Colombie

En Colombie, l’IE a continué à exhorter le Président Manuel Santos, et en particulier son Vice-président, à prendre des mesures urgentes pour garantir la sécurité des syndicalistes et leur permettre de mener librement et pacifiquement leurs activités syndicales sans risquer leur vie. L’IE a transmis des informations concernant la poursuite des assassinats d’enseignant(e)s syndicalistes à l’Organisation internationale du Travail, à la Confédération syndicale internationale et aux principales organisations actives dans la défense des droits humains.

Depuis 1995, plus de mille enseignant(e)s syndicalistes ont été tué(e)s en Colombie. Plus de 2 530 d’entre eux/elles ont fait l’objet de menaces, 1 400 ont été déplacé(e)s à l’intérieur du pays, 121 sont maintenu(e)s en détention arbitraire, 76 ont été contraint(e)s de quitter le pays avec leur famille et 72 ont disparu. Malgré le programme de protection promulgué par les autorités colombiennes, les enseignant(e)s et les syndicalistes restent la cible de groupes paramilitaires, d’escadrons démobilisés, de la guérilla armée et des narcotrafiquants.

La FECODE et l’IE ont dénoncé publiquement ces assassinats et ont demandé aux autorités colombiennes de garantir le libre exercice des activités syndicales et de mener toutes les enquêtes nécessaires pour mettre un terme à l’impunité qui caractérise les assassinats d’enseignant(e)s et de syndicalistes. Si la FECODE reconnaît qu’une législation importante a été adoptée en 2010, et plus récemment en 2011, pour protéger la vie des enseignant(e)s syndicalistes, il demeure néanmoins flagrant que les agents de l’Etat ne l’appliquent pas ou ignorent tout simplement son existence.

Par ailleurs, l’IE a intensifié sa campagne pour informer les membres du Parlement européen des répercussions sociales négatives qu’entraînerait la signature d’un éventuel accord de libre-échange entre l’Union européenne et la Colombie.

Campagne de l’IE pour libérer Miguel Ángel Beltran

L’IE a mené une campagne couronnée de succès en soutien à Miguel Ángel Beltrán, un professeur et syndicaliste colombien emprisonné en 2009 en raison de ses critiques de l’ancien gouvernement Uribe et de ses réformes néolibérales des universités publiques. Beltrán a été emprisonné pendant 2 années au cours desquelles il a été soumis à la torture et aux mauvais traitements.

L’IE a mobilisé la solidarité internationale de ses organisations membres afin de mener une campagne en faveur de la libération du Prof. Beltrán. Un appel à l’action a été lancé demandant que des lettres de protestation soient envoyées au gouvernement colombien ; des articles de presse ont été publiés pour suivre les développements du cas Beltrán. Le professeur Beltrán a finalement été libéré le 7 juin 2011 et a déménagé pour l’Argentine avec sa famille.

De plus, lors de la Conférence sur l’enseignement supérieur de septembre 2012 à Buenos Aires, une lettre de solidarité avec le Prof. Beltrán a été signée par tous les participants. La lettre de l’IE cherchait à obtenir la prolongation de l’autorisation pour le Prof. Beltrán de continuer son travail académique actuel hors de Colombie, jusqu’à ce que les autorités puissent offrir des garanties suffisantes pour la protection de sa vie dans son pays d’origine.

La pétition a été couronnée de succès ; le Prof. Beltrán a obtenu une subvention pour continuer ses travaux au Royaume-Uni, avec sa femme et son enfant de 2 ans. Le cas du Prof. Beltrán est un bon exemple illustrant le travail de l’IE en matière de mobilisation de la solidarité internationale et du soutien dans la défense des droits humains et syndicaux.

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