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Internationale de l'Education
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Honduras: Mobilisation pour le respect des droits fondamentaux des enseignant(e)s

Publié 13 août 2012 Mis à jour 13 août 2012

La Federación de Organizaciones Magisteriales de Honduras (FOMH) s'est mobilisée pour la défense du travail des enseignant(e)s, de leur sécurité sociale et de l'éducation publique au Honduras.

Les organisations membres de la FOMH et de l'IE - COLPROSUMAH, COPEMH, COPRUMH et PRICPHMA - exigent de manière conjointe l'abrogation de la Loi de l'Institut national de prévoyance de l'enseignement (IMPREMA).

De plus, elles réclament le versement de salaires impayés aux enseignant(e)s depuis 2008.

Des protestations et des propositions

La Loi de l'Institut national de prévoyance de l'enseignement n'a pas fait l'objet de consultations auprès des syndicats de l'éducation. Elle est entrée en vigueur en janvier 2012, en dépit des vives protestations de la profession enseignante. Celle-ci indique que la loi révoque des droits anciennement acquis.

Cette loi est anticonstitutionnelle « parce qu'elle réduit et dénature les droits garantis par la Constitution au personnel enseignant en matière de sécurité sociale » a expliqué Gloria Ondina, membre du Comité exécutif du Primer Colegio Profesional Hondureño de Maestros(PRICPHMA).

Les points controversés de la loi sont, entre autres, l'augmentation de l'âge de la pré-retraite et le calcul de la retraite sur la base des 120, voire des 180, derniers salaires, au lieu des 36 derniers salaires.

Un projet de loi alternatif de la la FOMH renforce le système de retraite des enseignant(e)s hondurien(ne)s, en préservant les droits acquis. Toutefois, ce projet de loi de la FOMH a été déclaré anticonstitutionnel.

Le Président du Colegio de Profesores de Educación Media de Honduras(COPEMH), Oscar Recarte, a affirmé que la déclaration selon laquelle le projet de loi alternatif était anticonstitutionnel « n'était pas une décision juridique, mais une décision purement politique ».

Après le refus du Conseil constitutionnel, la FOMH a décidé de présenter un projet de loi au Congrès national. Elle a également décidé de recourir à des organes de défense des droits humains, tels que la Cour interaméricaine des droits de l'homme.

Des mobilisations programmées

La FOMH a mobilisé trois départements: Atlantida, Comayagua et Copan. Il y a également eu des manifestations dans les départements de Yoro, Lempira et La Paz.

Les manifestations auxquelles la FOMH a appelé se sont poursuivies la semaine dernière dans les neuf autres départements. Selon les dirigeants de la FOMH, ces actions avaient pour but de conduire à des mobilisations régionales et à une grève nationale.

Les manifestations étaient organisées de façon à inclure parents et élèves.

La solidarité de l'IE

L'IE dénonce la réduction des droits relatifs à la sécurité sociale dans le monde. Cela se produit dans un contexte où certains gouvernements tentent de considérer les droits à la protection sociale comme dépenses publiques, et de les réduire pour faire des économies.

Il convient de rappeler aux gouvernements que la sécurité sociale, les soins de santé et les services éducatifs font partie intégrante de sociétés démocratiques et sont essentiels à la croissance économique.

L'IE exprime sa solidarité vis-à-vis des enseignant(e)s hondurien(ne)s, dans le cadre de leur défense des droits sociaux et des droits fondamentaux des travailleurs/euses, nécessaires au renforcement de la profession enseignante, et par extension, de l'éducation publique.