Baromètre de l’IE sur les droits humains et syndicaux dans le secteur de l’éducation
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Togo
République du Togo
Données sur le pays    
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  Pré-primaire Primaire Secondaire Post-secondaire % de
Togo Total %F %P TBS TNS Total %F %P TBS TNS REE Réussite
% Total
Réussite
% F
Total %F %P TBS TNS REE Total %F %P TBS PIB Dépenses
publiques
2009 41057 50,95 21771,00 7,47 7,00 1163902 48,41 115,16 92,87 41,34 52,56 42,13 4,56 17,56
2008 26050 50,70 11705,00 4,81 4,81 1055372 46,73 602475,00 106,39 85,06 41,33 3,75 15,83
2007 22559 50,24 10121,00 4,23 4,23 1021617 46,40 590114,00 104,97 83,50 39,14 54,66 43,50 408964 34,59 41,00 35,51 32502 5,29 3,74 17,23
2006 19973 50,00 3,81 1051872 46,25 602023,00 110,17 86,18 37,56 58,24 46,58 430064 35,31 295336,00 44,29 38,86 28076 4,69 3,64 16,61
2005 996707 45,94 580693,00 106,37 82,96 33,60 404470 34,69 286369,00 42,52 30,51 3,42 18,75
2004 13045 49,56 58,64 2,38 2,38 984846 45,62 40,18 101,13 78,79 44,34 68,33 61,71 375385 33,22 25,74 38,93 34,04
2003 12773 49,56 58,64 2,38 2,38 975063 45,24 40,72 102,32 76,96 40,33 70,30 64,79 353781 32,29 24,38 37,65 33,94
2002 12094 50,56 61,20 2,31 2,31 977534 44,89 40,87 104,98 80,12 35,20 61,74 55,24 2,63 13,55
2001 10484 49,79 61,55 2,05 2,05 945103 44,28 39,71 104,12 77,43 34,34 82,05 75,06 18455 16,90 3,58
2000 10863 49,80 57,35 2,19 914919 43,82 36,92 103,72 76,59 37,46 260877 30,52 30,41 22,19 31,18 15171 16,97 3,06 4,39 23,16
1999 11241 49,83 53,14 2,33 2,33 953886 43,08 35,56 111,57 79,48 41,28 231948 28,62 17,72 28,03 19,28 35,17 15028 17,40 3,17 4,19 26,20
Dernière mise-à-jour: le 18 juin 2007

Introduction

Le Togo est une république présidentielle, où le gouvernement est à la fois le chef de l'Etat et le chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement tandis que le pouvoir législatif repose dans les mains du gouvernement et du parlement. Depuis l'indépendance, le système politique a été dominé par un parti politique portant le nom de Rassemblement du peuple togolais. En 2005, le règne du Président a pris fin avec son décès après 38 ans au pouvoir.

Contrairement aux dispositions constitutionnelles, l'Assemblée nationale a tenu une session extraordinaire et modifié la Constitution pour permettre à son fils d'être élu nouveau président de l'Assemblée nationale, lui permettant ainsi de devenir Président. Pendant la nuit, installé Président par les forces armées, il a prêté serment devant la Cour constitutionnelle, chargée du maintien de la loi. Des pressions nationales et internationales ont suivi contre ce que les dirigeants de l'Union africaine ont qualifié de coup d'état militaire. Des émeutes ont suivi et le nouveau Président a accepté d'organiser des élections en avril 2005 et démissionné pour se porter candidat.

Le Vice-président de l'Assemblée nationale est devenu le Président intérimaire jusqu'à l'issue des élections, qui ont rétabli le fils de l'ancien Président dans ses fonctions avec 60% des votes. Les partis de l'opposition ont soutenu que l'élection était frauduleuse ; les observateurs électoraux internationaux ont constaté de considérables irrégularités ; l'Union européenne a suspendu l'aide au pays ; cependant l'Union africaine et les Etats-Unis ont déclaré le vote « raisonnablement équitable » et accepté le résultat.

Le Président a nommé un dirigeant de l'opposition au poste de Premier ministre. Des pourparlers de réconciliation ont eu lieu entre le gouvernement et l'opposition, aboutissant à un accord signé et la participation des partis de l'opposition à un gouvernement de transition. Cinq femmes sont membres de l'Assemblée nationale de 81 sièges, et le gouvernement de 30 sièges en compte 4. Les membres des groupes ethniques du sud seraient sous-représentés au sein du gouvernement.

A la suite des élections, des émeutes dans plusieurs villes ont été réprimées par l'armée. Une perquisition systématique de maison en maison s'est transformée en campagne de violence contre les tenants de l'opposition. L'ONU a dénoncé des exécutions sommaires. Amnesty International rapporte que des dizaines de personnes ont été détenues à la suite des élections.
Le gouvernement et l'Etat sont fortement centralisés.

Le système judiciaire est indépendant aux yeux de la loi mais serait contrôlé par la branche exécutive.

La discrimination basée sur la race, le sexe, la religion, le handicap, la langue ou le statut social est interdite cependant la législation n'est pas appliquée.

La torture est illégale mais signalée dans le pays. L'impunité constitue un problème. La corruption est également un problème et la perception publique de la corruption au sein du gouvernement est répandue.

Le document de stratégie pour la réduction de la pauvreté, préparé par le gouvernement, la Banque mondiale et le Programme de développement de l'ONU, a fait état de corruption et d'un manque de transparence dans la gestion des fonds public dans tout le gouvernement.

La liberté d'expression et de la presse sont garanties mais on indique que la situation déjà difficile s'est empirée, les journalistes dénoncent des harcèlements et des intimidations qui entraînent l'autocensure. Cependant, certains membres de la presse se montrent critiques à l'égard du gouvernement. L'accès à Internet n'est pas limité. Le public n'a pas accès aux informations du gouvernement.

Le trafic d'enfants est illégal mais le trafic d'adultes ne l'est pas. Le pays est une source, une voie de transit et une destination du trafic de personnes à fins d'exploitation sexuelle et pour le travail. Une coopération avec les pays voisins a été instituée afin de lutter contre ce trafic. Davantage de jeunes filles que de garçons sont victimes de trafic. Des enfants sont victimes de trafic à des fins de servitude forcée similaire à de l'esclavage et emportés depuis l'arrière-pays rural vers Lomé pour travailler comme domestiques ou sur les marchés dans le secteur informel.

L'OIT rapporte que les forces de sécurité ont intercepté 1 837 enfants âgés de 6 à 17 ans aux mains de trafiquants. Les personnes séropositives sont victimes de discrimination sociale.

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?Droit à l’éducation

L'éducation est obligatoire et gratuite dans les écoles publiques pour les enfants âgés de 6 à 15 ans. Bien que la législation ne soit pas appliquée, on constate une amélioration marquée de la fréquentation scolaire au cours de ces dernières années. Les écoles missionnaires restent importantes et instruisent près de la moitié des élèves. L'UNICEF rapporte qu'environ 79% des enfants de 5 à 11 ans sont scolarisés. 83% des garçons et 74% des filles débutent l'enseignement primaire ; toutefois seulement 51% des garçons et 22% des filles fréquentent l'école secondaire. Les orphelins et les enfants nécessiteux reçoivent de l'aide de la famille ou des ONG mais peu leur est offert par le gouvernement.

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?Education de la
petite enfance (EPE)

Le programme, d'une durée de 3 ans, débute à l'âge de 3 ans. A ce niveau, 59% de l'EPE relève du secteur privé. Le taux net de scolarisation (TNS) est de 2%. Parmi les 707 enseignants qui travaillent à ce niveau, 91% sont des femmes et 67% sont formés. Le ratio enseignant/élèves (REE) est de 1/18.

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?Enseignement primaire

L'enseignement est obligatoire de 6 à 15 ans. L'enseignement primaire commence à l'âge de 6 ans et s'étale sur 6 ans. A ce niveau, 40% de l'enseignement est privé. Le TNS est de 79% (46% de filles). Parmi les élèves qui s'inscrivent en première année, 70% continuent jusqu'en dernière année de l'enseignement primaire. 24% des élèves doublent une année ou plus. 22 210 enseignants (13% de femmes) travaillent à ce niveau et 45% d'entre eux sont formés. Le REE est de 1/44.

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?Enseignement secondaire et
enseignement et formation professionnelles

L'enseignement secondaire commence à 12 ans et s'achève 7 ans plus tard. A ce niveau, 26% de l'enseignement est privé. 1% des étudiants de l'enseignement secondaire inférieur et 23% des étudiants de l'enseignement secondaire supérieur suivent des programmes professionnels techniques. Le taux brut de scolarisation (TBS) est de 39%. 23% des élèves doublent une année ou plus. L'enseignement secondaire totalise 11 029 enseignants (7% de femmes) et 47% d'entre eux sont formés. Le REE dans l'enseignement secondaire est de 1/34.

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?Enseignement post-secondaire et supérieur

1 307 étudiants étrangers étudient au Togo, leurs pays d'origine ne sont pas spécifiés. 2 926 étudiants togolais étudient à l'étranger, principalement en France (1 584), en Allemagne (445), aux Etats-Unis (413), au Maroc (105) et au Canada (71).

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?Enfants à besoins spéciaux

En 2003, une nouvelle loi a interdit la discrimination à l'encontre des personnes handicapées dans l'éducation et les autres services publics ; elle n'a cependant pas été appliquée. On constate des discriminations sociales à l'encontre des personnes handicapées. Selon l'Organisation mondiale de la santé, le Togo compte plus que 490 000 personnes handicapées et presque 49 000 personnes ayant besoin d'un traitement orthopédique. La première école africaine de formation de techniciens orthopédiques et d'orthophonistes francophones se trouve d'ailleurs à Lomé. En 2006, une étude de Handicap International a montré que moins de 3 000 enfants handicapés pouvaient fréquenter l'école au Togo. Des efforts pour lancer un programme pilote d'éducation inclusive sont en cours.

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?Enfants réfugiés

La loi ne prévoit pas l'octroi du statut de réfugié ou de l'asile conformément à la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés ou à son Protocole de 1967. Le gouvernement a instauré un système pour offrir une protection aux réfugiés et coopère avec le HCNUR et d'autres organisations humanitaires.

Suite au décès du Président et à la violence à l'approche des élections, de nombreuses personnes ont fui leurs domiciles dans un élan de panique causé par le transfert illégal du pouvoir et la fermeture des frontières. En outre, les croyances animistes et vaudou sont très présentes dans la culture togolaise et les fétichistes et les devins conservent un rôle important. Un rapport de février 2003 du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCNUR) signalait que le vaudou était utilisé comme une menace pour empêcher les journalistes de couvrir les activités des forces de sécurité concernant les réfugiés et les personnes déplacées.

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?Minorités et peuples autochtones

40 groupes ethniques qui parlent différentes langues primaires sont concentrés par régions. Les groupes ethniques les plus importants comprennent les Ewé (25%), les Kabyè (15%), les Kotokoli (15%), les Moba (15%) et les Mina (5%). L'appartenance ethnique jouerait un rôle important dans l'emploi et dans d'autres aspects de la vie quotidienne, entraînant des désavantages pour les minorités.

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?Liberté académique

Les rapports ne mentionnent aucune violation ou restriction de la liberté académique, cependant les forces de sécurité maintiendraient une présence à l'université de Lomé. Les étudiants et les professeurs parlent d'un système d'informateurs clandestins sur les campus et de surveillance des cours.

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?Egalités des sexes

Les femmes sont égales aux hommes devant la loi mais sont défavorisées dans la pratique. Le droit traditionnel les désavantage dans le domaine de l'éducation, des pensions et de l'héritage. Une épouse ne reçoit ni pension alimentaire ni soutien pour ses enfants dans le cas d'un divorce et une veuve ne bénéficie pas de droits de succession si son mari décède. La polygamie est pratiquée. Les femmes et les filles dominent le secteur du commerce dans les zones urbaines ; dans les zones rurales, les femmes sont responsables des tâches domestiques et du travail agricole. Les lois prévoient un salaire égal pour un travail de valeur égale dans le secteur formel. Les femmes peuvent posséder des biens sans aucune restriction particulière.

Le harcèlement sexuel est interdit, particulièrement à l'encontre des étudiantes, mais la loi n'est pas appliquée. Les violences domestiques ne sont pas souvent dénoncées et la stigmatisation sociale liée à la violence domestique ou au viol conjugal dissuade les victimes de porter plainte. Les mutilations génitales féminines sont pratiquées, particulièrement dans les zones rurales.

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?Travail des enfants

L'âge légal d'embauche est fixé à 14 ans, cependant le travail des enfants est un problème, surtout dans les fermes familiales du secteur agricole. Certains enfants de seulement 5 ans travaillent. Le travail dans les secteurs industriel et technique exige un âge minimum de 18 ans, mais comme bien d'autres lois, cette disposition n'est pas appliquée. Les enfants qui travaillent ont de faibles taux de fréquentation scolaire et abandonnent souvent l'école. Les enfants travaillent dans des usines dans le secteur formel.

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?Droits syndicaux

Les travailleurs ont le droit de fonder des syndicats et d'y adhérer, à l'exception des forces de sécurité et des travailleurs des services essentiels. 60% à 70% des travailleurs du secteur formel sont syndiqués et leurs normes salariales sont fixées par des conventions collectives. Environ 72% de la main-d'uvre est employée dans l'agriculture et 22% dans le secteur informel. Le droit de négociation collective est garanti, cependant son application est limitée ; aucune convention collective nationale n'est en vigueur. Le pays compte de nombreuses zones franches d'exportation, qui sont exemptées de certaines clauses du Code du travail.

Le travail forcé ou obligatoire n'est pas interdit et des rapports indiquent que de telles pratiques ont cours. Les salaires minimums sont fixés par le gouvernement pour les différentes catégories de travailleurs, tandis que les travailleurs non qualifiés gagnent moins que le salaire officiel. Les salaires minimums mensuels vont d'environ US$ 20 à US$ 33 (10 000 à 16 000 francs CFA), des niveaux qui ne garantissent pas un niveau de vie décent au travailleur et à sa famille. Le recours à un deuxième emploi et à l'agriculture de subsistance est courant. Les heures travaillées ne doivent pas dépasser 72 heures par semaine.

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Nom du pays/territoire République du Togo
Population 5548702 (2005)
Conventions ratifiées OIT 29 (1960)
OIT 87 (1960)
OIT 98 (1983)
OIT 100 (1983)
OIT 105 (1999)
OIT 111 (1983)
OIT 138 (1984)
OIT 182 (2000)
Comparaison de pays
Comparez les données statistiques de deux pays ou territoires différents. Sélectionnez un premier et un second pays/territoire à comparer, puis une année. :
   
Pays 1
   
Pays 2
   
Année
   

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