Children's Rights

TRASH

Droits de l’enfant

Introduction

 Afin de promouvoir la protection et le respect des droits de l’enfant, l’IE mène une campagne globale destinée à encourager la participation active de toutes ses organisations membres et produire des résultats mesurables. L’IE coopère étroitement dans ce domaine avec la Confédération syndicale internationale (CSI), l’Organisation internationale du Travail (OIT), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), ainsi qu’avec d’autres Fédérations syndicales mondiales (FSI) comme l’UITA et l’IBB, diverses centrales et syndicats nationaux, et plusieurs organisations non gouvernementales telles que la Marche mondiale contre le travail des enfants et la Campagne Stop Child Labour

Politique

Les différents Congrès mondiaux de l’IE ont adopté toute une série de résolutions en lien avec l’élimination du travail des enfants : Résolution sur le travail des enfants (2011), Résolution sur le VIH/sida (2004), Résolution sur le trafic des femmes, des filles et des garçons (2001), Résolution sur les droits de l’enfant (1998), Résolution sur les enfants de réfugiés et demandeurs d’asile (1998), Résolution sur la petite fille (1998) et Résolution sur le travail des enfants (1995).

L’élimination du travail des enfants nécessite une mobilisation importante et une utilisation efficace des fonds disponibles. L’IE encourage ses organisations membres à faire pression sur leurs gouvernements respectifs afin qu’ils consacrent au moins 0,7 % de leur PIB à l’aide publique au développement et augmentent les montants consacrés à la lutte contre le travail des enfants, notamment au travers du développement et de l’amélioration de l’éducation publique de qualité. L’IE encourage également ses membres à faire pression sur leurs gouvernements afin qu’ils ratifient les Conventions 138 et 182 de l’OIT portant respectivement sur l’âge minimum d’admission à l’emploi (1973) et les pires formes de travail des enfants (1999).

Outre un large éventail de mesures ciblées destinées à éliminer le travail des enfants, il conviendrait de définir un programme complet dans ce domaine, basé notamment sur l’engagement à étendre l’éducation publique – notamment en ce qui concerne l’éducation de la petite enfance, les établissements scolaires, l’enseignement spécial et de transition, de même que l’enseignement professionnel – afin de réaliser l’objectif de l’éducation pour toutes et tous. A cet égard, un volume important de ressources complémentaires devra être mis à disposition, provenant à la fois des fonds nationaux et de l’aide publique au développement.

L’IE plaide également en faveur d’une formation initiale et continue de qualité pour les enseignant(e)s, afin de leur donner les moyens de répondre à la diversité et à la spécificité des besoins des enfants, en particulier les plus défavorisés, les plus exposés au travail des enfants et les anciens enfants-travailleurs.

Activités

L’éducation est un outil essentiel pour éliminer le travail des enfants et l’IE estime qu’il appartient en priorité aux autorités nationales d’assurer la réintégration des enfants-travailleurs au système éducatif formel.

Les organisations membres de l’IE participent depuis bon nombre d’années au Programme pour l’élimination du travail des enfants (IPEC) mis en place par l’Organisation internationale du Travail (OIT). En janvier 2012, l’IE a noué un partenariat de 2 ans avec l’OIT-IPEC. La principale composante de ce programme consiste à mobiliser les organisations membres de l’IE en vue de les faire participer aux divers programmes centrés sur la prévention du travail des enfants et la promotion des opportunités éducatives pour chacun d’entre eux.

Afin d’optimiser au maximum le soutien apporté par les syndicats d’enseignants et leurs membres à l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, l’IE et l’OIT-IPEC ont décidé que l’IE se chargerait de développer des ressources pour le plaidoyer et de proposer aux syndicats d’enseignants et à leurs membres des activités leur permettant de soutenir les initiatives mises en œuvre pour éliminer le travail des enfants et célébrer cette journée mondiale.

Les organisations membres de l’IE sont invitées à mener des actions en prévision de la Journée mondiale contre le travail des enfants, afin de mieux sensibiliser leurs affiliés et le grand public. L’objectif de l’IE consiste à élargir la portée de la campagne en augmentant le nombre de ses membres qui y participent chaque année et en multipliant les activités de campagne menées par les membres participants expérimentés. En 2012, les organisations membres de l’IE au Bénin, au Cambodge, en Colombie, en Haïti, en Indonésie et en Ouganda ont bénéficié d’une aide pour organiser des ateliers nationaux consacrés au travail des enfants. En 2013, les syndicats d’enseignants en Côte d’Ivoire, aux îles Fidji, au Liban, au Mali et en Turquie ont, eux aussi, reçu un soutien de l’IE pour organiser des ateliers nationaux. Ces ateliers visaient à atteindre les objectifs suivants :

  • Adopter des politiques et des programmes d’activités pour éliminer le travail des enfants et réaliser le droit à l’éducation pour toutes et tous.

  • Avoir une meilleure connaissance de la situation du travail des enfants dans le pays et rechercher des moyens permettant aux syndicats d’enseignants de contribuer à l’élimination de ce fléau en poursuivant la coopération avec l’OIT-IPEC et d’autres organisations actives dans ce domaine.

  • Mieux comprendre les projets gouvernementaux pour l’élimination des pires formes de travail des enfants, ainsi que les actions de l’OIT-IPEC, les programmes nationaux de l’OIT pour le travail décent et les actions menées par certaines organisations de la société civile dans le pays.

  • Examiner le matériel didactique et de formation élaboré par l’IE et en faire usage dans le cadre des actions de lutte contre le travail des enfants, afin d’évaluer son efficacité et y apporter éventuellement les modifications nécessaires pour l’adapter au contexte national.

  • Préparer des actions spécifiques pour marquer la Journée mondiale contre le travail des enfants (12 juin).

Des activités sur le terrain sont organisées via les organisations membres de l’IE pour sensibiliser les communautés où le travail des enfants demeure une pratique courante, afin d’encourager les parents à envoyer leurs enfants à l’école. En Europe, les affiliés travaillent avec des ONG en vue de faire pression pour l’élimination du travail des enfants.

Au travers de sa participation au Groupe de travail mondial pour l’Education pour tous et l’élimination du travail des enfants, l’IE, aux côtés des délégations nationales, des institutions des Nations Unies et de diverses organisations syndicales et de la société civile, a contribué à l’adoption de la Feuille de route historique de La Haye pour l’élimination des pires formes de travail des enfants. Cette Feuille de route met en exergue l’éducation en tant que stratégie prioritaire pour combattre le travail des enfants.

Journée mondiale contre le travail des enfants

Chaque année, le 12 juin, l’Internationale de l’Education et ses organisations membres à travers le monde célèbrent la Journée mondiale contre le travail des enfants. Cet événement offre une excellente occasion de mettre en lumière l’étendue mondiale de ce fléau et de sensibiliser l’opinion publique à la situation des millions d’enfants qui travaillent dans le monde. Pour l’IE et ses syndicats d’enseignants affiliés, la Journée mondiale contre le travail des enfants représente également une opportunité de réitérer que chaque enfant a droit à une éducation publique de qualité et gratuite. L’OIT a lancé cette première journée mondiale en 2012 pour attirer l’attention sur la situation des enfants mis au travail et servir de catalyseur au mouvement mondial contre le travail des enfants, en plein essor.

 

 

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