| Dernière mise-à-jour: le 21 juin 2007 |
Introduction |
Saint-Vincent-et-les-Grenadines est une démocratie multipartite unicamérale. Le Gouverneur général est le chef de l'Etat et le Premier ministre est le chef du gouvernement. Le Gouvernement est désigné par le Gouverneur général, sur avis du Premier ministre. Sur les 21 sièges de l'Assemblée, 15 sont occupés par des membres élus et 6 sont occupés par des sénateurs nommés pour remplir un mandat de 5 ans.
En 2005, le Parti travailliste de l'Unité (ULP) a été réélu au suffrage universel à l'occasion d'élections qui ont été jugées libres et équitables par les observateurs. Les résultats obtenus dans 3 circonscriptions ont été contestés par l'opposition. Une organisation locale des droits de l'homme a également mentionné des irrégularités et critiqué les observateurs en raison de la période limitée pendant laquelle ils ont été présents dans le pays, étant donné qu'ils ne sont pas restés jusqu'à ce que tous les votes soient comptabilisés. L'ULP a remporté une majorité de 12 sièges. Il y a 2 femmes au Parlement et 3 au Gouvernement. Le pouvoir judiciaire est indépendant en droit et dans la pratique.
La discrimination fondée sur la race ou le sexe est interdite et la loi est mise en application.
Un groupe des droits de l'homme signale qu'un pourcentage élevé de condamnations se fondent sur les aveux et que ces aveux sont le résultat d'un recours à la force physique, à des fouilles et saisies illégales et de la non-communication adéquate de leurs droits aux personnes arrêtées. La communauté des Rastafaris se plaint d'être visée par les autorités judiciaires. Un plan national de lutte contre la corruption est en place mais la corruption est dénoncée en tant que problème.
L'accès aux informations est accordé en droit et dans la pratique. La liberté d'expression et de la presse sont garanties. Les médias sont indépendants et expriment sans restriction des points de vue divers. L'accès à Internet n'est pas interdit.
Les rapports mentionnent une augmentation des cas de VIH/SIDA. Des programmes éducatifs ont débuté dans les prisons.
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Droit à l’éducation
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L'enseignement primaire est obligatoire, gratuit et universel. En 2005, l'enseignement secondaire est devenu universel. Les abandons scolaires font l'objet d'un contrôle si les enfants quittent l'école avant l'âge de 16 ans. Un programme d'habilitation des jeunes consiste essentiellement en un programme d'apprentissage pour les jeunes qui sont intéressés par l'apprentissage d'un métier. Quelque 500 jeunes y sont inscrits, et perçoivent des subsides s'élevant à US$ 148 (EC$ 400) par mois ; les employeurs du secteur privé proposent un paiement supplémentaire dans certains cas.
Le Comité des droits de l'enfant des Nations unies signale que les enfants dont l'infection par le VIH/SIDA est connue sont victimes de discrimination dans les écoles. Le Comité est également préoccupé par la pratique du châtiment corporel dans les écoles, dans le système judiciaire ainsi qu'au sein de la famille et recommande que le gouvernement promulgue une législation pour en interdire l'usage.
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Education de la petite enfance (EPE)
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Le programme, d'une durée de 2 années, débute à l'âge de 3 ans. Tout l'enseignement, à ce niveau, est privé. Le taux net de scolarisation (TNS) est de 86%. Les 338 enseignants travaillant à ce niveau sont tous des femmes. Le ratio enseignant/élèves (REE) est de 1/11.
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Enseignement primaire
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L'enseignement est obligatoire pour les enfants âgés de 5 à 15 ans. L'école primaire débute à l'âge de 5 ans et se poursuit pendant 7 années. Le TNS est de 94% (48% de filles). Parmi les élèves qui s'inscrivent en première année, 79% achèvent la dernière année de l'enseignement primaire. 6% des élèves doublent une année ou plus. 1 005 enseignants (73% de femmes) travaillent à ce niveau et 72% d'entre eux sont qualifiés. Le ratio enseignant/élèves est de 1/17.
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Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
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L'enseignement secondaire commence à 12 ans et s'achève 5 ans plus tard. 23% des élèves de l'enseignement secondaire inférieur suivent des programmes techniques professionnels. Le TNS est de 62%. 10% des élèves doublent une année ou plus. Il y a 515 enseignants pour l'enseignement secondaire, dont 376 (57% de femmes) dans le secondaire inférieur et 139 (58% de femmes) dans le secondaire supérieur. 42% des enseignants du secondaire sont qualifiés. Le ratio enseignant/élèves est de 1/20 dans les écoles secondaires.
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Enseignement post-secondaire et supérieur
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544 étudiants étudient à l'étranger, essentiellement aux Etats-Unis (183), à Cuba (136), au Royaume-Uni (77), à Trinidad et Tobago (72) et à la Jamaïque (43).
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Enfants à besoins spéciaux
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Selon les rapports, les enfants atteints de handicaps sont confrontés à une discrimination en raison de l'absence d'une législation spécifique offrant des infrastructures appropriées ainsi que des politiques et des programmes efficaces pour les intégrer dans les écoles. Une école pour personnes handicapées consiste en un petit centre de réhabilitation pour une demi-douzaine de personnes ; plusieurs cours sont également proposés. La plupart des personnes souffrant de handicaps sévères quittent rarement leur domicile en raison du manque de soutien nécessaire.
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Enfants réfugiés
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Le gouvernement est signataire de la Convention de l'ONU sur le statut des réfugiés de 1951 et de son Protocole de 1967, mais n'a pas instauré de système pour la protection des réfugiés. Les victimes de l'ouragan Ivan sont restées dans le pays jusqu'à ce qu'ils puissent retourner chez eux.
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Minorités et peuples autochtones
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Le Comité des Nations unies sur la discrimination raciale relève des rapports sur les droits de l'homme qui relatent une discrimination à l'égard des Amérindiens et des Asiatiques. Le Comité a relevé que ces groupes sont surreprésentés dans la tranche des bas salaires de l'économie et que les membres de certaines minorités considèrent être l'objet d'une discrimination de la part de la majorité. Le Comité sur les droits de l'enfant a instamment demandé au gouvernement de veiller à la pleine mise en uvre des dispositions de lutte contre la discrimination, en accordant une attention particulière aux enfants infectés ou affectés par le VIH/SIDA, aux enfants souffrant de handicaps et à la discrimination raciale.
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Liberté académique
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Les rapports ne mentionnent aucune restriction ou violation de la liberté académique.
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Egalités des sexes
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Les femmes disposent des mêmes droits que les hommes pour hériter ou partager des biens ainsi qu'en ce qui concerne le droit de la famille. Elles ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale mais, dans la pratique, les salaires des femmes sont en moyenne plus faibles que les salaires des hommes. Le harcèlement sexuel n'est pas interdit par la loi et les rapports faisant état de harcèlement sexuel sur le lieu de travail ont augmenté. La différence en ce qui concerne l'âge minimum légal du mariage des filles (15 ans) et des garçons (16 ans) est discriminatoire, et dans les deux cas, cet âge est très bas. La violence à l'égard des femmes constitue un problème et la violence domestique reste impunie.
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Travail des enfants
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L'âge minimum pour exercer un emploi est de 16 ans ; les travailleurs peuvent demander une carte d'assurance nationale dès l'âge de 16 ans. La fin de l'obligation scolaire est fixée à 15 ans et les enfants qui abandonnent l'école à cet âge sont absorbés dans le marché du travail en tant qu'apprentis. On signale un travail des enfants dans les bananeraies familiales au moment de la cueillette. Le service gouvernemental de l'emploi pour les jeunes propose une formation et a augmenté les opportunités d'emploi ; certains jeunes sont employés dans les ministères gouvernementaux pendant une période pouvant aller jusqu'à un an.
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Droits syndicaux
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Les travailleurs ont le droit de former des syndicats et d'y adhérer, bien que la loi n'oblige pas les employeurs à reconnaître les syndicats. Environ 10% de la main-d'uvre est syndiquée. La négociation collective est autorisée mais peu répandue dans la pratique. Le droit de grève est reconnu, sauf pour les travailleurs qui assurent des services essentiels, parmi lesquels figurent l'approvisionnement en électricité, en eau, les services hospitaliers et de police. Le travail forcé ou obligatoire est interdit par la loi.
Tous les 2 ans, le Conseil des salaires (Wages Council) révise le salaire minimum et fixe les minimums salariaux par secteur et par type de travail. Le salaire minimum ne permet pas d'assurer un niveau de vie décent à un travailleur et sa famille, et la plupart des travailleurs gagnent davantage que le salaire minimum. La loi fixe les temps de travail par catégorie, et ces temps oscillent entre 40 et 44 heures de travail hebdomadaire.
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