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Taïwan : le syndicat de l’éducation met en lumière les conditions inégales alors qu’il fait campagne pour une éducation de qualité

Le gouvernement taïwanais élargit le fossé social et encourage la privatisation du secteur de l’éducation de la petite enfance (EPE). C’est ce qu’indique la National Teachers’ Association (NTA) dans son résumé annuel.

Les autorités publiques soutiennent l’anglais comme deuxième langue (ESL) à Taïwan, selon la politique bilingue de 2030 de la NTA. Selon cette politique, le ministère de l’Éducation étend l’enseignement de l’anglais langue seconde à l’EPE de manière non obligatoire, en permettant aux établissements privés d’EPE de proposer des cours bilingues coûteux sur des sujets spécifiques, à la demi-journée, voire à la journée. La NTA souligne que cela entraîne d’énormes profits pour les institutions d’EPE à but lucratif et les éducateur·trice·s.
 
La NTA a réaffirmé son engagement en faveur de l’enseignement public à tous les niveaux et considère que l’enseignement de l’anglais langue seconde dans l’EPE est une initiative du gouvernement visant à privatiser secrètement l’éducation. Il a également souligné la nécessité de disposer d’enseignant·e·s d’anglais et de mandarin qualifiés et de garantir le temps et les ressources nécessaires pour que les enfants puissent apprendre et jouer, plutôt que de se contenter de mémoriser du vocabulaire étranger.
 
Enseignement supérieur : plaidoyer pour des conditions de travail et de vie décentes
 
Les enseignant·e·s atypiques dans le secteur de l’enseignement supérieur, à savoir les enseignant·e·s contractuel·le·s, les enseignant·e·s à temps partiel, ainsi que les professeur∙e∙s adjoint∙e∙s, sont devenu·e·s monnaie courante, a fait valoir la NTA dans son magazine.
 
Près de 90 % du personnel des écoles privées et 20 % de celui des écoles publiques sont employés dans des conditions de travail inéquitables, associées à un manque de protection juridique, a souligné le syndicat.
 
Cela a entraîné la perte d’enseignant·e·s et de chercheur·euse·s hautement qualifié·e·s, ce qui rend une carrière dans l’enseignement supérieur peu attrayante, a déclaré le syndicat. Il a ajouté que cela porte atteinte aux conditions de travail de la profession de l’éducation dans son ensemble. Il soutient les enseignant·e·s de l’enseignement supérieur, défendant les conditions de travail décentes qu’il·elle·s méritent et leur apportant l’aide nécessaire en termes d’organisation et de préparation d’actions syndicales.