Swaziland

Les employé(e)s de la fonction publique du Swaziland ont entamé une grève le 21 juin pour réclamer une augmentation de salaire de 4,5%, un pourcentage nettement en deçà du taux d’inflation du pays et ne représentant qu’une infime partie de la hausse de salaire de 30% que se sont octroyée les parlementaires swazis. En guise de représailles, outre le licenciement de grévistes, la police anti-émeute et les forces armées ont tenté de les intimider en les passant à tabac, en projetant des gaz lacrymogènes ou en tirant des balles en caoutchouc. Alors que les syndicalistes du secteur public manifestaient pacifiquement, la police a ouvert le feu, faisant plusieurs blessé(e)s dont certain(e)s ont dû être hospitalisé(e)s. Le gouvernement a également procédé au licenciement de centaines d’enseignant(e)s à travers le pays et a notamment limogé l’ensemble de la direction de la Swaziland National Association of Teachers (SNAT). Le Tribunal du travail du Swaziland a, par la suite, jugé ces licenciements comme étant illégaux.

L’IE, la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) et l’Internationale des services publics (ISP) ont lancé une campagne en ligne en partenariat avec LabourStart pour condamner cette répression des enseignant(e)s menée par le gouvernement du Swaziland. Les enseignant(e)s qui avaient été licencié(e)s pour avoir participé au mouvement de grève ont désormais pu réintégrer leurs fonctions, suite à une décision du Roi Mswati III.

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