tant que chef d'Etat, nomme 3 sénateurs, 2 sur recommandation du Premier ministre et 1 sur recommandation du chef de l'opposition. 2 femmes sont présentes au Parlement mais aucune ne fait partie du Gouvernement ; à Nevis, 1 ministre du Gouvernement et le président de l'Assemblée sont des femmes. Le pouvoir judiciaire est indépendant en droit et dans la pratique.
La discrimination fondée sur la race, l'origine, la naissance hors des liens du mariage, l'opinion ou l'affiliation politique, la couleur de peau, le sexe ou la croyance est interdite et la loi est appliquée mais une certaine discrimination est signalée.
Un tribunal peut condamner un prévenu au fouet et le châtiment corporel est légal. Des allégations de corruption au sein du gouvernement sont citées.
L'économie était dépendante de la canne à sucre mais le tourisme et le marché des services financiers ont été favorisés. Une entreprise publique est propriétaire de l'industrie sucrière et de 85% des terres arables.
L'accès aux informations n'est pas prévu par la loi mais un site Internet du gouvernement offre certaines informations. La liberté d'expression et de la presse sont garanties par la loi. L'accès à Internet n'est pas limité. Le trafic des personnes n'est pas un sujet traité par la loi mais cela ne semble pas constituer un problème.
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Droit à l’éducation
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L'enseignement est obligatoire, gratuit et universel jusqu'à l'âge de 16 ans. Plus de 98% des enfants terminent leurs études secondaires.
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Education de la petite enfance (EPE)
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Le programme, d'une durée de 2 années, débute à l'âge de 3 ans. A ce niveau, 61% de l'enseignement est privé. Le taux net de scolarisation (TNS) est de 83%. Sur les 278 enseignants travaillant à ce niveau, tous sont des femmes et 46% sont qualifiées. Le ratio enseignant/élèves (REE) est de 1/7.
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Enseignement primaire
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L'enseignement est obligatoire pour les enfants âgés de 5 à 16 ans. L'école primaire débute à l'âge de 5 ans et se poursuit pendant 7 années. 16% de l'enseignement primaire est privé. Le TNS est de 94% (50% de filles). Il y a 367 enseignants pour le primaire (85% de femmes), et 55% sont qualifiés. Le ratio enseignant/élèves est de 1/17.
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Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
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L'enseignement secondaire commence à 12 ans et s'achève 5 ans plus tard. A ce niveau, 3% de l'enseignement est privé. Le TNS est de 98%. 3% des élèves doublent une année ou plus. Il y a 421 enseignants du secondaire, 282 (59% de femmes) dans l'enseignement secondaire inférieur et 139 (60% de femmes) dans le secondaire supérieur. 35% des enseignants du secondaire sont qualifiés. Le REE dans le secondaire inférieur est de 1/11 et de 1/11 dans le secondaire supérieur.
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Enseignement post-secondaire et supérieur
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340 étudiants étudient à l'étranger, essentiellement aux Etats-Unis (167), à Cuba (65), en Jamaïque (30), au Royaume-Uni (27) et au Canada (22).
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Enfants à besoins spéciaux
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La discrimination à l'encontre des personnes handicapées n'est pas traitée dans la législation. Les rapports ne mentionnent pas de faits de discrimination à l'égard des personnes handicapées dans l'enseignement ou dans d'autres services publics.
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Enfants réfugiés
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Le pays est signataire de la Convention de 1951 des Nations unies concernant le statut des réfugiés mais n'a pas instauré de système pour offrir une protection aux réfugiés ou demandeurs d'asile.
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Minorités et peuples autochtones
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Les enfants rastafaris sont à présent autorisés à garder les cheveux longs à l'école. Ils déclarent que leurs membres sont victimes de discrimination sociale, notamment en matière d'embauche. Le pays compte également des minorités britanniques, indiennes et pakistanaises.
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Liberté académique
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Les rapports ne mentionnent pas de restrictions ni de violations de la liberté académique.
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Egalités des sexes
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La culture et la tradition restreignent le rôle des femmes. Si les femmes sont actives dans la main-d'uvre, elles occupent généralement moins de postes de premier rang que les hommes. La violence à l'égard des femmes constitue un problème. L'on relève des réticences à porter plainte ou à tenter d'obtenir justice auprès des tribunaux. Le harcèlement sexuel n'est pas traité dans la loi. L'âge du consentement est fixé à 16 ans.
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Travail des enfants
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Les enfants travaillent dans l'agriculture et le service domestique et aident dans l'agriculture familiale de subsistance. Les filles sont souvent engagées en tant que domestiques. Les enfants veillent souvent sur leurs frères et surs aux dépens de leur scolarité et travaillent comme domestiques ou baby-sitters. Le travail forcé est interdit et la loi est mise en application.
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Droits syndicaux
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Les travailleurs ont le droit de former des syndicats et d'y adhérer, à l'exception des membres de la police et des fonctionnaires, qui peuvent former des associations qui servent de syndicats. Environ 10% de la main-d'uvre est syndiquée. Le syndicat Saint Kitts Trades and Labour Union (SKTLU) est associé au Parti travailliste. La discrimination antisyndicale est interdite mais les employeurs ne sont pas tenus de réengager les travailleurs licenciés pour cause d'activités syndicales. La négociation collective est autorisée et des négociations ont lieu sur les salaires et les prestations. Le droit de grève n'est pas spécifié en droit mais des grèves ont lieu sans représailles. Les travailleurs qui assurent des services essentiels sont soumis à des restrictions en ce qui concerne les actions de grève.
Le travail forcé ou obligatoire est illégal et les rapports ne mentionnent pas de telles pratiques. Les prisonniers condamnés à plus de 30 jours de travaux forcés sont tenus de travailler pour obtenir des subsides lorsqu'ils sont libérés. Les taux de salaire minimum n'ont pas été actualisés depuis 1994. Le salaire minimum pour les travailleurs domestiques s'élève à US$ 56 (EC$ 150) par semaine et à US$ 74 (EC$ 200) pour les travailleurs qualifiés. Les salaires moyens sont plus élevés dans toutes les catégories professionnelles car les syndicats négocient les taux de salaire. Le salaire minimum ne permet pas d'assurer un niveau de vie décent à un travailleur et sa famille dans aucune catégorie. La semaine de travail normale compte de 40 à 44 heures à raison de 5 jours de travail par semaine.
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