Depuis la « Révolution du jasmin », l’IE suit de près l’évolution de la situation en Tunisie. Plusieurs signes indiquant une détérioration progressive des libertés individuelles (liberté de la presse, liberté syndicale, droits des femmes, etc.) rendent essentiel le soutien permanent de l’IE à ses deux affiliés, le SGEB et la FGESRS, qui luttent en faveur de l’éducation publique et du renforcement du statut de la profession enseignante. L’absence de tout dialogue social et le non-respect des engagements du gouvernement ont conduit à plusieurs mouvements de grève dans le secteur de l’éducation, au cours du printemps 2012, et ont incité l’IE à adresser un courrier au Ministre de l’Education et au Premier ministre. L’IE a profité de la présence du Président tunisien à l’Assemblée générale de l’OIT en juin dernier pour lui remettre les deux lettres en question et l’exhorter à respecter les engagements pris par son gouvernement.
L’IE appuie également les demandes de ses affiliés concernant la mise en place d’une constitution qui garantisse les droits fondamentaux (sociaux, économiques et des travailleurs), ainsi que la démocratie.
Dans le cadre de son programme de coopération au développement pour les syndicats de la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, l’IE a lancé un projet pour le renforcement des compétences syndicales des dirigeant(e)s provinciaux/ales du SGEB (septembre 2012 - juin 2013). Le syndicat de l’enseignement supérieur FGESRS participera à certaines activités du projet.