Baromètre de l’IE sur les droits humains et syndicaux dans le secteur de l’éducation
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Timor Leste
République démocratique du Timor-Leste
Données sur le pays    
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  Pré-primaire Primaire Secondaire Post-secondaire % de
Timor Leste Total %F %P TBS TNS Total %F %P TBS TNS REE Réussite
% Total
Réussite
% F
Total %F %P TBS TNS REE Total %F %P TBS PIB Dépenses
publiques
2009 213783 47,51 186042,00 112,55 82,00 29,06 84335 65420,00 51,00 16727 40,02 15,20 16,81 15,52
2008 0,00 201264 47,30 174733,00 106,65 75,94 68,51 68,37 11,29 11,72
2007
2006
2005 6987 50,94 10,48 177970 46,89 100,08 68,90 34,15 74822 48,71 54,73 23,68
2004 156628 47,13 382,52 183483 47,08 152,49 50,71 73005 48,11 50,92 27,61
2003 183800 146,47 46,82
2002 3935 10,59 183626 139,67 50,84 34,25 28,36 6349 52,87 10,16
2001 188900 137,98 50,83 30,68 20,12 28,36
2000
1999
Dernière mise-à-jour: le 13 juin 2007

Introduction

La République démocratique du Timor-Leste (Timor oriental) a élu sa première assemblée constituante de 88 membres lors d'élections libres et équitables, organisées sous la tutelle de l'ONU, en 2002.La mission de soutien de l'ONU a pris fin en mai 2005. Le Président, chef de l'Etat, est élu pour un mandat de 5 ans. Le Président possède un pouvoir de veto sur certaines lois et désigne le dirigeant du parti majoritaire comme Premier ministre. Le Premier ministre dirige le gouvernement.

Suite à une flambée de violence en 2006, le Conseil de sécurité de l'ONU a envoyé une force de maintien de la paix supplémentaire pour réprimer les troubles. Des manifestations dans la capitale, Dili, en soutien à 591 soldats qui avaient été congédiés pour avoir déserté leurs baraquements, se sont transformées en une émeute de masse. Le Premier ministre a été accusé d'avoir armé un commando de civils et de leur avoir ordonné de tuer ses adversaires politiques. Le Président et plusieurs ministres gouvernementaux ont déclaré au Premier ministre qu'il devait démissionner ou qu'ils se chargeraient de le congédier. Le Premier ministre a déclaré qu'il démissionnerait si le parti au pouvoir, Fretilin, l'exigeait. Le 26 juin 2006, le Premier ministre a démissionné et son successeur José Ramos Horta a été nommé le 8 juillet. Comme les affrontements entre les milices rivales et les militaires s'apaisaient, les casques bleus australiens ont commencé à se retirer du pays, cependant plus de 2 000 casques bleus et officiers de police resteront dans la capitale jusqu'à ce que des élections aient lieu à la fin de l'année 2007.

L'assemblée compte 23 femmes et 3 femmes sont ministres au gouvernement. Le Premier ministre et le Ministre de la Défense sont membres de groupes minoritaires ethniques. Le système judiciaire est indépendant en droit et dans la pratique. Cependant, le système légal serait incohérent dans l'application des lois. Les lois indonésiennes et les règlements transnationaux de l'ONU sont en vigueur jusqu'à ce qu'un nouveau système soit élaboré. Les règlements de l'ONU supplantent le droit indonésien mais dans certains cas, ce principe est mis de côté. L'ensemble des décisions légales et de la Cour suprême ainsi que les décisions des comités gouvernementaux doivent être publiées dans le bulletin officiel ou sont déclarées caduques.

En 2004, les gouvernements d'Indonésie et du Timor oriental ont formé ensemble une Commission vérité et amitié (TFC) pour aborder le problème des violations des droits de l'Homme au Timor oriental en 1999. La TFC est vivement critiquée publiquement au Timor oriental car on croit qu'elle n'attaque pas les véritables responsables ; le peuple soutient fortement la création d'un tribunal international qui jugerait les personnes accusées de violations des droits de l'Homme qui sont libres en Indonésie. Un rapport du Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'Homme a affirmé que le processus d'enquête sur les crimes graves au Timor oriental a reconnu « un degré de responsabilité » des personnes coupables des crimes commis en 1999 et que le Tribunal Ad Hoc en Indonésie était « manifestement inadéquat ».

On signale que les forces de police sont peu formées et peu équipées et on les accuse d'abus d'autorité et d'agissements non professionnels. Le Groupe d'enquête sur les crimes graves et les Collèges spéciaux sur les crimes graves sont chargés de mettre en examen les personnes accusées des génocides, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité qui ont été commis en 1999. Les Collèges spéciaux ont été abolis mais peuvent être réinstaurés si nécessaire à condition qu'ils incluent 2 juges internationaux et 1 juge local.

La corruption au sein des établissements gouvernementaux et un manque de transparence dans le processus d'acquisition sont qualifiés de sources d'inquiétudes particulières. Les responsables des douanes et des frontières sont accusés de faciliter la contrebande venue d'Indonésie. Les citoyens ont accès aux lois régissant le budget et les comptes nationaux et la nouvelle loi sur le Fonds du pétrole garantit transparence et surveillance.

La liberté d'expression et de la presse sont garanties en droit et dans la pratique, bien que les agents d'Etat essayent, selon les rapports, de parasiter ces droits. Un ordre exécutif de l'ONU a décriminalisé la diffamation, cependant la Cour d'appel a déclaré que l'ordre ne pouvait infirmer les règlements indonésiens qui considèrent la diffamation comme une infraction pénale. Un journal qui avait publié des articles sur les personnes mortes de la famine ignorées par le gouvernement a été expulsé des bureaux qu'il occupait depuis 1993, et le moment où cela s'est produit suggère que cette expulsion était motivée politiquement. La publication d'un article d'un journaliste sur la fouille sans mandat de son domicile a été suivie de son arrestation et de sa détention pendant 24 heures. Les éditoriaux de la presse écrite critiquent le gouvernement mais les plaintes en diffamation contre les médias ont augmenté. Le gouvernement a modifié le Code pénal afin de criminaliser la diffamation et les insultes envers l'honneur d'une personne mais le Président n'a pas signé cet amendement qui n'a ainsi pas été promulgué.
L'accès à Internet n'est pas limité.

Les rapports citent le trafic des femmes et des enfants à des fins de prostitution. On accuse les responsables de la police et des douanes d'être impliqués dans ce trafic. Un groupe de travail a été instauré pour surveiller et contrôler le trafic. Une ONG aide les victimes du trafic.

Les étrangers n'ont pas le droit de prendre part aux activités politiques, et les ONG étrangères et internationales ne sont pas autorisées à entreprendre certains projets visant à promouvoir le développement de la société civile, y compris l'assistance aux syndicats. Le gouvernement peut interdire aux étrangers d'organiser des conférences si ces dernières sont jugées dangereuses pour les intérêts du pays. Une exception est faite pour les programmes d'assistance bilatéraux ou multilatéraux qui visent à former ou à renforcer les institutions démocratiques de nature uniquement universitaire.

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?Droit à l’éducation

L'enseignement primaire est légalement obligatoire et gratuit mais la législation ne fixe pas le niveau minimum d'éducation qui doit être offert et l'éducation gratuite n'est toujours pas disponible. Environ 25% des enfants en âge de scolarité primaire ne sont pas scolarisés et moins d'enfants ruraux que d'enfants urbains vont à l'école. Le ratio enseignant/élèves à l'école primaire est très élevé. Seuls 30% des enfants âgés entre 13 et 15 ans sont inscrits dans l'enseignement secondaire inférieur ; une fois de plus on observe un fossé entre les zones rurales et les centres urbains. Le Premier ministre a signé des décrets visant à établir un groupe de travail interministériel chargé de rédiger un Code de l'enfance et à créer une Commission nationale pour les enfants.

En avril et en mai 2006, des manifestations contre le gouvernement ont été organisées par des représentants de l'église catholique romaine qui protestaient contre la décision de supprimer l'instruction religieuse du programme fondamental des écoles publiques et d'en faire une matière extrascolaire qui ne bénéficierait pas de financements publics. Le Premier ministre et deux évêques catholiques ont signé une déclaration commune qui insérait l'instruction religieuse dans le programme des écoles publiques à titre de discipline ordinaire, même si les parents peuvent décider que leurs enfants ne suivront pas les leçons d'instruction religieuse.

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?Education de la
petite enfance (EPE)

Un programme d'une durée de 2 ans commence à l'âge de 4 ans. Le taux brut de scolarisation (TBS) est de 11%.

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?Enseignement primaire

L'enseignement est obligatoire de 7 à 15 ans. L'enseignement primaire commence à l'âge de 6 ans et dure 6 ans. Le TBS est de 140%. L'enseignement primaire totalise 3 612 enseignants (30% de femmes). Le ratio enseignant/élèves (REE) est de 1/51.

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?Enseignement secondaire et
enseignement et formation professionnelles

L'enseignement secondaire commence à l'âge de 12 ans et dure 6 années. Le TBS est de 41% dans le secondaire inférieur et de 26% dans le secondaire supérieur. L'enseignement secondaire totalise 1 646 enseignants, dont 1 069 dans le secondaire inférieur et 577 dans le secondaire supérieur. Le REE est de 1/28 dans le secondaire inférieur et de 1/29 dans le secondaire supérieur.

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?Enseignement post-secondaire et supérieur

6 349 étudiants (53% d'étudiantes) étudient dans des établissements d'enseignement supérieur, soit un TBS de 10%. Dans le même temps, 266 étudiants du Timor-Leste étudient à l'étranger, principalement au Portugal (229), à Cuba (20), à Macao, en Chine (6) et au Japon (3).

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?Enfants à besoins spéciaux

Aucune loi n'a été promulguée pour offrir un soutien aux personnes handicapées, malgré des dispositions constitutionnelles. Même si la loi n'interdit pas la discrimination à l'encontre des personnes handicapées, les rapports ne dénoncent aucun cas de discrimination dans le domaine de l'éducation ou des autres services publics. La difficulté d'accès aux écoles exclut de nombreux enfants handicapés. Les rapports signalent que les personnes handicapées mentales subissent des traitements discriminatoires ou dégradants en raison d'un manque de services de traitement.

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?Enfants réfugiés

La loi prévoit l'octroi de l'asile ou du statut de réfugié conformément à la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés ou à son Protocole de 1967. Les militants des droits de l'homme et des réfugiés affirment que les délais pour l'octroi de l'asile violent la convention. Le gouvernement a assumé les responsabilités relatives aux réfugiés en 2003. Au cours de la crise de 2006, des milliers de personnes ont cherché refuge auprès des bâtiments de l'ONU ou dans les églises. Les casques bleus ont de nouveau restauré la stabilité. Le système éducatif a été altéré par les émeutes et de nombreux enfants devenus réfugiés ne pouvaient plus fréquenter l'école.

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?Minorités et peuples autochtones

On observe de bonnes relations entre la majorité ethnique timoraise et plusieurs petits groupes de minorités ethniques, bien que des rapports signalent des discriminations à l'encontre des membres de l'ethnie chinoise, qui représentent moins de 1% de la population et des musulmans de l'ethnie malaise. Des tensions subsistent entre les résidents de la partie orientale du pays, dont les cultures et les langues sont d'origine papoue et les habitants austronésiens de la partie occidentale du pays. Bien qu'elles se soient apaisées, ces tensions restent un facteur dans les différends d'ordre politique. Constitutionnellement, les enfants citoyens mais également tous les autres enfants bénéficient du droit à l'éducation.

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?Liberté académique

En 2004, le gouvernement a décrété que les recherches universitaires sur le tétoum et d'autres langues autochtones devaient être approuvées par l'Institut national des langues. Ce décret a donné à l'Institut le pouvoir de refuser des autorisations pour les recherches linguistiques qui n'ont « aucun fondement scientifique » ou qui « ne seraient pas bénéfiques pour le pays ». Les chercheurs étrangers attendent maintenant l'autorisation de l'Institut « sous peine d'illégalité manifeste ». Aucun rapport n'indique que cette loi a gêné les chercheurs dans leurs travaux ou qu'elle a été utilisée pour les pénaliser mais elle mérite d'être surveillée.

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?Egalités des sexes

Aucun rapport ne dénonce de discrimination sexuelle en matière d'emploi, toutefois lorsque des emplois sont disponibles dans les villages les femmes doivent souvent les céder aux hommes. Les pratiques coutumières n'autorisent pas les femmes à hériter ou à posséder des propriétés. L'ONU a instauré une unité chargée des questions d'égalité des sexes, qui est devenue le Bureau de la promotion de l'égalité au sein du bureau du Premier ministre.

L'unité promeut la parité dans tous les ministères et a mis sur pied des activités visant à enrayer les violences envers les femmes. Le harcèlement sexuel n'est pas interdit par la loi et serait répandu. Des efforts sont faits pour instaurer une procédure de plainte et pour introduire une législation qui traiterait cette question. Les ONG ont mis sur pied des programmes de micro crédits pour les femmes et certaines organisations de femmes proposent un abri aux victimes de violence conjugale. Les autorités seraient réticentes à intervenir dans les allégations de violence domestique. Elles invoquent souvent un manque de ressources pour justifier cette inaction.

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?Travail des enfants

Les enfants de moins de 18 ans peuvent travailler dans des circonstances spécifiques. Les enfants âgés de 15 à 18 ans peuvent travailler dans des circonstances exceptionnelles et des dérogations sont également accordées aux enfants de moins de 15 ans. L'âge minimum ne concerne pas les entreprises familiales ; de nombreux enfants travaillent dans l'agriculture. Le Code du travail est appliqué de manière très limitée au-delà de Dili. Les rapports indiquent que des enfants d'à peine 10 ans sont utilisés comme passeurs de drogue à la frontière avec l'Indonésie.

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?Droits syndicaux

Le Code du travail a été élaboré selon les normes de l'Organisation internationale du travail qui permettent aux travailleurs de former des syndicats et d'y adhérer. Les rapports affirment que la syndicalisation des travailleurs a pris du temps. Les étrangers ne peuvent participer à l'administration des syndicats. La négociation collective est autorisée mais la pratique de la négociation des contrats est rare. Les travailleurs ont le droit de grève. Le travail forcé ou obligatoire est interdit mais des rapports indiquent que des officiers de police ont forcé certaines personnes à travailler dans le cadre d'une punition. Aucun salaire minimum n'a été fixé. La semaine de travail normale est de 40 heures.

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Nom du pays/territoire République démocratique du Timor-Leste
Population 1062777 (2005)
Conventions ratifiées
Comparaison de pays
Comparez les données statistiques de deux pays ou territoires différents. Sélectionnez un premier et un second pays/territoire à comparer, puis une année. :
   
Pays 1
   
Pays 2
   
Année
   

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