Au total, 167 mandats d’arrêt ont été délivrés sur des accusations de liens avec des organisations terroristes. 58 des syndicalistes arrêtés sont actuellement en détention, les autres ayant été relâchés.
L’Internationale de l’Education (IE) et les fédérations syndicales mondiales CSI et ISP ont lancé une campagne en ligne en partenariat avec LabourStart pour condamner ces tactiques de harcèlement antisyndicales. Nous vous invitons, vous et vos membres, à agir maintenant et à envoyer votre message au gouvernement turc :
http://www.labourstartcampaigns.net/show_campaign.cgi?c=1743&src=ei
Merci de donner de la visibilité à la campagne en la recommandant sur votre site internet, sur votre compte Facebook ou Twitter, à vos collègues, vos affiliés, vos réseaux et vos amis.
Ce n'est pas la première fois que les autorités turques utilisent les lois anti-terroristes comme prétexte pour réprimer les syndicalistes. L'IE a protesté à de nombreuses occasions contre ces arrestations qui s’inscrivent dans un climat d’injustice inquiétant qui touche principalement les enseignant(e)s, les syndicalistes, les journalistes, les militants politiques et les défenseurs des droits humains qui cherchent à exercer leurs droits fondamentaux.
Le 28 octobre 2011, 25 membres d’Egitim Sen et du KESK ont été condamnés à 6 ans et 5 mois de prison, malgré un important mouvement de mobilisation et de protestation international. En février 2012, ce sont 15 femmes syndicalistes qui ont été arrachées à leur lit pour être menées en prison. Le 25 juin 2012, des actions menées par la police à travers l’ensemble du pays se sont soldées par l’arrestation de 71 dirigeants et militants syndicaux à leur domicile et leurs bureaux, dont Mehmet Bozgeyik, Secrétaire général d’Egitim Sen, et Sakine Eren Yılmaz, Secrétaire aux affaires féminines.
En 2012, la Commission Européenne a exprimé sa préoccupation concernant le système judiciaire turc, en particulier concernant l’accès aux dossiers de l’accusation, l’absence de motivations détaillées des décisions d’arrestation et de détention ainsi que la durée excessive des détentions provisoires. La Commission déplore « l’application large du cadre légal sur le terrorisme et le crime organisé qui conduit à des limitations récurrentes (des droits fondamentaux) ».
Nous demandons la libération immédiate et sans condition de l’ensemble des syndicalistes arrêtés et exhortons les autorités à cesser d’assimiler les syndicalistes à des terroristes aux fins de répression du mouvement syndical ouvrier.
Merci de votre soutien.