Resolución sobre Trabajo Infantil

Le 6ème Congrès mondial de l'Internationale de l'Education (IE), réuni au Cap, en Afrique du Sud, du 22 au 26 juillet 2011:

1. Rappelle:

a. La Déclaration universelle des droits de l'homme qui stipule que chacun devrait avoir droit à l'instruction obligatoire gratuite, au moins au niveau primaire et fondamental;

b. La Convention relative aux droits de l'enfant qui établit le droit de l'enfant d'être protégé contre l'exploitation économique et de n'être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à sa santé ou à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social;

c. La Convention 138 et la Recommandation 146 de l'OIT sur l'âge minimum d'admission à l'emploi (1973), qui stipule que l'âge minimum d'admission à l'emploi ne devra pas être inférieur à l'âge auquel cesse la scolarité obligatoire, ni en tout cas à quinze ans;

d. La Convention 182 et la Recommandation de l'OIT sur les pires formes de travail des enfants (1999), qui établit l'élimination des pires formes de travail des enfants comme une priorité;

e. Les objectifs de l'Education pour Tous (Jomtien 1990, puis Dakar 2000) qui visent la réalisation de l'enseignement fondamental universel pour tous à l'horizon 2015 et qui présentent l'éducation comme un droit humain fondamental ;

f. Les Objectifs du Millénaire pour le développement (2000) qui ont pour but l'élimination de la pauvreté par le biais de cibles quantifiables, parmi lesquelles un objectif spécifique relatif à l'éducation (objectif n°2: assurer l'enseignement primaire universel) et plusieurs autres qui sont directement liés à l'éducation ou qui affectent le droit à l'éducation (notamment l'objectif n°3: égalité des sexes);

g. La feuille de route de la Haye en vue de l’élimination des pires formes de travail des enfants d’ici 2016 (2010), qui indique que 215 millions de filles et de garçons sont astreints au travail et ne bénéficient d’aucune éducation;

h. Les paragraphes 9 et 10 de la Résolution du Congrès de la CSI sur les droits fondamentaux des travailleurs/euses (Vancouver, 2010);

2. Rappelle les remarques formulées par l'ancien Directeur général de l'OIT, Michel Hansenne:"L'enfance est une période dans la vie qui devrait être consacrée à l'éducation et à la formation, non au travail; par sa nature et par les conditions de travail dans lesquelles il se fait, le travail des enfants compromet la possibilité qu'ont les enfants de devenir des adultes productifs et utiles dans la société; finalement, le recours au travail des enfants n'est pas inévitable, et le progrès vers son élimination s'avère possible partout où il y a la volonté politique de s'y opposer avec détermination";

3. Fait remarquer que malgré la prise de conscience croissante et les actions de plus en plus nombreuses contre cette forme scandaleuse d'exploitation des plus vulnérables de la société, le travail des enfants continue d'exister sous de nombreuses formes, y compris le travail forcé;

4. Observe que le travail des enfants et le manque de travail décent pour les adultes sont étroitement liés;

5. Note que le travail des enfants et l'absence d'écoles ou d'une éducation de qualité suffisante sont étroitement liés ;

6. Fait remarquer que la dimension de genre du travail des enfants n'est toujours pas bien abordée, étant donné que le travail des filles est souvent de nature cachée (travail domestique, agriculture, prostitution, petits services et artisanat) et en-dehors de la définition courante de “travail” (défini principalement en termes économiques).

7. Note que les objectifs de l'Education pour Tous ne peuvent être atteints lorsque l’on se concentre uniquement sur les pires formes du travail des enfants;

8. Reconnaît l'évidence absolue que l'éducation est l'un des facteurs les plus significatifs pour empêcher et éliminer le travail des enfants et pour briser le cycle de la pauvreté;

9. Reconnaît le rôle spécifique des mères instruites dans la prévention du travail des enfants et dans la scolarisation des enfants, en particulier des filles;

10. Reconnaît que l'élimination du travail des enfants et l'amélioration de la qualité de l'éducation sont fortement interconnectées  - la première ne se produira pas sans la seconde - et que les enseignant(e)s, les éducateurs/trices et leurs organisations ont une contribution essentielle et particulière à faire pour éliminer le travail des enfants, tout comme les hommes et femmes politiques, les responsables gouvernementaux, les employeurs et les institutions financières internationales;

11. Reconnaît le rôle crucial des syndicats d'enseignants pour atteindre les écoles, les élèves, les parents et leurs communautés par le biais de leurs membres; les enseignant(e)s et les autres travailleurs/euses de l'éducation étant d'importants défenseurs des enfants et de leurs droits, ainsi que des partenaires essentiels pour une éducation de qualité;

12. Condamne les gouvernements qui ne légifèrent pas totalement ou qui n'agissent pas fermement contre le travail des enfants, et les employeurs qui exploitent les enfants pour augmenter leurs profits;

13. Condamne les gouvernements qui ne mettent pas en place une éducation fondamentale universelle de qualité ou qui ne mettent pas en vigueur une législation sur la fréquentation scolaire;

14. Condamne les gouvernements des pays riches qui échouent à fournir un financement aux pays en développement désireux de réaliser les objectifs de l'EPT;

15. Salue les mesures croissantes prises en faveur de l'élimination du travail des enfants par l'OIT, les agences des Nations Unies, la CSI et les Fédérations syndicales internationales qui y sont affiliées, ainsi que par des ONG, et s'engage à œuvrer en partenariat avec elles;

16. Salue le travail déjà effectué par de nombreux affiliés de l'IE contre le travail des enfants;




Le Congrès décide que l'Internationale de l'Education:

17. Œuvrera de manière continue et proactive en faveur de l'élimination du travail des enfants et de l'offre d'une éducation de qualité; qu'elle encouragera, soutiendra et coordonnera la participation active de tous les affiliés; qu'elle fournira les outils à mettre en œuvre et qu'elle disséminera le matériel et les bonnes pratiques parmi les syndicats et leurs membres,

18. dans le but

a. d’empêcher que davantage d'enfants ne soient mis au travail;
b. de retirer du travail les enfants travailleurs et de leur dispenser une éducation efficace et de qualité;

19. Se concentrera sur les domaines stratégiques suivants:

a. l'opposition aux politiques économiques et sociales qui engendrent ou perpétuent le travail des enfants; notamment en précarisant la situation des parents.

b. une législation complète et une mise en vigueur efficace; avec des sanctions possibles pour les parents qui profitent du travail des enfants et une aide disponible pour les familles les plus désavantagées.

c. l'intégration des préoccupations relatives au travail des enfants dans les politiques éducatives nationales;

d. une politique éducative complète émanant des gouvernements et les ressources en vue de dispenser des services d'éducation de la petite enfance et un enseignement primaire obligatoire gratuits, universels et de qualité, ainsi qu'un enseignement secondaire, des services d'éducation spéciale et de transition, et un enseignement technique et supérieur;

e. une formation, un statut et des conditions de travail améliorés pour les enseignant(e)s et les personnels de soutien;

f. un soutien aux familles en termes de revenus et des opportunités d'emploi pour les parents;

g. l'inclusion de la dimension de genre dans toutes les actions;

h. la création de programmes passerelles intensifs qui permettent aux enfants qui ont raté l'entrée en 1ère année, selon leur âge, de rattraper leurs pairs et d'être intégrés dans un enseignement formel à plein temps.

Le Congrès appelle les organisations membres à

20. Exercer des pressions sur leurs gouvernements respectifs dans les pays développés pour qu'ils affectent au moins 0,7% de leur PNB à l'aide au développement, et qu'ils consacrent une somme sensiblement supérieure à cette assistance au développement et à l'amélioration de l'enseignement primaire public;

21. Adopter des politiques spécifiques et un programme d'action sur le travail des enfants, et offrir du soutien aux syndicats des pays en développement désireux de s'occuper de cette problématique;

22. Coopérer avec l'Internationale de l'Education et, à travers elle, avec la CSI, l'OIT, l'UNICEF et l'UNESCO, et avec d'autres syndicats, centrales syndicales et organisations non-gouvernementales, au niveau national, afin d'éliminer le travail des enfants à l'échelle nationale, régionale et internationale;
El 6º Congreso Mundial de la Internacional de la Educación, reunido en Ciudad del Cabo, Sudáfrica, del 22 al 26 julio 2011:

1. Llama la atención sobre:

a. la Declaración sobre los Derechos Humanos de la ONU, que establece que toda persona ha de tener derecho a una educación gratuita y obligatoria durante, al menos, las fases elemental y básica;

b. el Convenio sobre los Derechos del Niño, que establece el derecho de los niños a ser protegidos contra toda explotación económica y contra el desempeño de cualquier trabajo que pueda ser peligroso o entorpecer su educación, o que sea nocivo para la salud o para su desarrollo físico, mental, espiritual, moral o social;

c. el Convenio 138 de la OIT y su Recomendación 146 sobre la edad mínima de admisión al empleo (1973), que estipula que la edad mínima para acceder al empleo no deberá ser inferior a la edad en que cesa la obligación escolar, o en todo caso, a los 15 años;

d. el Convenio 182 de la OIT y la Recomendación sobre la prohibición de las peores formas de trabajo infantil (1999), que establece como prioridad la eliminación de las mismas;

e. los objetivos de Educación Para Todos (Jomtien 1990, seguido por Dakar 2000), que pretende conseguir la educación básica universal para todos en 2015 y que confirma la educación como un derecho humano básico;

f. los Objetivos de desarrollo del milenio (2000) centrados en la erradicación de la pobreza mediante objetivos cuantificables, uno de cuyos objetivos específicos tiene que ver con la educación (objetivo 2: educación primaria universal) y otros están directamente relacionados con la educación o afectan al derecho a la misma (entre ellos, el 3: igualdad de género);

g. la Hoja de ruta de La Haya para lograr la eliminación de las peores formas de trabajo infantil hacia 2016 (2010). que declara que todavía hay 215 millones de niños y niñas que se encuentran en situación de trabajo infantil y que no pueden acceder a la educación;

h. los párrafos 9 y 10 de la Resolución de los Derechos Fundamentales de los trabajadores del congreso de 2010 de la CSI de Vancouver;

2. llama la atención sobre los comentarios del anterior Director General de la OIT, Michael Hansenne:"La niñez es una etapa de la vida que debería dedicarse no al trabajo, sino a la educación y a la formación; el trabajo infantil, por su propia naturaleza y por las condiciones en las que se lleva a cabo, pone a menudo en peligro el potencial de los niños de convertirse en adultos productivos y útiles para la sociedad; por último, el uso de mano de obra infantil no es inevitable, y el avance hacia su erradicación es posible siempre que exista la voluntad política de oponerse al mismo con verdadera determinación";

3. observa que, pese a la creciente concienciación y a las acciones contra este escandaloso modo de explotación de los miembros más vulnerables de nuestra sociedad, el trabajo infantil sigue existiendo de muchas formas, incluida la del trabajo forzado;

4. observa la estrecha relación existente entre el trabajo infantil y la falta de trabajo digno para los adultos;

5. observa la estrecha relación existente entre el trabajo infantil y la ausencia de escuelas o de una educación de suficiente calidad;

6. observa que la dimensión en términos de género del trabajo infantil todavía no se ha abordado bien, puesto que el trabajo infantil de las niñas a menudo tiene una naturaleza oculta (trabajo doméstico, agricultura, prostitución, pequeños servicios y artesanía) y queda fuera de la definición habitual de “trabajo” (que básicamente se define en términos económicos);

7. observa que los objetivos de Educación Para Todos no podrán alcanzarse nunca si únicamente se centran en las peores formas de trabajo infantil;

8. acepta la abrumadora evidencia de que la educación es uno de los factores más importantes para la prevención y eliminación del trabajo infantil y para romper el ciclo de la pobreza;

9. acepta el papel específico que desempeñan las madres educadas en la prevención del trabajo infantil y la escolarización de sus hijos, especialmente de las niñas;

10. reconoce que eliminar el trabajo infantil y mejorar la calidad de la educación son dos factores estrechamente entrelazados (el primero no puede ocurrir sin el segundo) y que los docentes, educadores y sus organizaciones realizan una aportación especial y de importancia crítica en pro de la eliminación del trabajo infantil, al igual que los políticos, los representantes de las administraciones públicas, los empresarios y las instituciones financieras internacionales;

11. reconoce el papel crucial que desempeñan los sindicatos de la educación para acceder a las escuelas, los alumnos, los padres y sus comunidades a través de sus miembros, al ser los docentes y demás profesionales de la educación importantes defensores de los niños y de sus derechos, así como socios básicos para una educación de calidad;

12. condena a los gobiernos que no han legislado de forma exhaustiva o que no actúan de forma enérgica contra el trabajo infantil y a las empresas que explotan a los niños para aumentar sus beneficios;

13. condena a los gobiernos que no están ofreciendo una educación básica universal y de calidad para todos y que no hacen cumplir la legislación vigente relativa a la asistencia a los centros escolares;

14. condena a los gobiernos de los países ricos que no proporcionan fondos a los países en vías de desarrollo que están dispuestos a alcanzar los objetivos de EPT;

15. acoge con entusiasmo las cada vez más numerosas acciones que se están emprendiendo para eliminar el trabajo infantil por parte de la OIT, las agencias de la ONU, la CSI y las FSI, así como las ONG, y se compromete a trabajar conjuntamente con ellas;

16. acoge con entusiasmo las labores contra el trabajo infantil que ya están llevando a cabo muchas de las organizaciones afiliadas a la IE.

El Congreso determina que la Internacional de la Educación:

17. trabajará de forma continua y proactiva para lograr la erradicación del trabajo infantil y en defensa de la educación de calidad, y fomentará, apoyará y coordinará la participación activa de todas sus organizaciones afiliadas con tales fines; proporcionará diversas herramientas y difundirá materiales y buenas prácticas entre los sindicatos y sus miembros,

18. con el objetivo de
a. evitar que más niños se conviertan en trabajadores infantiles;
b. conseguir que los que actualmente están trabajando dejen de hacerlo, y proporcionarles una educación eficaz y de calidad;

19. se centrará en las siguientes áreas estratégicas:
a. oposición a las políticas económicas y sociales que causen o que perpetúen el trabajo infantil; especialmente en situación precaria de los padres.
b. legislación exhaustiva y aplicación eficaz de la misma; con sanciones posibles para los padres que utilizan el trabajo infantil y una ayuda indicada para las familias más perjudicadas;  
c. integrar las preocupaciones relativas al trabajo infantil en las políticas nacionales de educación;
d. una política educativa del gobierno exhaustiva y los recursos necesarios para proporcionar servicios de calidad, universales y gratuitos para la primera infancia, escolarización primaria y secundaria obligatorias, y servicios educativos integradores de transición y especiales, así como educación profesional y superior; una mejor formación, estatus y condiciones laborales para los docentes y el personal de apoyo;
e. apoyo económico para las familias y oportunidades de empleo para los padres;
f. inclusión de la dimensión relativa al género en todas las acciones;
g. creación de formas de educación intensiva mediante las que los niños que no pudieran acceder al primer curso de educación conforme a su edad puedan ponerse al día con sus compañeros e integrarse en la educación formal con dedicación plena.

El Congreso solicita a sus organizaciones miembros que:

20. presionen a sus gobiernos respectivos en los países desarrollados para que dediquen al menos el 0,7% de su PNB para apoyar el desarrollo y que dediquen una cantidad notablemente superior de dicha ayuda al desarrollo y mejora de la educación primaria pública;

21. adopten políticas y programas de acción específicos sobre el trabajo infantil, y que apoyen a los sindicatos de los países en vías de desarrollo que deseen abordar este tema;

22. cooperen con la Internacional de la Educación y, a través de ella, con la CSI, OIT, UNICEF y UNESCO, y con otros sindicatos, centros sindicales y organizaciones no gubernamentales de su país para erradicar el trabajo infantil a nivel nacional, regional e internacional;

23. aborden e insten a todos los gobiernos para que ratifiquen los tratados internacionales relativos al trabajo infantil;

24. divulguen los datos relativos al trabajo infantil a los miembros de sus sindicatos y al público general para potenciar su concienciación y despertar a la opinión pública con respecto de este tema;

25. hagan campaña a favor de conseguir los recursos necesarios para ampliar la educación pública, lo que abarca la prestación de servicios para la primera infancia, las escuelas, educación de transición y especial y formación profesional, todos ellos de calidad, para garantizar el acceso a la educación para todos;

26. preparen materiales docentes apropiados para cada edad que pueden emplearse en las escuelas tanto de los países desarrollados como de los que se encuentran en vías de desarrollo y que aborden los problemas relativos al trabajo infantil para los estudiantes en riesgo de convertirse en trabajadores infantiles y para quienes son consumidores de productos producidos por mano de obra infantil;

27. desarrollen estrategias específicas para las niñas y mujeres que tomen también en consideración los beneficios sociales y económicos específicos de los que pueden beneficiarse los países que cuentan con madres que hayan tenido acceso a la educación;

28. promuevan una formación de calidad para los docentes y un desarrollo interno que permita a los enseñantes satisfacer las necesidades, diversas y especiales, de los niños, especialmente de los más desfavorecidos, los que se encuentran en mayor riesgo de convertirse en trabajadores infantiles (niños en zonas de conflicto, en regiones con una elevada prevalencia del HIV/SIDA, minorías étnicas, etc) y los que ya han formado parte del mercado laboral;

29. desarrollen estrategias para supervisar la no matriculación, falta de asistencia y abandono escolar y su relación con la propagación del trabajo infantil; y empleen dicha información para trabajar con los padres y las comunidades locales para que entiendan el valor de la educación y los costes que supone el trabajo infantil y se les anime a participar en los servicios locales a favor de la primera infancia y las escuelas en las decisiones sobre la educación de sus propios hijos;

30. presionen a los gobiernos para que adopten y ejecuten las legislaciones pertinentes sobre la asistencia a la escuela y las inspecciones en estas;

31. presionen junto con los demás sindicatos para conseguir unas condiciones de trabajo dignas para los adultos y con las organizaciones no gubernamentales para poner en marcha programas integrados para familias de escasos recursos cuyos hijos sean o exista el riesgo de que se conviertan en trabajadores infantiles, lo que incluye servicios sanitarios, comidas para los niños que asistan a centros para la primera infancia o a las escuelas, a programas de educación para adultos, de formación profesional y de empleo, y el apoyo económico para las familias;

32. creen redes regionales de intercambio de información, comenten el problema del trabajo infantil periódicamente y emprendan acciones concertadas para su erradicación.

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