L’accroissement des charges de travail a des conséquences néfastes pour les enseignants écossais

La combinaison des réductions de personnel, de la révision du programme et des changements majeurs au système d'évaluation a entraîné une usure croissante des enseignants, selon une enquête menée par l'Institut écossais pour l’éducation (EIS).

Le rapport, publié par l'Institut écossais pour l’éducation (EIS), révèle que, au fur et à mesure que les enseignants commencent à souffrir de dépression, une baisse de la qualité d’apprentissage des élèves est constatée. Neuf enseignants sur dix estiment que leur charge de travail a augmenté au cours de la dernière année, et plus de la moitié des personnes interrogées ne recommandent pas de faire carrière dans l’enseignement.

Le sondage a été publié alors que les normes dans les écoles écossaises continuent de diminuer, même si le secrétaire à l'éducation John Swinney prépare de nouvelles réformes.

"Les résultats indiquent que les pressions sur les enseignants sont excessives et en augmentation. 87 pour cent des répondants ont indiqué que leur charge de travail a augmenté au cours de la dernière année – et environ un tiers de tous les répondants indiquent que leur charge de travail a considérablement augmenté", a déclaré Larry Flanagan, secrétaire général de l'EIS. "Une autre cause importante de préoccupation, compte tenu des problèmes de recrutement d’enseignants à travers le pays, est que moins de la moitié des personnes interrogées recommanderaient actuellement l'enseignement en tant que choix de carrière - ce qui est bien pire que dans notre sondage précédent".

Larry Flanagan a exprimé sa préoccupation quant à l’augmentation du sentiment d’insatisfaction au sein de la profession, qui est passé  de 10 à  19 pour cent, ce qui montre que la pression sur les enseignants est «excessive et en augmentation».

Se pose aussi la question de la rémunération des enseignants, qui diminue également depuis plus d'une décennie.  Selon Larry Flanagan, les salaires sont maintenant inférieurs de 16 pour cent en termes réels à ceux de 2003. Si la problématique des niveaux de salaire n’est pas abordée rapidement, le syndicat pense que ses membres organiseront des actions collectives, ce qui mettrait l’année 2018-2019 en péril.

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