Depuis sa création, l’égalité des sexes constitue une des priorités du travail de l’IE sur l’égalité des chances au travail, tout comme dans le cadre de l’éducation. L’IE se considère profondément impliquée dans la défense du droit à l’éducation pour tous et dans la lutte contre l’exploitation des enfants. C’est dans cette optique que l’IE organise des actions spécifiques en faveur des petites filles, trop souvent victimes de la double discrimination d’être une fille et d’être un enfant.
Lors de ses congrès mondiaux, l’IE formule des politiques et des résolutions devant être appliquées jusqu’à leur révision ou leur remplacement lors du congrès mondial suivant, au cours duquel les résultats de ces actions de mise en œuvre des politiques sont évalués. Bien que la notion d'égalité des genres soit considérée à l'IE comme transversale et prise en considération dans l'ensemble des politiques et des pratiques, des résolutions spécifiques concernant les femmes et la perspective des sexes existent. Ces résolutions sont les suivantes: «L’exploitation des enfants» (1995), «Les femmes dans l'éducation et dans les organisations d'enseignants» (1995), «La violence faite aux femmes et aux filles» (1995), «La petite fille» (1998), «Féminisation de la profession enseignante» (1998), «Soutien aux femmes afghanes» (1998), «L’éducation de la petite enfance» (1998), «L’aliénation sociale des enfants due au 'KOBORO-NO-ARE' (stress mental et émotionnel)» (1998), «Féminisation de la profession enseignante» (1998), «Enfants de réfugiés et de demandeurs d’asile» (1998), «Les enfants et la guerre» (1998), «Marche mondiale des femmes en l'an 2000» (1998), «La petite fille» (1998), «Trafic des femmes, des filles et des garçons» (2001) et «Sexes et VIH/sida» (2004).
Au niveau régional, des tables rondes sont organisées dans chaque région de l’IE, afin de développer et de consolider les réseaux de communication entre les groupes de femmes dans les organisations membres de l'IE et assurer la mise en œuvre des résolutions adoptées lors des Congrès mondiaux. Elles rassemblent les représentantes des différentes organisations membres afin de traiter des problèmes spécifiques rencontrés par les femmes dans chaque région. Ces tables rondes doivent avoir lieu au moins une fois dans chaque région entre chaque Congrès international de l'IE (soit tous les trois ans).
L'IE encourage ses organisations membres à faire pression auprès de leurs gouvernements nationaux pour qu'ils ratifient (mais aussi respectent) les nombreux instruments internationaux qui visent à protéger l'égalité des sexes, tels que la Convention des Nations unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) et la Plate-forme d'action de Pékin (BPFA). L'IE encourage également ses organisations membres à intensifier leurs efforts aux niveaux régional, national et international pour la ratification et la complète mise en œuvre des conventions consacrées par la Déclaration de l’OIT sur les principes et droits fondamentaux au travail, incluant les conventions nº100 (sur l'égalité de rémunération), et 111 (sur la discrimination), ainsi que les conventions 156 (sur les travailleuses ayant des responsabilités familiales), 175 (sur le travail à temps partiel), 177 (sur le travail à domicile), et 183 sur la protection de la maternité, et pour un suivi effectif de la discussion générale sur les Conclusions concernant le travail décent et l’économie informelle (2002), et la Résolution de la conférence de l’OIT sur l’égalité des sexes, sur l’égalité des rémunérations et sur la protection de la maternité (2004). La protection des droits des femmes dans le droit international trouve son origine dans la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948, qui s’applique à tous les êtres humains, hommes ou femmes. Le 8 mars étant la Journée internationale de la femme, l’IE organise des activités sur ce thème.
L’IE produit un large éventail de rapports, de communiqués et d’articles sur le sujet. Depuis 1995 et tous les trois ans, le Secrétariat mène une enquête mondiale sur la participation et le statut des femmes dans l’éducation, à destination du Congrès mondial. Il convient de citer les publications suivantes : «Egalité pour tous – Eduquer pour la tolérance» (2004), «Vivre et apprendre ensemble – Rapport de la conférence de Malte» (2002), «Education des filles» (2001), «Femmes et droits humains» (1998), «Les femmes et l’économie» (1998), «La petite fille» (1997), «Education et formation des femmes et des filles, faits et chiffres» (1995), «La violence dans la famille» (1995), «La violence dans les écoles» (1995), «Pratiques rituelles affectant la santé des femmes et des enfants» (1995) et «La dot» (1995).
Dans le cadre de sa campagne conjointe avec l'Internationale des Services Publics (ISP), l'IE a produit un CD-rom en 2005 contenant des ressources de formation sur l'équité salariale pour ses organisations membres. Pour accéder le contenu de cet outil, veuillez visiter: http://www.ei-ie.org/payequity
Etudes: