L'Internationale de l'Education affirme que l'éducation est un droit humain et un bien public. Il est de la responsabilité de tous les gouvernements d'assurer à l'ensemble des femmes et des hommes, des garçons et des filles, un enseignement public gratuit et de qualité. Ces dernières années, l'IE s'est inquiétée d'une possible extension à l'enseignement des propositions visant un élargissement significatif de la portée et du degré de libéralisation du commerce. L'IE a fait pression pour l'exclusion de l'éducation du champ d'application de l'Accord général sur le commerce des services (AGCS).
L'AGCS est l'un des accords adoptés en 1994 dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), portée sur les fonts baptismaux cette même année. Cet accord multilatéral définit des restrictions sur une large palette de mesures gouvernementales affectant le commerce des services. Il existe des raisons majeures de s'inquiéter, parce que l'AGCS menace gravement des réglementations d'intérêt vital pour le public, y compris en matière d'éducation.
La connaissance et la propriété intellectuelle qu'apporte l'éducation devraient également être mises gratuitement à la disposition de tous. Un nombre croissant de pays juge qu'il est de plus en plus difficile d'obtenir un affranchissement des droits d'auteur et de payer des royalties sur le matériel dont les enseignants et les étudiants ont besoin. L'IE s'inquiète de la même manière du commerce de la propriété intellectuelle, régi par l'Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC).