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Faits & chiffres

La plupart des victimes étaient des enfants, des femmes et des personnes âgées qui n'ont pas pu échapper aux immenses vagues qui ont balayé les milliers de kilomètres de régions côtières des Maldives, du Sri Lanka, du Bangladesh, de l'Inde, du Myanmar, de la Thaïlande, de la Malaisie et de l'Indonésie. Ces raz-de-marée ont détruit pratiquement tout ce qui se trouvait sur leur passage et ont arraché aux autochtones tous les biens qu'ils possédaient.

On estime que ce désastre à l'ampleur sans précédent a touché un million de personnes et leurs moyens de subsistance. D'importantes opérations humanitaires sont en cours d'exécution mais elles mettront plusieurs mois à couvrir l'ensemble des personnes touchées. La reconstruction à long terme de la vie économique, sociale et éducative nécessitera à la fois des personnes compétentes et des ressources. Toutefois, le traumatisme psychologique restera, lui, bien présent pendant longtemps. L'impact réel du tsunami et les pertes réelles qu'il a occasionnées ne seront jamais complètement établis ou compris. D'après les informations disponibles fournies par des sources diverses, le nombre de morts et de blessés dans les pays asiatiques les plus touchés se répartit comme suit

Pays - Morts + Blessés
1. Indonésie - 94,100 + 100,000
2. Sri Lanka - 30,196 + 16,665
3. Inde - 15,160 + NA
4. Thaïlande - 5,104 + 8,457
5. Maldives - 74 + NA
6. Malaisie - 68 + 299
7. Myanmar - 59 + 45
8. Bangladesh - 2 + NA
9. Touristes - 359 + 9,720 (disparus)

Outre les personnes décédées ou blessées, des dizaines de milliers d'autres personnes sont toujours portées disparues.

Les promesses d'aide à l'attention des zones sinistrées ont atteint les 2 milliards de dollars américains. L'un des plus grands élans de solidarité de l'histoire s'est ainsi amorcé mais se voit entravé par le mauvais temps, les infrastructures détruites et une mauvaise logistique. L'aide humanitaire internationale a, en tout cas, contribué à réunir les factions en conflit en Indonésie et au Sri Lanka. En effet, les rebelles indonésiens d'Aceh et les Tamil Tigers sri lankais coopèrent avec leur gouvernement respectif afin d'apporter du secours. Il est à espérer que cette coopération ouvre la voie d'un renforcement de l'unité nationale et de l'établissement de la paix à long terme.

Des rapports circulant font mention de centaines d'écoles détruites et de milliers d'écoliers qui ont été arrachés à la vie ou qui se retrouvent orphelins ou traumatisés. Bon nombre d'enfants des régions dévastées ont, en effet, perdu soit l'un de leurs parents, soit les deux. En outre, certains rapports font état d'un trafic international d'enfants, la plupart du temps orphelins. Les enfants sont les êtres les plus vulnérables aux répercussions de la catastrophe, surtout à la propagation de maladies transmissibles.

Pour le moment, les organisations d'enseignants en Indonésie, au Sri Lanka et, dans une certaine mesure, en Inde, éprouvent des difficultés à communiquer avec leurs unités situées dans les zones sinistrées. Toutefois, l'IE met tout en œuvre pour collecter des informations portant sur : le nombre d'écoles et d'établissements scolaires détruits ainsi que l'ampleur des dégâts ; le nombre d'étudiants, d'enseignants et de membres de leur famille tués ; le nombre d'enseignants actifs dans les opérations humanitaires et le rôle des branches locales des organisations d'enseignants ; le remplacement et la réembauche d'enseignants, etc. Des informations plus concrètes devraient être disponibles dès le rétablissement des services de communication et de transport.

Veuillez consulter les informations les plus à jour recueillies auprès de notre bureau régional Asie Pacifique et de nos syndicats:
- - - - Indonésie
- - - - Sri Lanka
- - - - Inde
- - - - Thailande
- - - - Malaisie
- - - - Bangladesh
- - - - Touristes

L'IE invite toutes ses organisations membres à contribuer activement au Fonds de Solidarité pour venir en aide aux enseignant(e)s touché(e)s et à leur famille