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Indonésie:

En Indonésie, 94 100 habitants ont été déclarés morts. Le tribut à payer risque de s'alourdir étant donné que les sauveteurs atteignent désormais des zones auparavant inaccessibles. Les régions les plus touchées sont la province d'Aceh ainsi que d'autres parties du Sumatra du nord. Dans le district de l'Aceh occidental, seuls 25 % des bâtiments antérieurs au tsunami ont été épargnés par la catastrophe. A Banda Aceh, la capitale d'Aceh, un quart des 400 000 habitants ont trouvé la mort. 30 % de la population totale d'Aceh est touchée et environ 400 000 personnes sont devenues réfugiées.

En raison du taux de mortalité soudainement élevé, l'armée indonésienne a dû recourir à l'utilisation de bulldozers afin de creuser de gigantesques fosses communes et d'y enterrer les corps tous ensemble. Dans certaines régions, l'odeur émanant des corps non identifiables, couverts de décombres et en pleine décomposition est impossible à supporter. Des cas de diarrhée, de choléra, de pneumonie, de gangrène et de rougeole se répandent surtout parmi les enfants. On estime à 35 000 le nombre d'enfants qui se sont retrouvés orphelins ou séparés de leurs parents et qui sont, par conséquent, devenus des proies parfaites pour les trafiquants d'êtres humains. Des rapports anecdotiques affirment, en effet, que plus de 300 enfants ont été victimes d'un trafic qui les a arrachés d'Aceh pour les amener en Malaisie et à Singapour.

Les hôpitaux et les autres unités de soutien médical à Aceh et dans d'autres parties du Sumatra du nord sont en manque d'équipements, de médicaments et de personnel qualifié alors que des milliers de blessés arrivent chaque jour dans leurs services. Les hôpitaux sont surpeuplés et certains ont demandé que les patients soient transportés vers d'autres établissements. Les services de communication et d'électricité dans la plupart des zones touchées n'ont pas encore été rétablis. Dans bon nombre d'endroits, le déplacement par la route est pratiquement impossible en raison de l'effondrement de ponts et de la destruction des routes. Les vols en direction de l'aéroport d'Aceh et d'autres parties du Sumatra du nord comme Medan ont augmenté mais les aéroports ne sont pas à même de gérer cette croissance du trafic. Ainsi, des millions de boîtes contenant du matériel de secours n'ont pas pu être livrées et certaines d'entre elles commencent même à pourrir. Pourtant, de nombreux survivants présentent des signes de traumatisme et nécessitent une aide immédiate.

On estime à presque 500 000 le nombre d'Indonésiens déplacés à cause du tsunami dans la province d'Aceh en Indonésie. Au moins 476 619 personnes sont devenues réfugiées. L'estimation du nombre de morts, dont la quasi-totalité habitait la province d'Aceh, s'élève à 94 200. Le ministre indonésien du Bien-être a annoncé que 58 281 corps avaient été enterrés à Aceh et qu'environ 50 000 autres étaient éparpillés dans les différentes parties de la province. Les derniers rapports faisaient mention de 104 000 tués et de plus de 120 000 portés disparus à Aceh. Aceh a également ressenti de fréquentes répliques même deux semaines après l'arrivée du tsunami. Toutefois, celles-ci n'ont pas provoqué de dommages supplémentaires.

Le pays a également connu deux affrontements entre le GAM (rebelles séparatistes) et l'armée. Il est malheureux que le conflit reprenne même en temps de crise. Cependant, le Président Susilo Bambang Yudhoyono a déclaré que le gouvernement était ouvert à des initiatives de paix avec le GAM afin de mettre un terme au conflit d'Aceh.

Dernières informations sur la situation des établissements scolaires, des enseignant(e)s et des enfants : L'organisation membre de l'IE en Indonésie, le PGRI, possède 50 592 membres dans la province d'Aceh. Il a été annoncé que le bureau du PGRI a été détruit dans l'un des districts et que le Secrétaire de district a été tué. Aucune information n'est parvenue au sujet des dirigeants du PGRI dans les districts et sous-districts. Aucune information n'est disponible pour l'instant.

Au moins 2 000 enseignants sont portés disparus à Aceh et plus de 50 % des établissements scolaires ont été détruits par le tsunami. 140 000 élèves de l'école primaire et 20 000 étudiants de l'enseignement secondaire n'ont désormais plus de lieu d'instruction. D'après les données initiales du Directeur général de l'enseignement primaire et secondaire au ministère de l'Éducation nationale, 914 écoles primaires, 155 écoles d'enseignement secondaire inférieur, 67 écoles d'enseignement secondaire supérieur et 15 écoles d'enseignement professionnel ont été dévastées. En raison du manque d'établissements, le gouvernement projette de monter 2 000 tentes et de déployer environ 1 000 enseignants de la province Sumatra du nord et des régions avoisinantes afin de dispenser les activités éducatives d'urgence. Les écoles d'urgence seront mises en place dans 95 endroits à proximité des camps de réfugiés.

Il a été annoncé que le tsunami a provoqué la mort de 103 professeurs de l'Université de SYAH KUALA (la plus grande université d'Aceh) alors que 92 autres sont toujours portés disparus. L'université craint donc d'avoir perdu environ 195 professeurs, ainsi que plus d'un million d'étudiants universitaires (tués et disparus confondus). Les habitations de 200 professeurs ont également été complètement détruites et 144 enfants de professeurs sont morts ou toujours portés disparus.

The Global Union Federations, chaired by EI, sent a letter to the Indonesian President expressing concern for the restrictions imposed on travel in Aceh. Presently, any travel to outside Banda Aceh city require military escort. Such restrictions may impede both the assessment of the devastation caused to the education services in outlying rural areas and the delivery of aid.

L'IE invite toutes ses organisations membres à contribuer activement au Fonds de Solidarité pour venir en aide aux enseignant(e)s touché(e)s et à leur famille