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L’IE publie un rapport sur la manière dont le monde académique perçoit le processus de Bologne

L’Internationale de l’Education vient de publier un rapport intitulé « Enhancing Quality – Academics’ Perceptions of the Bologna Process », spécialement conçu pour être distribué lors de la Conférence anniversaire du processus de Bologne, qui se déroulera à Budapest et à Vienne en mars 2010.

Le rapport présente les conclusions d’une étude menée avec l’aide de 34 syndicats représentant le personnel de l’enseignement supérieur dans 26 pays européens. Il analyse la manière dont les enseignants ont perçu la mise en œuvre et l’impact du processus de Bologne dans les différents pays au cours de la période de référence 2005-2009, la façon dont le processus les a affectés en particulier et une appréciation d’autres réformes mises en œuvre parallèlement au processus de Bologne, qui influencent également la vie quotidienne et les conditions de travail des enseignants. Parmi les nombreuses constatations de l’étude, on peut observer que les milieux académiques sont clairement d’avis qu’il reste encore beaucoup à faire pour parvenir à la mise en œuvre correcte et complète du processus de Bologne dans la majorité des pays représentés dans l’étude, tandis que pour un grand nombre de syndicats ayant répondu à l’enquête, l’impact du processus de Bologne a été généralement positif dans leurs pays respectifs, quand bien même un certain nombre d’entre eux juge que l’impact a été plus ou moins neutre. Par ailleurs, une conséquence directe du processus de Bologne est la hausse évidente du travail administratif des enseignants. Le processus s’est également accompagné d’une détérioration de la rémunération du personnel enseignant, ainsi que d’une tendance à la dégradation des conditions d’enseignement et de recherche dans les pays d’Europe centrale et orientale et des conditions d’enseignement en Europe occidentale. Pour le personnel enseignant, l’amélioration des conditions de travail, d’enseignement et de recherche est une condition préalable indispensable à la réussite du processus de Bologne. La participation et l’implication des enseignants dans la mise en œuvre du processus de Bologne ont été jugées généralement faibles tant au niveau national qu’institutionnel et, en même temps, préjudiciables à la mise en œuvre du processus dans son ensemble. L’étude a également observé d’autres tendances qui se sont dessinées et influencent le manque de participation des enseignants au cours de la période de référence 2005-2009 et des milieux académiques au niveau européen. En particulier, les deux lignes d’action relatives à l’assurance qualité et à la mobilité ont été considérées comme des exemples de mauvaises et de bonnes pratiques, respectivement. La perception de l’avenir du processus de Bologne par les enseignants est détaillée dans la dernière partie de l’étude. Selon le rapport, les enseignants ont une vision positive de l’avenir du processus et le perçoivent comme un signe de qualité et comme une opportunité de créer un marché du travail académique. Même s’ils pensent que l’organisation du processus peut être globalement améliorée, ils considèrent également, pour la plupart, qu’il est possible que le processus s’étende à d’autres continents en dehors de l’Europe, ce qui permettrait d’améliorer la comparabilité entre les continents et de créer de nouvelles opportunités pour les étudiants et les enseignants. Pour télécharger une copie du rapport au format pdf, cliquez sur le lien ci-dessous.

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