Le President d'Ouganda, Yoweri Museveni, (National Resistance Movement - NRM) est le chef du gouvernement et le chef d'etat, il gouverne depuis 1986, avec des reelections successives. Le President designe le premier ministre et est commandant en chef de l'armee.
Le 18 fevrier 2011, l'Ouganda a organise ses quatriemes elections presidentielles et parlementaires depuis que Museveni est arrive au pouvoir. Sept candidats se sont presentes pour l'opposition, y compris le leader du principal parti d'opposition, le Forum pour le Changement Democratique (FDC) Kizza Besigye. Le 20 fevrier la Commission electorale a declare Museveni vainqueur avec 68% des votes; Kizza Besigye arrivait second avec 26% des votes.
Il y a 35 partis politique enregistres. Par suite de la redistribution des circonscriptions electorales, le nouveau Parlement elu en fevrier 2011, est passe de 332 a 376 membres, y compris 112 sieges reserves aux femmes, 10 sieges speciaux pour les militaires, cinq pour les jeunes et cinq pour les handicapes.
Le pouvoir judiciaire est independant d'apres la loi, mais le President a de vastes pouvoirs de nomination judiciaire. Les rapports parlent de l'influence exercee par le gouvernement et un arriere judiciaire tres important suite au manque de ressources.
La discrimination pour motifs de race, sexe, incapacite, langue ou statut social est interdite, mais on continue a l'observer contre certains groupes de la societe. Dans le Nord du pays, l'Armee de Resistance au Seigneur (LRA) viole les droits de l'homme avec impunite. Les civils sont effrayes des represailles pour infraction a certains ordres du LRA, et leurs foyers font l'objet d'attaques de meme que les ecoles et les camps des personnes deplacees internes. Bien que le conflit arme ait diminue en Ouganda, le LRA continue a causer des ravages. L' "Operation Eclair" a ete une operation militaire multinationale pour capturer le leader du LRA, Joseph Kony et l'amener a la table des negociations. Elle a commence en decembre 2008, apres que J. Kony ait refuse une fois de plus de signer un accord de paix avec le gouvernement ougandais. Cette operation a dechaine une serie d'assassinats de civils en represailles par le LRA, jusqu'au debut 2009. Le LRA reste actif au Soudan, dans la Republique democratique du Congo et en Republique centrafricaine. Kony a demande un retour a la table des negociations en septembre 2009. Une fois de plus, l'une de ses exigences etait l'immunite devant la Cour penale internationale qui l'a accuse de 33 charges de crimes contre l'humanite et de crimes de guerre. Les refugies et les personnes deplacees ont commence a rentrer chez eux, mais sont confrontes a la carence de nourriture et d'eau, a des conflits pour les terres et aux mauvaises recoltes. Conjointement avec le manque de fonds du Programme mondial d'aliments, ceci a eu pour resultat une situation precaire pour ceux qui vivent dans des campements, ainsi que pour ceux qui sont retournes chez eux.
Le 11 juillet 2010, des attentats a la bombe a Kampala ont fait plus de 70 morts et de nombreux blesses. Le groupe islamique fondamentaliste Al-Shabaab, bien que ses bases soient en Somalie, a effectue des actions dans d'autres pays d'Afrique orientale. Les dirigeants de Al-Shabaab ont revendique les attentats de Kampala et menace de nouvelles attaques dans la region.
Il y a eu des manifestations violentes qui ont entraine la perte de vies et des blesses graves. En avril 2011, l'opposition a proteste contre l'augmentation des prix des produits de base et du petrole, les troubles se sont produits a Kampala, dans ses faubourgs et dans quelques autres villes d'Ouganda.
Un rapport de Human Rights Watch fait etat de tortures aux mains des forces de securite. Les rapports accusent la police d'inefficacite et de corruption. Les activistes de l'opposition sont harceles et arretes, et on denonce des incidents avec des groupes paramilitaires.
La corruption au sein du gouvernement est l'un des principaux problemes. Transparency International rapporte que l'Ouganda occupe la 127eme place sur 178 pays, avec une cote de 2,5 sur une echelle de 0 a 10.
La loi garantit la liberte d'expression et de presse, mais dans la pratique, elle n'est pas respectee. Le harcelement et l'intimidation dont sont victimes les journalistes provoquent l'autocensure, mais de temps en temps paraissent dans les journaux, des articles qui critiquent le gouvernement. La radio est la principale source de nouvelles pour 80% de la population. Le President a menace de fermer tout moyen de communication "qui mettrait en danger la securite nationale." L'acces a Internet n'est pas limite.
La loi ne restreint pas specifiquement le trafic des etres humains, et le pays est un point de depart, de transit et de destination pour les femmes et les fillettes victimes des trafiquants aux fins d'exploitation sexuelle et de travaux dangereux. Le LRA sequestre des enfants et les utilise comme soldats ou messagers et les fillettes en particulier font l'objet d'abus sexuels.
Les personnes atteintes du VIH/SIDA sont discriminees, bien que l'on ait lance des campagnes de sensibilisation pour eliminer les stigmates associes a cette maladie. L'assistance et les tests du VIH/SIDA sont gratuits. L'Internationale de l'Education et l'UNATU, le syndicat de l'enseignement en Ouganda, mettent sur pied des programmes de formation pour les enseignants en matiere de prevention du VIH/SIDA a travers l'education. On a elabore du materiel approprie pour utilisation dans les ecoles.
En janvier 2011, le programme conjoint de l'ONU contre le SIDA (ONUSIDA) a energiquement desavoue l'assassinat du defenseur reconnu des droits des homosexuels, David Kato. L'organisme a exprime une grande preoccupation et tristesse suite a ce cfrime et a presse le gouvernement ougandais d'enqueter a fond sur cette attaque aux garanties fondamentales. De la meme maniere il a prie instamment es autorites du pays a veiller a la securite de ses citoyens LGTB. David Kato, instituteur d'ecole primaire, etait une voix critiquee de la loi contre l'homosexualite en Ouganda, qui qualifie de delit les relations entre personnes du meme sexe. Quelques 20 homosexuels auraient ete attaques en 2010, tandis que 17 autres restent en prison a cause de leur orientation sexuelle.
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