La lettre, signée par le Secrétaire général de l’IE, Fred van Leeuwen, et envoyée le 17 septembre, rappelle aux autorités nationales les revendications des éducateurs/trices: l’harmonisation de leurs salaires avec ceux des autres fonctionnaires; des augmentations salariales de 300% pour tous les enseignant(e)s; et l’application intégrale de l’Avis juridique n°534 concernant les indemnités des enseignant(e)s, à laquelle le gouvernement s’est engagé en 1997.
« L’absence d’une mesure positive de la part de votre gouvernement en la matière a incité les membres du KNUT [Kenya National Union of Teachers] et du KUPPET [Kenya Union of Post Primary Education Teachers] à participer à une action collective, dès le 3 septembre 2012 », souligne Fred van Leeuwen dans sa lettre. « L’action de grève se poursuit à ce jour dans la mesure où votre gouvernement n’a pas soumis de proposition concrète lors des négociations avec le syndicat des enseignants. »
Il note, en outre, avec regret dans sa lettre qu’« au lieu d’engager un dialogue constructif avec les syndicats et de répondre aux revendications légitimes des enseignantes et des enseignants, votre gouvernement a tenté de forcer les enseignantes et enseignants en grève à reprendre le travail en les menaçant de licenciement, de mesures disciplinaires, de suspension de leurs salaires et indemnités et d’annulation de la retenue à la source des cotisations syndicales ».
Dans cette lettre, le Secrétaire général de l’IE exhorte le gouvernement kenyan à:
• engager un dialogue constructif avec le KNUT et le KUPPET et répondre aux revendications légitimes des enseignant(e)s en faveur de salaires décents et de meilleures conditions de vie;
• respecter les droits fondamentaux et les libertés des enseignant(e)s conformément aux normes internationales en matière de négociation collective; et
• s’abstenir de menacer les enseignant(e)s de licenciement, de mesures disciplinaires et de suspension des salaires en raison de leur appel à une augmentation salariale équitable et au paiement des indemnités.
« J’espère que votre gouvernement interviendra rapidement pour répondre aux revendications des enseignants au Kenya, afin qu’ils puissent reprendre leurs fonctions sans crainte de représailles », a également écrit van Leeuwen. « Ceci permettra aux élèves et aux étudiants de poursuivre leurs études sans autre interruption ».
Les enseignant(e)s kenyan(e)s sont en grève depuis le 3 septembre 2012 et aucun accord ni offre concrète n’ont encore été présentés par le gouvernement.
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