Haldis Holst, secrétaire générale adjointe de l’Internationale de l’Éducation, prend sa retraite après des décennies passées à défendre le droit à l’éducation et les droits des enseignant·e·s
Au cours d’une remarquable carrière de plus de quarante ans, Haldis Holst n’a eu de cesse de plaider en faveur du droit fondamental à l’éducation et des droits des éducateur∙trice∙s, tant dans son pays natal, la Norvège, qu’à travers le monde. La dirigeante de l’Internationale de l’Éducation (IE) quitte ainsi une organisation et un mouvement qu’elle a contribué à renforcer et à faire progresser.

De ses débuts au niveau local au sommet du mouvement syndical mondial de l’éducation
Holst a suivi des études d’anglais et d’éducation physique et a obtenu son diplôme d’enseignante en 1983. Elle a commencé sa carrière dans un petit village de pêcheurs du nord de la Norvège, en enseignant dans le primaire et le secondaire. Elle s’est très tôt investie dans son syndicat, où elle est devenue représentante avant de gravir les échelons jusqu’à accéder à des fonctions dirigeantes au sein de l’Union of Education Norway.
Elle a ensuite représenté les enseignant·e·s norvégien·ne·s au Comité syndical européen de l’éducation, puis au Bureau exécutif de l’IE. Holst a été vice-présidente de l’IE de 2009 à 2012, suit à quoi elle a rejoint le secrétariat en tant que secrétaire générale adjointe.
Elle a siégé aux conseils d’administration de plusieurs organisations et initiatives importantes, notamment celui du Partenariat mondial pour l’éducation, de la Campagne mondiale de lutte contre le travail des enfants, du Centre européen Wergeland, ainsi qu’au Comité directeur Objectifs de développement durable-Éducation 2030.

Figure féministe inspirante et défenseuse de l’équité
Holst a brisé le plafond de verre et inspiré d’innombrables femmes en Norvège et dans le monde entier à occuper des postes de direction dans leurs écoles et leurs syndicats. Tout au long de sa carrière, elle a été une ardente promotrice de l’égalité des genres sous toutes ses formes, qu’il s’agisse de l’accès des filles à l’éducation ou de la possibilité pour les femmes d’exercer des responsabilités dans les écoles, les syndicats et la société en général.
À la tête des travaux sur l’équité de l’IE, Haldis Holst a inlassablement défendu la justice sociale et l’équité partout et pour tout le monde, en particulier les plus vulnérables.
Forte de sa vaste expérience et de sa détermination, elle a accompagné de jeunes syndicalistes et instauré au sein de l’organisation une culture du militantisme persévérant, incitant chacun·e à ne jamais se décourager et à continuer d’avancer.

« Les mots manquent inévitablement pour faire honneur aux décennies de travail acharné que Haldis a consacré aux enseignantes et enseignants, aux élèves, aux syndicalistes et aux activistes, ainsi qu’à la justice sociale en Norvège et dans le monde. Elle nous lègue de nombreuses victoires, de précieux progrès et une immense sagesse. Du fond du cœur, nous remercions Haldis pour son leadership, sa passion et sa compassion. L’ensemble de notre mouvement lui est profondément reconnaissant », a déclaré David Edwards, secrétaire général de l’Internationale de l’Éducation.