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Swaziland: Les syndicats réclament la démocratie maintenant

Les syndicalistes enseignant(e)s du monde entier ont trouvé peu de motifs de réjouissance à propos du Swaziland, alors que ce dernier célèbre le Jour de l’indépendance, le 6 septembre, par une série de violations des libertés fondamentales et des droits des travailleurs/euses.

En revanche, les syndicats d’enseignants du Swaziland – la dernière monarchie absolue de l’Afrique subsaharienne – ont souscrit aux appels pour une semaine mondiale d’action en faveur du Swaziland, du 5 au 9 septembre.

 Au Swaziland même, des manifestations de masse se dérouleront dans cinq villes et les syndicats du pays demandent aux syndicalistes du monde entier de les soutenir en faisant pression sur leurs gouvernements respectifs afin qu’ils prennent des mesures contre les autorités swazies.

 La Swaziland National Association of Teachers (SNAT), membre de l’IE, est au premier plan de la lutte contre le gouvernement en place et appelle à la fin de la dictature, qui lui a fait subir une répression violente et a arrêté plusieurs de ses dirigeant(e)s.

Le 24 août, plusieurs dirigeant(e)s de syndicats d’étudiants ont été arrêté(e)s arbitrairement et détenu(e)s illégalement à la suite d’une manifestation pacifique contre le maintien de la fermeture de l’Université du Swaziland. Les jeunes manifestant(e)s sont toujours détenu(e)s dans des prisons swazies.

La SNAT a lancé une pétition officielle appelant la communauté internationale à « identifier et à geler les avoirs détenus par l’élite au pouvoir et investis aux Etats-Unis, qui résultent d’un pillage orchestré depuis des années ». La SNAT accuse le monarque absolu du pays, le roi Mswati III, de corruption et de mauvaise gestion des ressources nationales.

La SNAT a rejoint d’autres syndicats swazis pour réclamer que les gouvernements qui entretiennent des relations étroites avec le Swaziland, comme la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, l’Afrique du Sud et l’Union européenne désavouent le gouvernement swazi, lequel a annoncé récemment un gel national des salaires. Cette mesure a contraint les enseignant(e)s et d’autres manifestant(e)s partisan(e)s de la démocratie à descendre dans la rue pour réclamer des réformes globales.

Le Secrétaire général de la SNAT, Muzikayise Mhlanga, a déclaré: « Alors que nous devons accepter des baisses de salaires, les hommes politiques se sont octroyé de coquettes hausses de salaires, se garantissant des primes de départ rondelettes à l’issue de leur mandat de cinq ans, par le biais de l’infamante Circulaire n°1 ».

M. Mhlanga a instamment invité les pays ayant des ambassades au Swaziland à « organiser un piquet de grève au moins une fois par semaine jusqu’à ce que le peuple du Swaziland soit libre ».

Il a ensuite lancé un appel à tou(te)s les syndicalistes afin qu’ils « fassent pression sur la monarchie en inondant les cabinets du roi et du Premier ministre de lettres réclamant l’introduction d’une démocratie multipartite ».

L’IE appelle le gouvernement du Swaziland à se conformer pleinement aux normes de l’Organisation internationale du Travail, qui garantissent aux enseignant(e)s et aux travailleurs/euses de l’éducation le droit à la liberté syndicale, ainsi que le droit d’organisation et de négociation collective.

La déclaration des syndicats swazis (en anglais) appelant à soutenir leur semaine d’action peut être consultée ici

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