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Kenya: un coup dur pour Bridge International Academies

Au Kenya, dix écoles appartenant à l'edubusiness Bridge International Academies devront fermer leurs portes en raison du faible niveau d'éducation.

 

Une Haute Cour du Kenya a confirmé la décision de fermer 10 des 12 établissements de Bridge International Academies (BIA) dans la ville de Busia, à l'ouest du Kenya, en raison du faible niveau de l'éducation. Cette décision est un autre coup dur pour la chaîne d’éducation à vocation commerciale qui a déjà dû fermer des écoles en Ouganda pour les mêmes raisons. La décision détermine que les enfants concernés devront être transférés dans des écoles publiques à la fin de la période scolaire en cours.

Le conseil d'éducation du comté de la ville de Busia a décidé en novembre dernier de fermer les écoles BIA pour non-respect des normes d'éducation de base. Dans ses recommandations, le Conseil a souligné le fait que les écoles n'emploient pas des enseignant(e)s qualifié(e)s. Le rapport souligne également le manque de gestionnaires et d'installations appropriées et contient par ailleurs une évaluation des incidences environnementales.

Le Kenya national Union of Teachers (KNUT), affilié à l'Internationale de l'éducation, a écrit une lettre officielle au Ministre de l'éducation, lui demandant instamment de « prendre des mesures avec effet immédiat concernant ces écoles illégales et scandaleuses », de mandater les conseils de l'éducation du comté pour vérifier la qualité de l'enseignement proposé par les établissements de BiA et de les fermer en cas de non-conformité.

Le syndicat demande au Ministre de ne pas oublier sa promesse d’action concernant BIA - une promesse faite aux citoyen(ne)s kenyan(e)s lorsqu’il a initié fin 2016 le rapport du KNUT sur les établissements BiA. « Nous attendons du Secrétaire de Cabinet pour l'éducation qu’il contre ces écoles illégales et scandaleuses avec effet immédiat en les fermant. C’est la seule chose à faire », a déclaré Wilson Sossion, Secrétaire général de la KNUT.

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