| Dernière mise-à-jour: le 13 juin 2007 |
Introduction |
Le Tuvalu est une démocratie parlementaire avec un gouverneur général en tant que chef de l'Etat. Le Parlement monocaméral compte 15 membres élus au suffrage universel pour un mandat de 4 ans. Les élections de 2002 ont été jugées libres et équitables. Il n'y a aucun parti politique. Le parlement a choisi un nouveau Premier ministre en 2004. Il n'y a pas de femmes membres du Cabinet ou du parlement, mais le nombre de femmes occupant des postes de haut rang dans la fonction publique a augmenté. Le système judiciaire est indépendant en droit et dans la pratique.
La discrimination basée sur la race, la couleur, l'origine, la religion ou les convictions politiques est interdite et la législation est mise en uvre.
Les sages héréditaires imposent des sanctions et une discipline traditionnelles, y compris les châtiments corporels. Le public estime que le gouvernement manque de transparence et que les lois de lutte contre la corruption ne sont pas assez rigoureuses. Selon les rapports, les fonds publics sont mal gérés.
L'accès public aux informations du gouvernement n'est pas prévu par la loi mais certains départements fournissent des informations sur demande. Aux yeux de la loi, la liberté d'expression et de la presse sont garanties mais elles sont limitées dans la pratique. Il n'existe pas de médias privés et indépendants. L'accès à Internet n'est pas limité.
Les rapports n'indiquent pas que le trafic constitue un problème.
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Droit à l’éducation
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Un minimum de 10 années d'enseignement obligatoire a été prévu pour tous les Tuvaluans âgés de 6 à 15 ans. La Banque asiatique de développement établit le Taux net de scolarisation à 87%, mais seul un tiers des enfants âgés de 15 à 19 ans fréquentent l'école secondaire. Dans l'enseignement secondaire inférieur, le taux de fréquentation pour les filles est 10% plus élevé que pour les garçons. D'après les rapports, dans les 2 dernières années de l'enseignement secondaire, le taux de fréquentation augmente de 40%. Les bourses académiques pour la fréquentation d'universités ou de centres de formation professionnelle à l'étranger font l'objet d'une décision basée sur un concours.
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Education de la petite enfance (EPE)
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Un programme d'une durée de 3 années débute à l'âge de 3 ans.
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Enseignement primaire
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L'enseignement primaire commence à l'âge de 6 ans et dure 6 années. 50% des élèves sont des filles. Le taux brut de scolarisation est de 99%. Parmi les élèves qui s'inscrivent en première année, 63% atteignent la dernière année de l'enseignement primaire.
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Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
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L'enseignement secondaire commence à l'âge de 12 ans et dure 6 années.
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Enseignement post-secondaire et supérieur
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30 étudiants de Tuvalu étudient à l'étranger, essentiellement en Nouvelle-Zélande (23), aux Etats-Unis (5) et en Italie (2).
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Enfants à besoins spéciaux
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Les rapports signalent des discriminations à l'encontre des personnes handicapées dans le domaine de l'éducation et des autres services publics. Cette discrimination est en grande partie due au manque de financement. Les enfants âgés de 3 à 5 ans, y compris les enfants handicapés, bénéficient de l'égalité d'accès à l'enseignement préscolaire. La participation se fait sur une base volontaire. Le gouvernement paie les salaires des enseignants de l'éducation préscolaire. Les écoles sont dirigées par les parents et la communauté.
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Enfants réfugiés
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La loi prévoit l'octroi du statut de réfugié ou de l'asile conformément à la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés ou à son Protocole de 1967 mais le gouvernement n'a pas établi de système pour assurer la protection des réfugiés. Le gouvernement coopère avec le HCNUR.
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Minorités et peuples autochtones
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La principale ethnie majoritaire se compose de Polynésiens, qui sont étroitement liés aux Samoans et aux Tokelauans. Les autres minorités comprennent des Kiribatis, quelques Européens et d'autres personnes provenant des îles du Pacifique.
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Liberté académique
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Les rapports ne mentionnent aucune restriction ou violation de la liberté académique.
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Egalités des sexes
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La Charte des droits fondamentaux s'applique indépendamment de la race, de l'origine, des opinions politiques, de la couleur, du sexe, des croyances religieuses ou de l'absence de croyances religieuses. Toutefois, les hommes et les femmes sont inégaux dans certains domaines. Les droits relatifs à l'héritage de la terre sont fondés sur des pratiques coutumières et les fils héritent d'une plus grande partie des biens que les filles. Dans l'économie salariale, les hommes occupent des postes offrant des revenus plus élevés que ceux gagnés par les femmes.
Selon les rapports, la violence à l'encontre des femmes est rare bien que des groupements pour les droits des femmes signalent qu'en raison des préjugés sociaux, il est difficile d'obtenir des données précises sur la violence domestique. Le harcèlement sexuel n'est pas cité en tant que problème et n'est pas couvert par la législation.
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Travail des enfants
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L'âge minimum pour travailler est de 14 ans; les enfants âgés de moins de 15 ans ne sont pas autorisés à travailler dans l'industrie ou sur les bateaux et les jeunes âgés de moins de 18 ans ne peuvent conclure de contrats de travail officiels. Les enfants sont employés dans l'agriculture et la pêche de subsistance.
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Droits syndicaux
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Les travailleurs ont le droit de former des syndicats et d'y adhérer. La plupart des travailleurs font partie d'une main-d'uvre travaillant uniquement pour assurer sa subsistance. Les travailleurs du secteur public, y compris le personnel enseignant et infirmier, sont membres d'associations professionnelles n'ayant pas le statut de syndicats. La négociation collective est autorisée mais n'est pas répandue. Les grèves sont autorisées mais aucune n'a encore eu lieu.
Le travail forcé ou obligatoire est interdit et les rapports n'en parlent pas. Le salaire minimum est insuffisant pour assurer un niveau de vie décent à un travailleur et sa famille. Le salaire minimum bihebdomadaire dans le secteur public s'élève à US$98 (A$130). Certains employeurs du secteur privé ont adopté le taux salarial minimum du secteur public.
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