| Dernière mise-à-jour: le 10 septembre 2012 |
Introduction |
La Rpublique d'Ouzbkistan est une rpublique prsidentielle dont le prsident est le chef de l'Etat et le chef du gouvernement. Bien que la constitution prvoie une sparation des pouvoirs entre les systmes excutif, lgislatif et judiciaire, le prsident et le systme excutif dominent la vie politique et contrlent presque compltement les autres systmes. Le parlement bicamral se compose de deux chambres, la Chambre lgislative et le Snat. Les institutions gouvernementales ont peu chang depuis l'indpendance. Le gouvernement s'est servi des conflits dans les autres rpubliques qui faisaient partie de l'URSS comme motif pour ralentir le processus de rforme.
Les lections lgislatives de 2004 n'ont pas satisfait aux normes internationales. Un violent soulvement a eu pour effet d'imposer un Snat dont 84 des 100 membres sont choisis par des lgislatures rgionales et 16 sont nomms par le prsident. Les juges, les procureurs, les responsables de la scurit nationale, les militaires, les citoyens trangers et les apatrides ne peuvent adhrer des partis politiques. 21 femmes font partie de l'assemble lgislative, dont 15 sont membres du Snat et 1 est membre du Cabinet. Le corps lgislatif totalise 9 membres issus des minorits et le Snat en compte 15.
Bien que la discrimination base sur la race, le sexe, le handicap, la langue ou le statut social soit interdite, elle se marque nanmoins l'gard de certains groupes.
La police et le personnel de scuri sont accuss de torturer des dtenus afin d'obtenir des aveux par la force et d'imposer un traitement psychiatrique aux opposants politiques. Le Rapporteur spcial des Nations unies sur la torture relate que la torture et les abus font partie intgrante du systme. Le Comit international de la Croix rouge n'a pu visiter le centre o des groupes en charge des droits de l'homme affirment que des actes de torture se produisent. Les personnes suspectes d'tre des sympathisants politiques islamistes sont soumises des sanctions plus rudes que celles imposes aux criminels. Des militants des droits de l'homme et des journalistes ont t battus et agresss lors de manifestations publiques. Selon les estimations, 5.000 prisonniers politiques taient dtenus en 2004.
Un chmage lev et croissant ainsi que des taux de corruption levs contribuent l'agitation sociale. Il existe une perception largement rpandue au sein du public de la corruption dans toute la socit, y compris dans les systmes excutif et lgislatif du gouvernement. Une permission est requise de la part des autorits locales pour dmnager vers une nouvelle ville et des pots de vin permettent d'obtenir les documents.
Selon Human Rights Watch, des comits locaux de surveillance du voisinage conservent des fichiers dtaills sur les familles et collectent des informations sur les pratiques religieuses individuelles afin d'en rendre compte aux autorits. Les jeunes sont surveills afin d'empcher le contact avec les groupes extrmistes islamiques.
La libert d'expression et de la presse sont garanties par la loi mais pas dans la pratique. Les critiques ou insultes publiques envers le prsident constituent un dlit pnal. Les informations sont troitement contrles par l'OUZBEKISTAN News Agency, qui prpare et distribue des nouvelles et informations officiellement approuves. Les journaux et publications trangers ne sont pas autoriss dans la distribution gnrale et les chanes diriges par l'Etat dominent la tlvision. Les journalistes des mdias crits et diffuss sont victimes de harclement, d'intimidation et de violence de la part de la police et des services de scurit. L'accs Internet est limit, certains sites Web tant bloqus.
L'Ouzbkistan est un pays d'origine pour les femmes et les filles victimes de trafic des fins d'exploitation sexuelle et pour les hommes des fins d'exploitation par le travail. Certains officiels locaux sont accuss d'tre impliqus dans le trafic. Des ONG signalent que le trafic de main-d'est plus rpandu que le trafic des fins d'exploitation sexuelle.
Les personnes porteurs du VIH/SIDA sont confrontes aux prjugs sociaux. Un programme national de prvention du VIH/SIDA a pour objectif de renforcer la sensibilisation et de ralentir la propagation du VIH. L'homosexualit est un crime passible d'une peine allant jusqu' 3 annes de prison.
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Droit à l’éducation
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L'enseignement est gratuit et obligatoire jusqu' l'cole secondaire bien que les dficits budgtaires aient report une grande partie des frais d'ducation sur les familles. Les enseignants peroivent des salaires infrieurs aux niveaux de subsistance et doivent donc demander des paiements supplmentaires aux parents. Les rapports officiels indiquent que 98% des enfants terminent leurs tudes secondaires mais des rapports indpendants indiquent que les enfants abandonnent de plus en plus leurs tudes en raison de la drioration des conditions conomiques. Les mariages prmaturs, ds l'ge de 15 ans, sont signal dans certaines zones rurales. Les ves, dans les zones rurales, sont contraints de travailler dans les champs de coton pendant la priode des rcoltes.
L'instruction religieuse est autorise dans les coles religieuses officiellement agres, avec des instructeurs titulaires d'un permis dlivr par l'Etat. Le gouvernement finance une universit islamique qui, selon les rapports, fait partie d'un plan visant promouvoir une version modre de l'Islam.
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Education de la petite enfance (EPE)
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Un programme d'une dure de 4 ans commence l'ge de 3 ans. Le taux net de scolarisation (TBS) est de 21%. L'enseignement primaire compte 65 762 enseignants (dont 95% de femmes), tous forms. Le ratio enseignant/ves (REE) est de 1/10.
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Enseignement primaire
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L'enseignement est obligatoire de 7 16 ans. L'enseignement primaire commence age de 7 ans et dure 4 ans. 49% des ves sont des filles. Le taux brut de scolarisation (TBS) est de 100%. Parmi les ves qui s'inscrivent en premire anne, 98% atteignent la dernire anne de l'enseignement primaire.
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Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
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L'enseignement secondaire commence l'ge de 11 ans et dure 7 annes. Dans l'enseignement secondaire suprieur, 36% des tudiants suivent des programmes professionnels techniques. Le TBS est de 98% dans le secondaire infrieur et de 87% dans le secondaire suprieur.
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Enseignement post-secondaire et supérieur
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407 528 tudiants (44% d'tudiantes) tudient dans des tablissements d'enseignement suprieur, soit un TBS de 15%. Dans le mme temps, 17 163 tudiants ouzbks tudient l'tranger, principalement au Kirghizstan (9 856), en Fdration de Russie (2 430), au Kazakhstan (1 783), au Tadjikistan (1 277) et en Allemagne (520).
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Enfants à besoins spéciaux
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La discrimination gard des personnes handicapes est interdite dans l'ducation mais la loi ne s'applique pas aux autres services publics. On cite des cas de discrimination sociale contre les personnes handicapes. Les enfants handicaps sont isols dans des coles diffrentes. Les personnes souffrant de handicaps mentaux sont admises dans des institutions spcialises sans qu'aucune garantie concernant le placement inappropri et forc ne puisse tre apporte.
Le Comit des Nations unies pour les droits de l'enfant exprime des proccupations en ce qui concerne les disparits existant entre les groupes d'enfants. Trs peu de soutien est accord aux enfants les plus vulnrables, tels que ceux affects par des handicaps, ceux qui ont abandonns et ceux vivant en institution dans des rgions au dveloppement socioconomique trs faible.
Le Comit tait profondment proccup par les nombreux rapports de torture et de maltraitance l'gard de personnes es de moins de 18 ans et par les efforts insuffisants du gouvernement pour enquter sur les allgations de torture et poursuivre les auteurs.
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Enfants réfugiés
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La loi ne prvoit pas l'octroi du statut de rfugi ou de l'asile conformment la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des rfugis ou son Protocole de 1967 et le gouvernement n'a pas tabli de systme pour assurer la protection des rfugis. Mais le gouvernement coopre avec le HCNUR pour aider les rfugis et les demandeurs d'asile.
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Minorités et peuples autochtones
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La population est essentiellement ouzbk; les minorits ethniques comprennent des Russes, des Tadjiks, des Tatars et des Kazakhs ainsi que des membres des ethnies corenne, meskhte, turque et allemande. La discrimination fonde sur l'ethnicit ou l'origine nationale est interdite mais les Russes et d'autres minorits se plaignent des possibilits limites en matire d'emploi. Les postes de haut rang au gouvernement et dans les entreprises sont rservs aux membres de l'ethnie ouzbk.
La langue demeure une question sensible. La constitution exige que le prsident parle ouzbek, la langue nationale. Toutefois, le russe est la langue de la communication interethnique et est parl dans les villes; le tadjik est largement parl Samarkand et Boukhara.
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Liberté académique
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La libert acadmique est limite. Les professeurs d'universit sont tenus d'obtenir l'approbation de leurs notes de cours. Cette prescription est mise en application de manire sporadique mais entrane une autocensure. Un professeur a licenci pour un article qu'il a fait paratre dans une publication trangre.
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Egalités des sexes
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La discrimination l'gard des femmes est illgale mais les pratiques traditionnelles, culturelles et religieuses limitent leurs perspectives d'avenir. Les femmes sont sous-reprsentes dans les postes de direction, le service public et dans le secteur industriel. Le harclement sexuel n'est pas proscrit et est rpandu. La violence domestique n'est pas interdite et reprsente un problme courant. La police dcourage les femmes de dposer plainte contre les maris auteurs d'abus leur gard.
Human Rights Watch relate que les femmes sont souvent incapables d'obtenir le divorce sans l'approbation du comit de voisinage, ce qui leur est rarement accord mme dans les cas d'abus manifeste. Des rapports indiquent que des nombres croissants de femmes et de filles se suicident. Le trafic des femmes et des filles des fins d'exploitation sexuelle demeure un probme.
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Travail des enfants
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L'ge minimum pour exercer un emploi est de 14 ans. Les enfants de 14 16 ans peuvent travailler un maximum de 20 heures par semaine en dehors des priodes scolaires et un maximum de 10 heures par semaine pendant les priodes scolaires. Les jeunes s de 17 18 ans peuvent travailler un maximum de 30 heures par semaine en dehors des priodes scolaires et un maximum de 15 heures par semaine pendant les priodes scolaires.
Nanmoins, une mobilisation obligatoire large chelle des ves pour collecter le coton se poursuit dans la plupart des zones rurales. Les enfants sont trs mal pays pour ce travail. Des activistes des droits de l'homme signalent que les officiels locaux font pression sur les enseignants afin qu'ils librent les enfants des cours pour la rcolte et, dans de nombreuses rgions, les coles ferment cette poque de l'anne. L'UNICEF estime que 22% des enfants s de 5 14 ans travaillent au moins temps partiel, pour la plupart dans des champs de coton familiaux. Les filles sont victimes de trafic au dpart du pays, des fins d'exploitation sexuelle et de prostitution.
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Droits syndicaux
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Les travailleurs ont le droit de former des syndicats et d'y adhrer. La loi dclare que les syndicats sont indpendants du gouvernement et des organes conomiques, sauf disposition contraire d'autres lois. Les syndicats sont hautement centraliss et soumis l'interfrence du gouvernement. La ngociation collective est autorise mais n'est pas mise en uvre. Un groupe tripartite fixe les salaires des fonctionnaires. Le secteur priv est restreint et les salaires sont fixs par la direction ou de manire individuelle. Les grves ne sont ni permises ni autorises par la loi.
Le travail forc ou obligatoire est utilis au titre des sentences pour les criminels et, selon les rapports, a lieu chez les personnes victimes de trafic des fins d'exploitation sexuelle et de main-d'uvre. Le salaire minimum est fix par le ministre du Travail et de la Protection sociale, en concertation avec la confdration des syndicats, la CFTU. Le salaire minimum mensuel de US$8,25 (9 400 soums) ne garantit pas un niveau de vie dcent au travailleur et sa famille. La semaine normale de travail est fix 41 heures.
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