| Dernière mise-à-jour: le 13 juin 2007 |
Introduction |
La République de Vanuatu est une démocratie parlementaire dont le chef d'Etat, le Président, est élu pour un mandat de cinq ans par un collège électoral. Ce collège est formé par les membres du Parlement et les présidents des six gouvernements provinciaux. Les 52 membres du Parlement sont élus au suffrage universel tous les 4 ans et élisent ensuite le Premier Ministre. Le Conseil des Chefs est compétent dans les domaines relatifs à la coutume et à la tradition. Les élections de 2004 ont été jugées libres et équitables et ont conduit à la formation d'une coalition gouvernementale constituée par huit partis.
Fin 2004, le Premier Ministre a été limogé par le Parlement et remplacé par un représentant du Parti National Uni. La participation des femmes dans la vie économique et politique est limitée. Le Parlement compte deux femmes et deux non Mélanésiens tandis que le Cabinet compte une femme et un non Mélanésien Le système judiciaire est indépendant en droit et généralement également dans la pratique.
La discrimination fondée sur la race, le lieu d'origine, la religion, les croyances traditionnelles, l'opinion politique, la langue ou le sexe est interdite. Mais des rapports indiquent des cas de discrimination à l'égard des femmes.
La corruption au sein du gouvernement serait un problème. L'ingérence politique limiterait l'efficacité de la fonction publique.
La liberté d'expression et de la presse sont garanties dans la loi et dans la pratique. Les membres de l'opposition au Parlement ont accès aux médias publics. L'actualité étrangère ainsi que les informations sont diffusées par des chaînes de télévision par satellite. L'accès à Internet n'est pas limité. L'accès aux informations gouvernementales n'est pas prévu par la loi. Cependant, le gouvernement répond généralement aux demandes d'informations.
Les rapports ne citent pas le trafic de personnes comme un problème. L'homosexualité est autorisée par la loi à Vanuatu.
|
| |
|
|
Droit à l’éducation
|
L'éducation n'est pas obligatoire. Seulement 35% des enfants continuent leurs études après l'école primaire. C'est en grande partie dû au manque d'établissements scolaires et d'enseignants pour les élèves plus âgés. Les garçons sont plus instruits que les filles. En pratique, quelque 50% de la population est illettrée. Les enfants sont protégés au sein des familles étendues et très peu d'enfants sans abris ou abandonnés sont signalés. Des subventions gouvernementales sont accordées aux écoles confessionnelles dont les enseignants sont payés par l'Etat. Seules les écoles chrétiennes peuvent bénéficier de ces avantages. Des cours de religion sont dispensés dans les écoles publiques par des représentants des églises mais, une fois encore, il ne s'agit que des églises de confession chrétienne. Les parents peuvent demander que leurs enfants soient dispensés de ces cours.
|
| |
|
|
Education de la petite enfance (EPE)
|
Un programme d'une durée de 3 ans commence à l'âge de 3 ans. Le taux brut de scolarisation (TBS) est de 52%.
|
| |
|
|
Enseignement primaire
|
L'enseignement primaire est accessible de 6 à 12 ans. Le taux net de scolarisation (TNS) est de 94% (dont 48% de filles). 11% des élèves doublent une année ou plus. L'EPE totalise 1 947 enseignants (54% de femmes). Le ratio enseignant/élèves (REE) est de 1/20.
|
| |
|
|
Enseignement secondaire et enseignement et formation professionnelles
|
L'enseignement secondaire commence à l'âge de 12 ans et dure 7 années. 23% des étudiants de l'enseignement secondaire suivent des programmes professionnels techniques. Le TNS est de 39% (42% des garçons et 36% des filles). L'enseignement secondaire totalise 883 enseignants (36% de femmes). Le REE est de 1/14 dans l'enseignement secondaire.
|
| |
|
|
Enseignement post-secondaire et supérieur
|
995 étudiants (36% d'étudiantes) étudient dans des établissements d'enseignement supérieur, soit un TBS de 52%. De même, 149 étudiants vanuatans étudient à l'étranger, principalement en Papouasie-Nouvelle-Guinée (68), en Nouvelle-Zélande (50), en France (11), au Royaume-Uni (7) et aux Etats-Unis (5).
|
| |
|
|
Enfants à besoins spéciaux
|
Aucune politique gouvernementale ne s'adresse aux personnes handicapées et aucun programme d'aide n'existe. Les soins sont fournis par les familles étendues et les ONG. Peu d'emplois sont disponibles pour les personnes handicapées.
|
| |
|
|
Enfants réfugiés
|
La loi ne prévoit pas l'octroi de l'asile ou du statut de réfugié conformément à la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés ou à son Protocole de 1967. Le gouvernement n'a pas établi de système pour assurer la protection des réfugiés. Le gouvernement ne collabore pas avec le HCNUR puisque peu de personnes ont demandé le statut de réfugiés par le passé.
|
| |
|
|
Minorités et peuples autochtones
|
La population est en grande partie mélanésienne. Le pays compte de faibles minorités de Chinois, Fidjiens, Vietnamiens, Tonguiens, et Européens. Les terres appartiennent à des tribus indigènes et ne peuvent être vendues bien qu'elles puissent être louées à des non Mélanésiens. Aucune discrimination n'a été signalée dans le secteur de l'éducation ou dans les autres services publics.
|
| |
|
|
Liberté académique
|
D'après les rapports, la liberté académique ne serait pas violée. Cependant, les universitaires du Pacifique Sud sont inquiets par la progression de la gestion des universités. En effet, elle tend à ressembler aux modèles de gestion appliqués en Australie et en Nouvelle-Zélande. L'Université du Pacifique Sud est financée par les douze pays membres mais la majorité du financement est octroyé par le gouvernement de Fidji, grâce aux dons de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande.
|
| |
|
|
Egalités des sexes
|
Devant la loi, les femmes possèdent les mêmes droits que les hommes mais la culture traditionnelle est une culture patriarcale et nourrit la discrimination envers les femmes. La pratique du « prix de la fiancée » perpétue l'idée que la femme est une propriété. Les femmes ne peuvent pas posséder de terres. L'âge légal pour le mariage est de 21 ans, bien que les garçons puissent se marier dès 18 ans et les filles dès 16 ans avec l'accord parental. Dans les régions rurales, certains enfants se marient même encore plus jeunes.
Les violences domestiques sont courantes et aucune législation ne traite ce problème explicitement. Le harcèlement sexuel et les violences envers les femmes ne seraient pas signalés. Les policiers rechignent à intervenir dans les affaires domestiques.
|
| |
|
|
Travail des enfants
|
Les enfants de moins de 12 ne peuvent travailler que dans l'agriculture familiale. De nombreux enfants aident leurs parents pour l'agriculture de subsistance. Les enfants de 12 à 18 ans peuvent être engagés pour certaines catégories d'emplois et dans certaines conditions. Par exemple, ils ne peuvent pas travailler dans la marine marchande ni pendant la nuit. La législation relative au travail des enfants est appliquée.
|
| |
|
|
Droits syndicaux
|
Les travailleurs ont le droit de fonder des syndicats indépendants et d'y adhérer. Les syndicats sont membres du Conseil des syndicats de Vanuatu. La majorité de la population travaille dans l'agriculture et la pêche de subsistance, secteurs où l'activité syndicale est limitée. La négociation collective est autorisée et les syndicats négocient les salaires et les conditions de travail avec les employeurs. Le droit de grève est reconnu.
Le travail forcé est illégal et aucun cas n'est signalé. Le salaire mensuel minimum légal a été fixé à US$179 (20.000 vatu), ce qui ne garantit pas un niveau de vie décent au travailleur et à sa famille. La plupart des familles complètent leurs revenus grâce à une agriculture de subsistance.
En 2006, le Cabinet a approuvé la décision d'un tribunal : augmenter les salaires du secteur public avec un effet rétroactif au 1er janvier 2006. Ce qui représente un montant important. Fin 2006, le Cabinet a décidé que l'augmentation des salaires serait effective à partir de juillet 2006 et n'aurait pas d'effet rétroactif comme annoncé précédemment. Le gouvernement a refusé la demande d'autorisation du syndicat National Workers Union de manifester contre le licenciement de 26 employés de Air Vanuatu. Le gouvernement a déclarée craindre que ces manifestations ne troublent l'ordre public avant les élections.
|
| |
|