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Le Groupement « Global Unions » exige l’arrêt des négociations sur l’ACS

Publié 14 octobre 2016 Mis à jour 17 octobre 2016

A la suite de la divulgation de nouveaux documents révélant les détails de l’Accord secret sur le commerce des services, six fédérations syndicales internationales appellent à l’arrêt immédiat des négociations.

L’Internationale de l’Education (IE), l’Internationale des Services Publics, la Fédération syndicale européenne des services publics, l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes, la Fédération internationale des ouvriers du transport et UNI appellent conjointement tous les pays participant aux négociations à immédiatement rendre publiques leur position et leurs exigences vis-à-vis des autres pays, tels que les Etats-Unis, le Japon, la Turquie, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, et à organiser des consultations nationales avec les partenaires sociaux et la société civile.

Cet appel fait suite à la divulgation par Wikileaks de documents mettant au jour la portée globale des objectifs de déréglementation et les attaques à l’encontre de la gouvernance démocratique. L’Union européenne tente de prendre le contrôle de chaque niveau de gouvernance des pays partenaires, des municipalités aux autorités nationales. D’après les informations qui ont filtré, l’Union Européenne (UE) exige au sein même de l’accord commercial que les autres parties prenantes de l’Accord sur le commerce des services (ACS) s’engagent à libéraliser leurs services publics.

« Ces divulgations révèlent très clairement la tournure dangereuse que prennent ces négociations sur l’ACS. Il est tout simplement inacceptable que les citoyennes et citoyens et la société civile soient toujours obligés de compter sur des fuites pour se faire une idée de la configuration que prennent ces négociations », a déploré Fred van Leeuwen, le Secrétaire général de l’IE. « Il est scandaleux de la part de l’UE de demander aux autres parties de l’ACS de s’engager à libéraliser le secteur de l’éducation, notamment dans les pays en développement où les systèmes d’éducation publique ne sont toujours pas clairement établis, ou lorsque les tentatives de privatisation se sont soldées par un échec probant. »

Retardées depuis 2013, les négociations visant à finaliser l’accord commercial d’ici la fin 2016 vont reprendre lundi 17 octobre à Washington – ce à quoi les syndicats s’opposent. Les fédérations exhortent leurs organisations membres à l’échelle nationale à contacter leurs gouvernements afin d’exiger d’eux qu’ils ne bradent pas les droits souverains et démocratiques des autres pays, ou qu’ils ne les privent pas de leurs droits.

Cliquez ici(en anglais) pour consulter le communiqué de presse dans son intégralité.