Halte à la violence sexiste dans le monde du travail!

A la 63e session de la Commission de la condition de la femme de l’ONU, des syndicalistes femmes et leurs alliées féministes mènent la campagne pour l’adoption d’une convention de l’Organisation internationale du Travail.

 

Une délégation de l’Internationale de l’Education (IE), composée de seize dirigeantes et représentantes de six pays, participe actuellement à la première semaine de la 63e session de la Commission de la condition de la femme de l’ONU (UNCSW63) à New York City. Le thème prioritaire de l’UNCSW63 est « Systèmes de protection sociale, accès aux services publics et infrastructures durables pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles ».

Le thème prioritaire de cette année étant d’une telle importance pour les syndicats, il n’est pas surprenant que la délégation syndicale élargie comprenne un nombre sans précédent de 177 femmes de 42 pays!

Une déclaration syndicale mondiale conjointe souligne les principales priorités pour lesquelles les déléguées syndicales font pression afin de les inclure dans les conclusions concertées de 2019, qui constituent le document final annuel des négociations de l’UNCSW.

Lors de l’événement parallèle des fédérations syndicales mondiales, des oratrices représentant un certain nombre de syndicats ont été rejoints par des alliées de la société civile du Centre for Women’s Global Leadership (CWGL) et d’ActionAid International pour lancer un appel en faveur d’un instrument contraignant de l’Organisation internationale du Travail(OIT) sur la violence sexiste dans le monde du travail. Les négociations dans le cadre de ce processus se déroulent également à Genève cette semaine, où le groupe des travailleur·euse·s est sous la direction influente de Marie Clarke Walker, Secrétaire-trésorière du Congrès du travail du Canada.

Dans son allocution d’ouverture lors de l’événement des fédérations syndicales internationales, Dianne Woloschuk, membre du Bureau exécutif de l’IE et Présidente du Comité de la condition féminine de l’IE, a déclaré: « Nous avons besoin d’un instrument contraignant de l’OIT visant à mettre fin à la violence à laquelle les travailleurs de l’éducation sont confrontés dans leurs écoles, et non d’armes entre les mains des enseignants ! »

S’appuyant sur des données compilées par une organisation membre de l’IE, la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (CTF/FCE), Dianne a souligné que, selon la juridiction, entre 47 % et 94 % des enseignant·e·s déclarent avoir été eux-mêmes victimes de violence ou témoins d’incidents de violence au travail. Elle a également pris note de la fusilladequi a eu lieu cette semaine dans une école à Sao Paulo, au Brésil: sept personnes ont été tuées, dont un agent de soutien à l’éducation.

Une convention et une recommandation de l’OIT sur la violence sexiste dans le monde du travail sont essentielles pour que les écoles restent des sanctuaires sûrs pour les éducateur·rice·s et les apprenant·e·s.

Cliquez ici pour suivre la première expérience d’une enseignante à l’UNCSW.