Espagne: les éducateurs/trices souhaitent rétablir les droits des travailleurs/euses

A la suite de son dernier Congrès, qui s’est tenu le week-end dernier à Madrid, et avec un Bureau exécutif nouvellement élu, le syndicat d’enseignants espagnol FE.CC.OO a décidé d’aborder les quatre prochaines années sous la ligne directrice « Transformer grâce à l’éducation ».

Le pouvoir de transformation de l’éducation, de même que la participation active des enseignant(e)s à la définition de la politique éducative en Espagne, ont résidé au cœur des discussions, des débats et des séances plénières du 12e Congrès de la FE.CC.OO, un affilié de l’Internationale de l’Education (IE).

Pour Francisco García Suárez, réélu Secrétaire général par les délégué(e)s, « les éducatrices et éducateurs sont essentiels pour faire de l’éducation un outil de transformation sociale ». Il a en outre présenté le plan d’action du syndicat pour les prochaines années. Ce plan entend rétablir les droits des travailleurs/euses et de bonnes conditions de travail pour les enseignant(e)s en Espagne, après près de dix ans de coupes budgétaires dans ce secteur. Le syndicat continuera également d’exiger l’abrogation de la « Loi organique pour l’amélioration de la qualité de l’éducation en Espagne » (LOMCE), peu appréciée par les éducateurs/trices en raison des mesures d’austérité implicites et de la tendance à la privatisation qu’elle prévoit.

Un séminaire international, auquel ont assisté des participant(e)s provenant de plus de 20 pays, dont David Edwards, Secrétaire général adjoint de l'IE, et Lily Eskelsen García, de la National Education Association (NEA), a été organisé dans le cadre du Congrès. Eskelsen García y a présenté son livre, intitulé « Rabble Rousers: Fearless Fighters for Social Justice » (non traduit en français) et fut rejointe par d’éminent(e)s défenseurs/euses espagnol(e)s des droits humains, tels que le juge Baltasar Garzón et l’ancienne députée Cristina Almeida.

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