L’IE et son affilié en Iran, le Coordinating Council of Iranian Teachers’ Trade Associations (CCITTA), ont lancé une campagne en ligne en partenariat avec LabourStart.Nous vous invitons, vous et vos membres, à agir maintenant via le site LabourStart:
http://www.labourstart.org/cgi-bin/solidarityforever/show_campaign.cgi?c=1300&src=ei
Merci de donner de la visibilité à la campagne en la recommandant sur votre site internet ou votre compte Facebook à vos collègues, vos réseaux, vos affiliés et vos amis.
Contexte : Professeur Abdolreza Ghanbari
Abdolreza Ghanbari, un professeur de 44 ans de l'Université Payam Noure, a été arrêté à son domicile de Pakdasht le 4 janvier 2010. Il a été inculpé pour « Moharebeh » (inimitié envers Dieu) pour avoir reçu des courriels non sollicités d'un groupe armé d'opposition auquel il n'appartient pas. Pendant sa détention à la tristement célèbre prison d'Evin, professeur Ghanbari a été interrogé pendant 25 jours d’affilée et forcé d'avouer sous la contrainte des accusations non prouvées. Nasrin Sotoudeh était son avocate jusqu'à ce qu’elle soit elle-même condamnée à une peine de six ans d’emprisonnement à Evin pour « propagande contre le régime » et « crime contre la sécurité nationale ».
En 2007, le professeur Ghanbari avait déjà été détenu pendant 120 jours, interdit d’enseigner durant six mois et muté de Sari à Pakdasht. Abdolreza Ghanbari n'a pas de connexions politiques connues. Il participait à des activités syndicales des enseignants jusqu'à la dissolution de son syndicat, ITTA, en 2007.
La peine de mort du professeur Ghanbari a été confirmée par la Cour d'appel de Téhéran, Branche 36, en avril 2010. Depuis, il est dans le couloir de la mort. Une demande de grâce a été rejetée le 28 février par la Commission de la Justice de Téhéran. Cela signifie que les autorités peuvent procéder à son exécution.
Ce que fait l’IE:
L’IE et la Confédération syndicale internationale (CSI) ont adressé une demande d’intervention directe au Directeur général de l’Organisation mondiale du travail (OIT) pour exiger l’annulation des peines de mort prononcées à l’encontre de syndicalistes.
Avec son affilié CCITTA, l’IE a continué à informer la communauté internationale concernant le déni des droits syndicaux des enseignants du secteur public. Ils ont soumis conjointement des plaintes au Comité des droits économiques, sociaux et culturels du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), ainsi qu’au rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits humains en Iran. En décembre, dans la résolution 66/175 adoptée par 89 états membres (30 votes contre et 64 abstentions), les Nations Unies ont exprimé leur profonde inquiétude concernant « les graves restrictions, systématiques et persistantes, à la liberté de réunion pacifique et la liberté d’opinion et d’expression. »
L’IE a exhorté les autorités iraniennes à mettre fin à la pression exercée par l’Etat sur les syndicats et à libérer tous les militants syndicaux en détention, ainsi qu’à reconnaître officiellement la légitimité du CCITTA. L’IE a plus spécifiquement exprimé son inquiétude vis-à-vis de la détention des enseignants Abdolreza Ghanbari et Rasoul Bodaghi. Certains syndicalistes enseignants ayant été libérés sous caution en décembre 2011.
L’IE a également poursuivi son engagement dans la campagne « Justice pour les travailleurs Iraniens », un réseau de militants syndicaux des Global Unions et d’Amnesty International, et a échangé des informations avec l’organisation Network for Education and Academic Rights(NEAR).
Ce que peut faire votre syndicat:
Outre le fait d’encourager vos membres à signer le plus massivement possible l’appel de l’IE sur LabourStart, nous invitons vos organisations à communiquer les informations sur les attaques contre les syndicats d’enseignants au Ministère des affaires étrangères de votre pays, en leur demandant de transmettre vos demandes auprès des autorités iraniennes.
Les demandes principales sont:
- La suspension de l'exécution d’Abdolreza Ghanbari et la révocation de la peine de mort;
- L’abandon de toutes les charges à l’encontre de tous les syndicalistes emprisonnés et la libération immédiate de ceux-ci ;
- La compensation des dommages subis par ces personnes suite à leur détention ;
- L’enregistrement du Coordinating Council of Iranian Teachers’ Trade Associations (CCITTA) et l’assurance qu’il pourra organiser des activités syndicales et contacter ses membres ;
- La fin de la persécution et de la répression des enseignants, syndicalistes et défenseurs des droits humains;
- Le respect des normes internationales du travail et des droits des travailleurs iraniens à la liberté d'association, de réunion et d'expression ;
- L’engagement des autorités dans un dialogue pacifique concernant les préoccupations professionnelles des enseignants en Iran.
Veuillez envoyer une copie de votre lettre à l’ambassade d’Iran dans votre pays et à l’IE (par email : headoffice@ei-ie.orgou par fax : +32 2 224 0606).
L’IE transmettra vos messages au CCITTA.
Nous vous remercions d’avance de votre soutien.