Baromètre de l’IE sur les droits humains et syndicaux dans le secteur de l’éducation
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Ouganda
République d’Ouganda
Données sur le pays    
Pour en savoir plus sur les droits humains et syndicaux dans le secteur de l’éducation à travers le monde, sélectionnez un pays ou un territoire :
  Pré-primaire Primaire Secondaire Post-secondaire % de
Ouganda Total %F %P TBS TNS Total %F %P TBS TNS REE Réussite
% Total
Réussite
% F
Total %F %P TBS TNS REE Total %F %P TBS PIB Dépenses
publiques
2009 8297774 49,99 7185578,00 121,60 92,25 49,28 1277543 45,27 27,00 18,14 123887 44,33 4,10 3,18 15,04
2008 417386 50,94 0,00 12,28 8,71 7963979 49,94 7027733,00 120,25 49,93 44,09 41,93 1145459 45,75 555616,00 25,00 21,16 18,83 107728 44,33 3,69 3,77 18,85
2007 347900 50,76 10,55 6,45 7537971 49,86 6777675,00 117,22 49,56 1001987 44,97 22,00 18,60
2006 7363721 49,85 6669714,00 117,95 49,05 849129 44,96 20,13 18,73 92605 43,30 3,40
2005 7223879 49,58 6609677,00 119,27 49,88 760337 44,46 18,66 15,28 19,04
2004 41775 49,30 100,00 2,07 7377292 49,40 9,07 125,39 50,09 732792 44,43 44,58 18,58 15,07 18,48 88360 38,38 10,09 3,44 5,20 18,29
2003 64484 50,15 3,31 7633314 49,27 134,17 52,39 716736 44,62 18,78 15,26 17,59 74090 34,47 2,99
2002 78257 50,70 99,14 4,16 2,73 7354153 49,40 10,58 133,63 52,72 687613 44,51 18,63 15,57 71544 34,47 3,00
2001 73567 50,51 100,00 4,04 2,66 6900916 48,88 129,61 52,72 40,71 39,89 570520 43,35 15,99 13,46 17,89 62586 34,47 2,72
2000 69922 49,73 100,00 3,98 2,52 6559013 48,23 127,29 59,43 38,73 38,41 546977 43,38 15,86 13,10 17,67 55066 30,70 2,50 2,48
1999 65687 49,67 100,00 3,86 1,96 6288239 47,49 126,07 318136 39,71 9,55 7,80 40591 34,50 9,63 1,88
Dernière mise-à-jour: le 13 juillet 2011

Introduction

Le President d'Ouganda, Yoweri Museveni, (National Resistance Movement - NRM) est le chef du gouvernement et le chef d'etat, il gouverne depuis 1986, avec des reelections successives. Le President designe le premier ministre et est commandant en chef de l'armee.

Le 18 fevrier 2011, l'Ouganda a organise ses quatriemes elections presidentielles et parlementaires depuis que Museveni est arrive au pouvoir. Sept candidats se sont presentes pour l'opposition, y compris le leader du principal parti d'opposition, le Forum pour le Changement Democratique (FDC) Kizza Besigye. Le 20 fevrier la Commission electorale a declare Museveni vainqueur avec 68% des votes; Kizza Besigye arrivait second avec 26% des votes.

Il y a 35 partis politique enregistres. Par suite de la redistribution des circonscriptions electorales, le nouveau Parlement elu en fevrier 2011, est passe de 332 a 376 membres, y compris 112 sieges reserves aux femmes, 10 sieges speciaux pour les militaires, cinq pour les jeunes et cinq pour les handicapes.

Le pouvoir judiciaire est independant d'apres la loi, mais le President a de vastes pouvoirs de nomination judiciaire. Les rapports parlent de l'influence exercee par le gouvernement et un arriere judiciaire tres important suite au manque de ressources.

La discrimination pour motifs de race, sexe, incapacite, langue ou statut social est interdite, mais on continue a l'observer contre certains groupes de la societe. Dans le Nord du pays, l'Armee de Resistance au Seigneur (LRA) viole les droits de l'homme avec impunite. Les civils sont effrayes des represailles pour infraction a certains ordres du LRA, et leurs foyers font l'objet d'attaques de meme que les ecoles et les camps des personnes deplacees internes. Bien que le conflit arme ait diminue en Ouganda, le LRA continue a causer des ravages. L' "Operation Eclair" a ete une operation militaire multinationale pour capturer le leader du LRA, Joseph Kony et l'amener a la table des negociations. Elle a commence en decembre 2008, apres que J. Kony ait refuse une fois de plus de signer un accord de paix avec le gouvernement ougandais. Cette operation a dechaine une serie d'assassinats de civils en represailles par le LRA, jusqu'au debut 2009. Le LRA reste actif au Soudan, dans la Republique democratique du Congo et en Republique centrafricaine. Kony a demande un retour a la table des negociations en septembre 2009. Une fois de plus, l'une de ses exigences etait l'immunite devant la Cour penale internationale qui l'a accuse de 33 charges de crimes contre l'humanite et de crimes de guerre. Les refugies et les personnes deplacees ont commence a rentrer chez eux, mais sont confrontes a la carence de nourriture et d'eau, a des conflits pour les terres et aux mauvaises recoltes. Conjointement avec le manque de fonds du Programme mondial d'aliments, ceci a eu pour resultat une situation precaire pour ceux qui vivent dans des campements, ainsi que pour ceux qui sont retournes chez eux.

Le 11 juillet 2010, des attentats a la bombe a Kampala ont fait plus de 70 morts et de nombreux blesses. Le groupe islamique fondamentaliste Al-Shabaab, bien que ses bases soient en Somalie, a effectue des actions dans d'autres pays d'Afrique orientale. Les dirigeants de Al-Shabaab ont revendique les attentats de Kampala et menace de nouvelles attaques dans la region.

Il y a eu des manifestations violentes qui ont entraine la perte de vies et des blesses graves. En avril 2011, l'opposition a proteste contre l'augmentation des prix des produits de base et du petrole, les troubles se sont produits a Kampala, dans ses faubourgs et dans quelques autres villes d'Ouganda.

Un rapport de Human Rights Watch fait etat de tortures aux mains des forces de securite. Les rapports accusent la police d'inefficacite et de corruption. Les activistes de l'opposition sont harceles et arretes, et on denonce des incidents avec des groupes paramilitaires.

La corruption au sein du gouvernement est l'un des principaux problemes. Transparency International rapporte que l'Ouganda occupe la 127eme place sur 178 pays, avec une cote de 2,5 sur une echelle de 0 a 10.

La loi garantit la liberte d'expression et de presse, mais dans la pratique, elle n'est pas respectee. Le harcelement et l'intimidation dont sont victimes les journalistes provoquent l'autocensure, mais de temps en temps paraissent dans les journaux, des articles qui critiquent le gouvernement. La radio est la principale source de nouvelles pour 80% de la population. Le President a menace de fermer tout moyen de communication "qui mettrait en danger la securite nationale." L'acces a Internet n'est pas limite.

La loi ne restreint pas specifiquement le trafic des etres humains, et le pays est un point de depart, de transit et de destination pour les femmes et les fillettes victimes des trafiquants aux fins d'exploitation sexuelle et de travaux dangereux. Le LRA sequestre des enfants et les utilise comme soldats ou messagers et les fillettes en particulier font l'objet d'abus sexuels.

Les personnes atteintes du VIH/SIDA sont discriminees, bien que l'on ait lance des campagnes de sensibilisation pour eliminer les stigmates associes a cette maladie. L'assistance et les tests du VIH/SIDA sont gratuits. L'Internationale de l'Education et l'UNATU, le syndicat de l'enseignement en Ouganda, mettent sur pied des programmes de formation pour les enseignants en matiere de prevention du VIH/SIDA a travers l'education. On a elabore du materiel approprie pour utilisation dans les ecoles.

En janvier 2011, le programme conjoint de l'ONU contre le SIDA (ONUSIDA) a energiquement desavoue l'assassinat du defenseur reconnu des droits des homosexuels, David Kato. L'organisme a exprime une grande preoccupation et tristesse suite a ce cfrime et a presse le gouvernement ougandais d'enqueter a fond sur cette attaque aux garanties fondamentales. De la meme maniere il a prie instamment es autorites du pays a veiller a la securite de ses citoyens LGTB. David Kato, instituteur d'ecole primaire, etait une voix critiquee de la loi contre l'homosexualite en Ouganda, qui qualifie de delit les relations entre personnes du meme sexe. Quelques 20 homosexuels auraient ete attaques en 2010, tandis que 17 autres restent en prison a cause de leur orientation sexuelle.

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?Droit à l’éducation

Actuellement sur les environ 1,5 millions de bebes nes en Ouganda chaque annee, seulement un sur cinq ages de moins de 5 ans est enregistre. L'inscription de la naissance n'est pas seulement un droit de l'homme mais aussi une action cruciale pour la protection de l'enfance. Il est fondamental d'acceder aux droits fondamentaux tels que la sante, l'education ou la protection contre le recrutement illegal par les forces ou groupes armes, le mariage precoce ou l'exploitation au travail.

Le programme d'enseignement primaire universel (UPE) permet d'etudier sans payer les frais d'inscription pendant 7 ans. L'education beneficie de la plus grande partie du budget national, mais n'est pas obligatoire. 56% de la population sont ages de moins de 18 ans. L'UPE facilite l'acces a l'education, mais le materiel scolaire et les autres frais restent tres chers pour les parents. L'augmentation du financement de l'education a permis d'offrir plus de cours de formation aux enseignants et de distribuer plus de livres de texte. Il reste difficile d'obtenir la pleine mise en oeuvre du programme UPE, mais les ameliorations ont ete importantes.

De 2007 a 2009, l'education post-primaire en Ouganda a enregistre une augmentation de quasi 150.000 eleves de par le pays. La politique de l'enseignement secondaire universel (USE) a contribue a faire passer la transition entre l'ecole primaire et l'ecole secondaire de 51% en 2006 a 69% en 2007. L'USE fait partie du programme universel d'Education et de Formation post-primaire (UPPET, en anglais) du gouvernement ougandais. Lance en 2007, le programme cherche a fournir des options de qualite au nombre croissant d'eleves qui terminent l'enseignement primaire et sont interesses par l'enseignement secondaire. En 2009 le ministere a engage 1.400 professeurs supplementaires. Par suite, les taux d'inscription dans l'enseignement secondaire sont passes de 160.000 en 2007 a plous de 452.000 en 2009, d'apres les donnees du Ministere de l'Education. Le gouvernement a introduit egalement des programmes pour encourager l'education des filles.

L'Ouganda est en bonne voie de realiser son objectif d'avoir 100% d'inscription pour 2015. Mais au-dela des chiffres, il reste encore quelques defis significatifs. Il existe la necessite d'installations supplementaires, d'engager plus d'enseignants qualifies, de se procurer plus de materiel d'apprentissage, d'assistance a la gestion et aux services de supervision. En outre, moins d'un tiers des eleves inscrits terminent reellement le cycle scolaire. Les statistiques du Ministere de l'Education montrent que seulement 30% des eleves qui ont commence l'enseignement primaire en 2003 ont pu passer les examens de fin d'etudes primaires en 2009. Un autre defi est la taille des classes. L'augmentation des inscriptions obtenue par l'UPPET a eu pour resultat une diminution critique de l'espace dans les classes. Pour l'annee 2007, 243 des 791 ecoles qui participaient a l'UPPET avaient des classes de plus de 80 eleves.

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?Education de la
petite enfance (EPE)

A l'age de 4 ans commence un programme de 2 ans. A ce niveau l'ensemble de l'enseignement est prive. Le taux net d'inscription (TNI) est de 3%. 77% des enseignants du secondaire ont une formation adequate (56% d'hommes, 81% de femmes).

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?Enseignement primaire

L'enseignement n'est pas obligatoire, mais est gratuit entre 6 et 12 ans. L'enseignement primaire commence a 6 ans et dure 7 ans. 50% des eleves sont des filles. A ce niveau 1% de l'enseignement est prive. Le taux brut d'inscription (TBI) est de 122%. Sur les eleves qui s'inscrivent en premiere annee, 41% terminent la derniere annee du primaire. 14% des eleves redoublent. 132.247 enseignants (39% de femmes) travaillent a ce niveau de l'enseignement, et 80% sont correctement formes. Le nombre d'eleves par enseignant (NEE) est de 49:1.

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?Enseignement secondaire et
enseignement et formation professionnelles

L'enseignement secondaire commence a 13 ans et dure 6 ans. Le TNI est de 34%. Il y a 34.016 enseignants du secondaire (22% de femmes) et 82% ont recu une formation adequate. Le NEE est de 18:1 en secondaire.

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?Enseignement post-secondaire et supérieur

123.887 eleves (44% de filles) etudient dans des centres du tertiaire, avec un taux brut d'inscription de 3%. A ce niveau 10% de l'enseignement sont prives. 2.454 Ougandais etudient a l'etranger, surtout au Royaume Uni (885), aux Etats-Unis (696), en Allemagne (121), en Inde (93) et en Tanzanie (82).

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?Enfants à besoins spéciaux

Il est interdit de discriminer les personnes handicapees dans l'enseignement et dans la prestation des autres services publics, mais la loi n'est pas respectee de maniere tres rigoureuse. La discrimination sociale est generalisee et les opportunites d'education rares. Au Parlement des sieges sont reserves aux representants des personnes handicapees. Legalement l'Ouganda est tenue d'integrer les enfants handicapes dans le systeme scolaire et le President a reconnu que ces enfants ont le meme droit que les autres a l'education, mais les etudes montrent que sans ressources supplementaires et sans formation en matiere des besoins particuliers, l'Ouganda ne pourra repondre aux besoins d'education des enfants handicapes. Avec le lancement de l'Enseignement Primaire Universel, le nombre d'eleves handicapes scolarises a augmente. La surcharge des classes, le manque de formation d'enseignants specialises et la rarete des livres de texte et du materiel d'apprentissage appropries font que pour les enseignants, il est tres complique de faire face aux nouveaux defis. Le manque de transport empeche les enfants handicapes physiques de se rendre a l'ecole. Etant donne le nombre eleve d'eleves dans chaque classe, il est tres difficile de preter l'attention necessaire aux eleves ayant des besoins particuliers.

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?Enfants réfugiés

La loi ne prevoit pas l'octroi de l'asile ou du statut de refugie conformement a la Convention de l'ONU sur le statut des refugies de 1951 et son Protocole de 1967, mais le gouvernement a etabli un systeme de protection des refugies. Le gouvernement collabore avec le HCNUR et avec d'autres organisations humanitaires pour aider les refugies et les demandeurs d'asile.

L'Ouganda a quelque 238.000 refugies du sud du Soudan, ainsi que des refugies de la Republique democratique du Congo et du Rwanda. En juillet 2010, Human Rights Watch a denonce que les autorites ougandaises avaient rapatrie par la force au moins 1.700 Rwandais qui vivaient dans le campement pour refugies de Nakivale. Les refugies ont ete convoques sous le pretexte qu'ils allaient recevoir a manger et on les a forces a monter dans les camions, au moins trois d'entre eux ont tente de fuir et sont morts.

En 2011 le HCNUR a lance un projet pour faciliter l'acces a l'education de la population refugiee et demandeuse d'asile en age scolaire, provenant des nombreux pays voisins de l'Ouganda en situation de conflit, en accordant une attention particuliere aux femmes et aux fillettes, par le biais de l'extension et de la rehabilitation des infrastructures educatives existantes dans les camps de refugies de Nakivale, Kyaka II et Oruchinga ; la fourniture de materiel et d'equipements permettant le developpement de l'activite d'enseignement dans des conditions dignes et adequates ; la sensibilisation des familles et du professorat a l'importance du processus d'education; et le soutien aux enfants et adolescents en situation particuliere de vulnerabilite.

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?Minorités et peuples autochtones

Les rapports denoncent la violation des droits des Acolis, Langi et Ateso, des groupes ethniques minoritaires. Par suite de la violence, il y a plus de 1,4 millions de deplaces internes, la majorite etant des femmes et des enfants. Les forces de securite limitent fortement leur liberte de mouvement et dans de nombreux camps, on impose le couvre-feu le soir. La politique educative du gouvernement pour les refugies leur permet de beneficier du programme d'Enseignement Primaire Universel. Le gouvernement ougandais et le HCNUR financent les programmes. Une partie de l'enseignement secondaire est ouverte aux refugies et les gouvernements etrangers contribuent a financer l'education des refugies.

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?Liberté académique

Les rapports signalent que la securite de la titularite du poste qui est une condition indispensable pour la liberte academique, est de plus en plus menacee par les reformes de l'enseignement superieur. Une grande inquietude regne par suite de l'augmentation des contrats a duree determinee. Les enseignants qui doivent renouveler leur contrat sont plus vulnerables a la censure et a l'autocensure.

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?Egalités des sexes

La Constitution Nationale d'Ouganda etablit l'egalite des sexes, l'action affirmative pour les femmes et interdit la discrimination basee sur le sexe. Neanmoins l'application des lois est lente et irreguliere. La Politique Nationale du Sexe recommande la perspective du sexe comme strategie pour aborder les desequilibres de sexe. Les organisations de femmes denoncent que l'objectif cache de l'approbation de ces lois, est d'essayer d'acceder aux ressources internationales disponibles.

Les pratiques culturelles incluent la Mutilation Genitale Feminine (MGF) qui n'est pas illegale, le mariage precoce, et l'appropriation par la famille du mari des biens des veuves et des orphelins. La prevalence des violences domestiques est estimee a 57% et la violence sexuelle a 61%. Dans la majorite des cas, la violence contre la femme est commise par son partenaire. Il n'y a guere de donnees statistiques dignes de foi sur les violences domestiques. 24% des femmes disent que leur premiere relation sexuelle a ete forcee ou contre leur volonte. Le paiement d'un prix pour la fiancee, une pratique qui reste tres repandue en Ouganda, est utilise pour legitimer la violence domestique contre les femmes. Le prix que l'homme paie au pere de la promise n'est pas remboursable, de sorte que la femme est consideree comme un bien pour lequel on a paye. En depit des recommandations des groupes de femmes, les reformes constitutionnelles n'ont pas deroge a la pratique de payer un prix pour la fiancee.

Un rapport de Human Rights Watch decrit les frequents abus et la discrimination dont sont victimes les femmes et les fillettes handicapees dans le Nord du pays, entre les mains d'etrangers, de voisins et meme de membres de la famille. Les femmes interviewees pour ce rapport ont dit qu'elles ne pouvaient obtenir de fournitures de base comme aliments, vetements et refuge dans les campements de personnes deplacees ou dans leurs propres communautes.

Les femmes realisent la plus grande partie des taches agricoles, mais ne possedent que 7% des terres. La Banque Mondiale calcule que 80% des travailleurs non remuneres sont des femmes. Les employeurs sont accuses de ne pas respecter la loi qui etablit le conge de maternite.

Le droit coutumier oblige les femmes a repondre a des normes plus strictes que les hommes pour ce qui est de la presentation de preuves en cas de divorce pour obtenir la garde des enfants. La polygamie est legale en vertu du droit coutumier et du droit islamique. Human Rights Watch soutient que les difficultes sociales et legales empechent les femmes de se defendre contre le VIH/SIDA dans les relations forcees.

La loi interdit le harcelement sexuel, mais les rapports indiquent que c'est un probleme, parce que la loi n'est pas respectee avec rigueur.

Les rapports font reference au trafic croissant de femmes et de fillettes.

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?Travail des enfants

L'age minimum pour travailler est de 18 ans, mais on peut employer des enfants de 12 a 18 ans a des travaux legers. Le travail des enfants est habituel dans le secteur non officiel. Beaucoup d'enfants travaillent comme employes de maison ou dans l'agriculture. Quelques-uns travaillent pour pouvoir s'acheter le materiel scolaire, et beaucoup d'orphelins doivent travailler pour survivre. La loi interdit aux enfants d'effectuer des activites pouvant affecter leur sante, leur education, leur developpement intellectuel, psychique ou moral. Mais l'OIT pense que quelque 2,7 millions d'enfants travaillent dans le pays. L'emploi de mineurs a des travaux forces ou travaux pour par des dettes est illegal, mais comme beaucoup d'autres, cette loi n'est pas non plus appliquee avec la rigueur necessaire. Un comite directeur national sur le travail des enfants a ete cree pour aborder ce probleme. La politique relative aux orphelins et aux enfants necessiteux etablit quelques services sociaux pour les enfants impliques dans les pires formes de travail des enfants.

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?Droits syndicaux

Les travailleurs ont le droit de s'associer et de former des syndicats, sauf sans les services qui sont qualifies de fondamentaux. Le pourcentage de travailleurs syndiques est tres faible. La negociation collective est permise, mais n'est pas pratiquee avec regularite et les employeurs ignorent generalement l'exigence de negocier collectivement avec les syndicats. La loi reconnait le droit de greve.

Le travail force ou obligatoire est interdit, mais il existe une certaine constance dans la subsistance de ces pratiques. Les prisonniers sont engages pour travailler dans des exploitations agricoles et des chantiers de construction. Les rapports accusent les responsables des prisons de completer leurs maigres salaires par des produits cultives par les prisonniers. Les prisonniers mineurs d'age travaillent 12 heures par jour, d'apres les rapports.

En 2010 l'OIT a exprime son inquietude face au manque de respect des droits syndicaux par les autorites et les employeurs, argumentant que cela pourrait contribuer a decourager les investisseurs etrangers. Les travailleurs du secteur public continuent a ne pas pouvoir negocier leurs salaires ou leurs conditions de travail. Bien que la legislation du travail se soit relativement amelioree, l'arbitrage obligatoire prevaut. Aucun syndicat des services publics, y compris personnel medical et enseignants, ne peut negocier ses salaires ni ses conditions de travail, etant donne que ceux-ci sont fixes de fait par le Gouvernement.

Dans une reunion avec le Ministere du Travail en septembre 2010, la Central Organisation of Free Trade Unions (COFTU) a exprime de serieuses preoccupations quant aux mauvais traitements dont sont victimes les travailleurs par les investisseurs etrangers.

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Footnotes

Etat de la population mondiale 2010, "Desde conflictos y crisis hacia la renovacion: generaciones de cambio" UNFPA, novembre 2010, www.unfpa.org (espagnol)

www.hrw.org

Corruption Perceptions Index 2010, World Classification, Transparency International, octobre 2010, www.transparency.org

ONUSIDA, www.unaids.org

Human Rights Watch, www.hrw.org

Haut Commissariat des Nations Unies pour les Refugies - HCNUR, www.unhcr.ch

"Comme si nous n'etions pas des etres humains : Discrimination et violence contre les femmes handicapees dans le nord de l'Ouganda", Human Rights Watch, decembre 2010, www.hrw.org

Rapport annuel sur les violations des droits syndicaux 2010, Confederation syndicale internationale, juillet 2010, www.itc-csi.org

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Nom du pays/territoire République d’Ouganda
Population 33800000 (2010)
Conventions ratifiées OIT 29 (1963)
OIT 87 (2005)
OIT 98 (1963)
OIT 100 (2005)
OIT 105 (1963)
OIT 111 (2005)
OIT 138 (2003)
OIT 182 (2001)
Comparaison de pays
Comparez les données statistiques de deux pays ou territoires différents. Sélectionnez un premier et un second pays/territoire à comparer, puis une année. :
   
Pays 1
   
Pays 2
   
Année
   

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